En 2016, et pour la troisième année consécutive, les prix à la consommation ont baissé en Israël.

L’inflation en Israël affiche un repli de 0,2% en 2016, après un recul de 1% en 2015 et de 0,2% en 2014. Ces chiffres sont sans appel : Israël a sombré dans une spirale déflationniste que les économistes caractérisent par une baisse générale et durable des prix.

Le phénomène de la déflation commence donc à faire peur en Israël : en effet, il incite les ménages et les entreprises à retarder toute dépense ou investissement, ce qui freine la croissance, rogne les revenus et plombe l’activité économique. Autrement dit, la déflation est un cercle vicieux dont il va devenir compliqué de sortir pour l’économie israélienne.

ALIMENTATION ET TRANSPORTS D’ABORD

En tête des postes de consommation qui ont baissé en 2016, figure l’alimentation : son prix moyen a baissé de 1,5% en 2016. Certaines composantes ont même vu leurs prix carrément chuter, comme les légumes frais dont le prix a reculé de plus de 10%.

Même recul des prix enregistré au poste “viande, volaille et poisson” : il a connu une baisse de 4,2% en 2016.

Côté transports, 2016 a été aussi une année de baisse de prix. Le tarif des transports en commun a chuté de 12,5% alors que le prix des voitures particulières a baissé de 3%.

COMMUNICATIONS AUSSI

Autre poste qui a vu ses prix baisser en 2016 : les télécoms. Le prix des services de téléphonie, internet et articles de télécom, a reculé de 2,7%.

Les voyages à l’étranger (avions et dépenses locales) aussi ont vu leurs prix reculer en 2016 : – 4,2%.

Le tassement des prix en 2016 est aussi constaté au poste de l’habillement (- 1,7%), ainsi qu’à celui de l’ameublement (- 2,4%).

QUELQUES HAUSSES DE PRIX

Certes, certains prix ont augmenté en 2016. C’est ainsi que l’indice du logement a augmenté de 8,1%, ce qui contredit les déclarations du gouvernement concernant le changement de tendance des prix sur le marché de l’immobilier.

D’autres postes ont connu une hausse de leurs prix, même si celle-ci est restée modérée, comme les services de santé (+ 0,8%) et les dépenses d’éducation (+ 1,3%).

À QUI LA FAUTE ?

Plusieurs facteurs peuvent expliquer le recul des prix constaté en 2016. Premier responsable : le shekel trop fort qui rend les produits importés moins chers pour le consommateur israélien.

Ensuite, la poursuite de l’ouverture à la concurrence : celle-ci s’est traduite par une baisse des prix dans des secteurs comme l’alimentation et les télécoms.

Enfin, certains prix fixés et contrôlés par le gouvernement ont baissé, comme les transports en commun, contribuant à la baisse générale de l’indice des prix de 2016.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

Israël Valley

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schlomo

économiquement faux
la baisse des prix en Israël, même durable n’est pas synonyme de déflation. Techniquement la déflation est la baisse généralisée des prix mais aussi des revenus, ce qui renchérit la dette, ce qui oblige à liquider des actifs, ce qui conduit à une chute du prix des actifs financiers et immobiliers, ce qui bloque l’investissement, accroît le chômage donc baisse les revenus… c’est donc une spirale généralisée de baisse sur les biens et services mais aussi les revenus, la croissance les investissements, le crédit, les actifs… Rien de tel en Israël me semble-t-il !
quant à l’indice des prix, inclut-il les loyers ? Il faudra donc s’inquiéter si le PIB recule faute d’investissement et si le crédit se fait rare, nous en sommes loin. En revanche, il faut s’interroger sur les effets de cette baisse des prix : hausse du pouvoir d’achat et stimulation de la consommation des ménages, baisse des prix à la production et réduction des marges des entreprises, captation de ces gains par la rente foncière…

serge027

Pour ce qui est de l’immobilier le public et le gouvernement font fausse route. Il ne faut pas que les prix de l’immobilier baissent, car cela entrainerait une chute mécanique des ventes: pourquoi acheter 100 aujourd’hui ce que je pourrais avoir pour 90 demain. C’est d’une logique imparable! En revanche il faut construire des logements bon marchés, type HLM pour pouvoir offrir des logements aux jeunes couples, aux économiquement faibles…Ce n’est pas la même chose.
Pour ce qui est des prix à la consommation, pour les produits courants une baisse des prix améliorera le pouvoir d’achat des consommateurs et ne pourra être que bénéfique. Je ne vais pas attendre que le prix baisse pour acheter le beefsteak que je vais manger à midi!

yacotito

curieux ! ce n’est pas ce que les politiques souhaitaient ? en particulier Koulanou ?
En effet, cette baisse soulage le consommateur après une hausse ininterrompue des articles de base.
En Israel, les produits de premiere necessité sont plus cher qu’ailleurs ce qui plonge beaucoup de menages dans la precarité.