Haftara Ki Tetsé: “L’Éternité d’Israël” avec Rony Akrich et David Sabbah

Guitel Benishay mis à jour le 28. 08.2020

Le chapitre 54, présente la conséquence des événements pour Jérusalem, en ces jours-là.

Jérusalem est considérée comme stérile et désolée, ayant rejeté celui qui était venu pour être son mari ; mais maintenant, par la grâce qui a fait de l’Éternel sa justice, elle est appelée à élargir le lieu de sa tente, et à étendre les tentures de ses tabernacles.

Cette grâce, en effet, compte comme étant ses enfants tous ceux qui ont été rassemblés pendant le temps de sa désolation.

Pendant un petit moment, Dieu l’avait traitée comme une femme délaissée; mais maintenant, avec une bonté éternelle, il la console.

 

 

Cette haftara se trouve être la cinquième des haftaroth de consolation avant Rosh Hashana.

Conformément  aux semaines précédentes où nous avons  donné un aperçu des biographies de ShaoulHamelekh, de David Hamelekh, nous aborderons aujourd’hui l’histoire du roi le plus réputé par sa sagesse.

DAVID avait donc épousé de nombreuses femmes et il possédait également de nombreuses concubines ce qui a fait dire à un savant talmudiste qu’il était le père de 400 enfants ! L’aîné de ses fils fut Amnon.

Le trône aurait dû revenir à l’aîné des garçons du roi mais, à cause du viol perpétré par Amnon sur la personne de sa sœur Tamar [1],   raison suffisante pour qu’Avshalom,  demi-frère d’Amnon,  tua celui-ci pour venger l’honneur de sa sœur.

Abshalom, pour sa part, se constitue en ennemi de son père David et souhaite le tuer tant et si bien qu’il se fait assassiner par Joab. Adonyahou fils de Haguit pense que le trône lui revient de droit et se fait proclamer roi par Evyatar le cohen et par Yoav.

Les bruits de cette « intronisation » parviennent aux oreilles du souverain mourant  et, Salomon est oint par le cohen Tsadok, le prophète Nathan et un officier de la garde de David du nom de Bénayahou.

Vers la fin de sa vie, le vieux roi n’arrivait plus à se réchauffer et l’on fit venir auprès de lui une jeune-fille très belle et experte en remèdes naturels.

Elle fut sa dernière épouse mais n’eut pas commerce avec elle. Etant très belle, Adonyahou pensa qu’il allait pouvoir l’épouser après la mort de son père David.

Puis, il supplia Salomon de lui pardonner sa forfanterie mais le nouveau roi donna des ordres pour qu’il fût tué. David, âgé de 70 ans, avait régné 40 ans durant.

Le vœu le plus cher de David était de construire une « demeure » pour le Saint béni soit-IL, mais, parce qu’il fut un grand guerrier et qu’il versa beaucoup de sang,  cette tâche incomba à Salomon.

Celui-ci ne demanda à D.  que de lui octroyer la sagesse et le discernement pour pouvoir diriger son peuple et mener à bien son rôle.

Le Saint béni soit-IL  lui fit don de toutes sortes de sciences, entre autres, le don de comprendre le langage de tous les animaux et de comprendre toutes les langues étrangères et IL lui donna la richesse.

Il entreprit de construire le Temple à Jérusalem. Cette construction dura sept années. Le roi fit venir des bois de cèdre précieux du Liban et il envoya sa flotte vers l’Extrême-Orient pour en faire venir des animaux rares, des denrées et des matériaux précieux.

Salomon, suscita l’admiration de tous et sa renommée traversa les frontières.  Le roi hérita sans doute de son père un goût prononcé pour la gent féminine.

Pour de soi-disant raisons diplomatiques, il épousa tout d’abord la fille du roi d’Egypte. Puis, il épousa bien d’autres femmes toutes idolâtres et leur permit d’ériger des sanctuaires abritant des idoles de toutes sortes.

La Reine de Saba, intriguée par ce souverain que tous flattaient se dirigea vers la Judée et séjourna à Jérusalem dans le palais du Roi Salomon dont la splendeur était contée dans toutes les contrées.

Pris au piège par la beauté surprenante de la Reine d’Ethiopie, Salomon épousa cette souveraine provoquant la jalousie de ses autres épouses. Cependant, la reine Makeda tomba enceinte et mit au monde un fils du nom de Ménélik.

Nous ne nous étendrons pas trop sur ce récit pour l’heure. Makeda embrassa la foi d’Abraham, Isaac et Jacob et retourna dans son pays d’origine avec des hommes susceptibles d’enseigner la foi d’Israël à Ménélik pour la propager en Ethiopie.

Salomon avait épousé 700 femmes et avait également 300 concubines. Il sut garder la paix au sein de son royaume mais il leva, vers la fin de son règne de trop lourds impôts pour ce peuple qui avait su participer de grand cœur aux frais de construction du Temple mais qui se trouvait beaucoup trop pressuré par des charges financières trop lourdes pour lui.

Cependant, Salomon, trop faible de caractère pour résister et sévir contre l’idolâtrie se répandant beaucoup trop en Judée, céda à ses multiples épouses et concubines et, alluma de l’encens sur des autels « étrangers ».

Donnant à penser qu’il ne s’opposait pas à ces cultes. Ceci provoqua la colère divine contre Salomon.

D. promit à Salomon de ne pas effriter son royaume tant qu’il serait en vie mais que la royauté serait arrachée des mains de Roboam son fils.

Roboam sera à l’origine du schisme qui va donner naissance aux deux royaumes d’Israël et de Juda.

Salomon a laissé des œuvres littéraires ou poétiques contenues dans les Hagiographes : Mishlé ou Proverbes de Salomon, Shir HaShirim ou Cantique des Cantiques, Kohelet ou l’Ecclésiaste, Une partie des poésies qu’il écrivit fut inclue dans les Psaumes de David.

C-E REBOUH

[1] Fille de Maaca. Elle n’était que la demi-sœur d’Amnon ( par le père)  et elle était sœur de père et de mère d’Abshalom

 

Résumé de la paracha

Nous retrouvons dans notre Paracha 74 des 613 commandements que chaque juif doit observer. Le texte décrit d’abord les lois de la « belle captive », celles de l’héritage du premier né, du fils rebelle, de l’enterrement et du respect du défunt, puis celles relatives à la restitution des objets trouvés, au renvoi de la mère d’oisillons trouvés, au devoir d’ériger un parapet pour prévenir tout chute d’un toit, ainsi que les différents croisements interdits (entre espèces végétales ou animales différentes).

Nous trouvons aussi la description des procédures judiciaires et des sanctions applicables dans le cas d’adultère, de viol et de séduction d’une jeune fille non mariée, ainsi que celles sanctionnant un mari qui accuserait injustement son épouse d’infidélité.

La Paracha se conclut sur le fameux passage « Zakhor » (« Souviens-toi »), qui nous demande de nous rappeler de l’attaque sauvage qu’Amalek a déclenché à l’encontre du peuple d’Israël, sans motif apparent, sinon la haine d’Hachem et du juif.

 

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