La nouvelle variante COVID « Eris » trouvée dans 36 pays, dont Israël

Une nouvelle variante du coronavirus, désignée sous le nom de EG.5.1 et surnommée « Eris » par les virologues, fait des ravages à travers le monde. Détectée pour la première fois en mars, cette variante a rapidement gagné du terrain, touchant 36 pays à ce jour. Parmi eux, Israël compte au moins 18 cas confirmés de cette variante. Les experts de la santé tirent la sonnette d’alarme alors que la variante Eris se propage rapidement et devient plus répandue, notamment au Royaume-Uni où les hospitalisations liées au COVID-19 sont en hausse.

Selon les données d’Outbreak.info, un site qui compile des informations sur le SRAS-CoV-2, jusqu’au 24 juillet, pas moins de 2 442 séquences de la variante EG.5.1 ont été identifiées à travers le monde. L’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a commencé à surveiller cette variante en juillet en raison d’une augmentation des signalements internationaux, en particulier en Asie. Le taux d’EG.5.1 parmi les cas génétiquement séquencés du nouveau coronavirus a augmenté de manière significative. Au cours de la semaine débutant le 10 juillet, il représentait 11,8 % des cas, et ce pourcentage est passé à 14,55 % au 20 juillet.

Le Royaume-Uni a particulièrement été touché par la montée en puissance de la variante Eris. Les hospitalisations dues au COVID-19 continuent d’augmenter, et les responsables de la santé britanniques sont préoccupés par la situation. Cependant, ils tiennent à souligner que les niveaux d’admission à l’hôpital restent relativement bas, et il n’y a pas encore de pic similaire dans les admissions aux soins intensifs.

La propagation rapide de la variante Eris n’est pas unique au Royaume-Uni. D’autres pays, dont le Japon et les États-Unis, font également face à une augmentation des cas de COVID-19. Au Japon, les cas ont augmenté pendant 17 semaines consécutives, tandis qu’aux États-Unis, la variante EG.5 est la principale souche virale responsable de 17,3 % des cas.

Toutefois, les experts en santé publique expriment des préoccupations quant à la diminution des tests et du séquençage du virus à l’approche de l’automne. Christina Pagel, professeur de recherche opérationnelle à l’University College de Londres, insiste sur la nécessité de maintenir et d’augmenter les pratiques de surveillance, notamment la surveillance des eaux usées, pour mieux détecter et suivre de nouvelles variantes. Le taux de séquençage mondial est critiqué pour sa lenteur, ce qui limite la capacité à anticiper l’évolution des souches virales et à adapter rapidement les stratégies de lutte.

La variante Eris EG.5.1, considérée comme une fille de XBB.1.9.2 avec des mutations spécifiques, suscite des inquiétudes quant à l’automne à venir. Avec l’immunité réduite après un été relativement calme dans l’hémisphère nord et la réouverture des écoles, il est probable que les infections augmentent. Les experts appellent donc les États membres à maintenir et renforcer les infrastructures de lutte contre la COVID-19, notamment la surveillance et la notification des variantes, la fourniture de soins cliniques précoces, les rappels de vaccins pour les groupes à haut risque, l’amélioration de la ventilation et la communication continue.

En somme, la variante Eris EG.5.1 représente une nouvelle menace dans la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19. La surveillance continue, le séquençage génétique et les mesures de prévention restent essentiels pour faire face à l’évolution du virus et protéger la santé publique.

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joseph

Surtout, pas d’Ivermectine ni de plaquenil
Restez chez vous, prenez du paracétamol, et attendez d’étouffer..

Alain

Oui, on sait, il y a toujours des centaines de millions de doses de produit expérimental à fourguer.