Frappes israéliennes de batteries de missiles en Syrie.

L’armée israélienne a annoncé avoir riposté à un « missile sol-air » syrien qui visait, selon elle, une installation nucléaire jugée secrète.

L’armée israélienne a annoncé tôt ce jeudi 22 avril matin avoir mené des frappes sur la Syrie après un tir de missile depuis ce pays ayant atterri, selon elle, dans le désert du Néguev (sud) à proximité d’une installation nucléaire israélienne jugée secrète. «Un missile sol-air identifié comme provenant de la Syrie est tombé dans le Néguev. En représailles, l’armée israélienne a frappé la batterie depuis laquelle le missile a été lancé et d’autres batteries syriennes de missiles sol-air», a indiqué l’armée israélienne dans un bref message.

Selon l’agence officielle syrienne Sana, l’armée israélienne a lancé des missiles depuis le plateau du Golan «vers des positions dans les environs de Damas». «Notre batterie de défense antiaérienne a intercepté des missiles et fait chuter la majorité d’entre eux dans cette agression qui a causé des blessures à quatre soldats et causé quelques dégâts matériels», a ajouté l’agence syrienne, citant une source militaire locale. D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les frappes israéliennes ont «détruit» des batteries de défense antiaériennes à Dmeir, une ville située à 40 km au nord-est de la capitale syrienne Damas, où seraient entreposées des armes appartenant à des milices pro-iraniennes.

Plus tôt dans la nuit, l’armée israélienne avait indiqué que les sirènes prévenant d’attaques potentielles avaient retenti près du village bédouin d’Abu Qrenat, situé à quelques kilomètres de la centrale de Dimona.

100 à 300 ogives nucléaires?

Israël n’a jamais reconnu disposer d’un arsenal nucléaire, mais des experts étrangers, s’appuyant en particulier sur le témoignage du technicien nucléaire israélien Mordechai Vanunu, affirment que l’État hébreu dispose de 100 à 300 ogives nucléaires. Depuis le déclenchement en 2011 de la guerre en Syrie, l’État hébreu y a mené des centaines de frappes contre des positions du pouvoir syrien et de ses alliés, les troupes iraniennes et des combattants du Hezbollah libanais.

Israël dit ainsi chercher à éviter que son principal ennemi, l’Iran, parvienne à s’implanter en Syrie, pays limitrophe de l’État hébreu. Si l’armée israélienne a mené des centaines de frappes en Syrie, elle n’a que rarement reconnu publiquement ces frappes. Aussi, des tirs depuis la Syrie ont pour la plupart été interceptés par le bouclier antimissile israélien «Dôme de fer», sans se rendre jusque dans le Sud israélien, et à proximité d’installations stratégiques. Ce tir de missile depuis la Syrie intervient dans le cadre de vives tensions entre Israël et l’Iran qui a promis il y a dix jours de se «venger» après le sabotage de son usine d’enrichissement d’uranium de Natanz imputé à l’État hébreu.

Israël, ouvertement hostile à un retour à l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 dont les États-Unis sous Trump s’étaient désengagés, n’a pas confirmé son implication dans le sabotage de Natanz, intervenu alors que des efforts diplomatiques ont lieu à Vienne pour remettre sur les rails l’accord sur le nucléaire iranien. Mais selon le New York Times, qui a cité des responsables requérant l’anonymat au sein des renseignements israéliens et américains, Israël a bien «joué un rôle» dans le sabotage de Natanz.

JForum – Le Point.fr

1 COMMENTAIRE

  1. A chaque fois ils en prennent plein la gueule mais nan, il faut qu’ils recommencent !!

    Encore et toujours les effets de la consanguinité / arriération mentale chez les musulmans.

    « Marie-toi avec ton cousin et tu éloignes les problèmes » qu’ils disent… Tu parles !

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