Le Maître-espion de l’Iran proclame que des agents secrets du régime agissent à Washington,, à Londres, au Canada. 

 Il affirme que le « lobby » pro-Iran fait progresser l’agenda de Téhéran à Washington. 

Iranian intelligence minister Mahmoud Alavi

Le Ministre des renseignements iraniens Mahmoud Alavi / Getty Images

L’Iran maintient un réseau d’espions et de lobbyistes qui font clandestinement progresser l’agenda du régime islamique à Washington, DC et partout ailleurs, selon le chef du Ministère des renseignements iraniens, qui a vanté les capacités du réseau pro-iranien à propager son idéologie en Occident.

Mahmoud Alavi, Ministre des renseignements iraniens, s’est, au cours de remarques traduites librement par le Washington Free Beaconvanté de la capacité de la République Islamique à faire fonctionner un « groupe de lobbying » à Washington, qui parvient à faire avancer l’agenda de la ligne radicale au pouvoir à Téhéran.

Alavi a dévoilé que les Iraniens disposant de la double-nationalité aux Etats-Unis, au Canada et en Angleterre, demeuraient totalement dévoués à la « révolution islamique » et qu’ils travaillaient tous très dur afin de promouvoir cet agenda dans leurs patries d’adoption.

A Washington D.C, a prétendu Alavi, « un groupe de lobbying travaille pour la République Islamique d’Iran » à renforcer le statut international du régime et à aider à légitimer ses menées nucléaires.

« Il disposent d’un groupe de lobbying actif pour la République Islamique d’Iran qui ne nous coûte pas un centime », a déclaré Alavi, sans citer cette organisation spécifique (le NIAC de Trita Parsi). « Nous devrions pas les accuser (les exilés) et ne rien dire qui puisse les décourager à propos de leur patrie ancestrale, ce n’est pas bien et perdre ce capitale n’est pas bon pour le régime ».

« Les Iraniens qui ont la double-nationalité en Occident restent dévoués à la République Islamique », a t-il ajouté.

« C’est faux de dire que tous les double-nationaux sont des traitres, des espions ou des agents au service de l’étranger : beaucoup de binationaux aiment l’Iran, et constituent un capital pour l’Iran », a déclaré Alevi. « Beaucoup qui vivent au Canada, à Londres ou aux Etats-Unis [sont dévoués corps et âme] à la révolution Islamique iranienne et au Guide Suprême…  Dans ces endroits, beaucoup assistent à des cérémonies religieuses. Ces personnes aiment la Révolution Islamique ».

Alors que ce responsable iranien n’a pas désigné clairement le groupe de pression en question, le Free Beacon a mené des reportages au cours de ces derniers mois sur le fait que des organisations dissidentes font le forcing afin qu’une investigation approfondie soit menée dans les dossiers et affaires du Conseil National irano-Américain ou NIAC, qui a longtemps lutté contre les accusations de lobbying au nom du régime.

Un groupe de près de 100 dissidents iraniens prédominants, travaillant à renverser le régime ont fait des pétitions auprès du Congrès en février 2017, afin qu’on enquête sur les relations du NIAC avec le régime iranien et de déterminer s’il aide activement à faire avancer l’agenda favorable aux Mollahs d’Iran.

« Nous écrivons pour requérir une audition du Congrès sur les efforts du régime théocratique de Téhéran, afin d’influencer la politique américaine et la diplomatie publique envers l’Iran », ont écrit les dissidents à l’intention du Sénateur Bob Corker (Républicain, Tennessee) et le Repéublicain Ed Royce (Républicain, Californie), les responsables des diverses Commissions des Affaires étrangères du Congrès, selon des copies de la lettre d’abord communiquée par le Free Beacon.

Les actions du NIAC en faveur de l’accord nucléaire avec l’Iran et de la diplomatie croissante avec Téhéran ont aussi soulevé aussi des inquiétudes en janvier, quand le Free Beacon a d’abord révélé que deux partisans de haut niveau du gouvernement iranien, dont un ancien responsable de la République Islamique et un autre individu accusé de faire du Lobbying au profit de Téhéran, ont été accueilli à la Maison Blanche par Obama durant plus de 30 réunions confidentielles avec des hauts-responsables.

Ces réunions se sont déroulées à des moments-clés de la stratégie de l’Administration Obama envers l’Iran et des efforts visant à faire accepter l’accord nucléaire.

Michaël Rubin, ancien conseiller du Pentagone et expert des régimes-voyous déclare que les dernières déclarations d’Alevi soulèvent des inquiétudes. Il fait remarquer que des organisations favorisant la progression de l’agenda de l’Iran à Washington sont dans l’obligation de dévoiler leurs travaux selon l’Actes d’Enregistrement des Agents Etrangers ou FARA, même s’il n’y a pas d’argent à passer de main en main dans le cadre de cette relation.

« La question à se poser, c’est de savoir s’il y a la moindre différence entre les positions de la République Islamique en matière de politique étrangère et celles des groupes auxquels fait référence le Ministre iranien des affaires étrangères », se demande Rubin.

« A tout le moins, cela vaut la peine de s’interroger pour savoir si une personnalité quelconque qui assiste à des dizaines de réunions à la Maison Blanche et même encore plus au Département d’Etat agit comme ce que le Ministre des Affaires étrangères est en droit de considérer comme du lobbying actif », ajoute Rubin, en faisant référence aux interventions de l’ancienne Administration en faveur des intérêts pro-iraniens aux Etats-Unis. « Il ne s’agit pas d’une chasse aux sorcières, c’est une question de légalité ».

Etant données les récentes révélations d’Alavi, les responsables américains seraient bien avisés de « s’interroger sur les motivations de ces levées de fonds en faveur de n’importe quel groupe qui semble plus intéressé à défendre les travaux sur les missiles balistiques de l’Iran que les droits de l’homme et la lierté cuturelle » dans ce pays, souligne encore Rubin.

Saeed Ghasseminejad, un dissident iranien et chercheur associé au sein de la Fondation pour la Défense des Démocraties, a déclaré au Free Beacon qu’il y a plusieurs années, l’Iran a mis sur pied un plan formel visant à « renforcer les relations avec les groupes de lobbying opposés à la guerre et favorables au régime ».

Cette démarche comprenait le fait de renforcer les liens avec les binationaux iraniens en Occident et certaines organisations en Europe et aux Etats-Unis, afin d’aider à des politiques de « renversement des gouvernements inamicaux (hostiles) et à des logiques d’action concernant le régime », selon Ghasseminejad.

Ce réseau a pour mission de discréditer les opposants à Téhéran et faire cesser les efforts visant à encourager le changement de régime en Iran », selon Ghasseminejad.

« Ils sont particulièrement préoccupés par toute perspective de changement du régime et de coopération entre le Gouvernement des Etats-Unis et lesq groupes d’opposition iranienne », dit-il.

L’Iran veut aussi que ces organisations fassent la promotion des politiques qui sont bénéfiques à l’Iran et qui l’aideront à gagner en légitimité internationale, selon Ghasseminejad.

Par 

freebeacon.com

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