Gaza : les terroristes du Hamas en proie au terrorisme … palestinien©

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Gaza : les terroristes du Hamas en proie au terrorisme … palestinien

Le 17 août 2017, deux palestiniens ont commis un attentat au passage de Rafah situé à la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte. Ils se sont rapprochés du poste gardé par les membres du Hamas avant que l’un deux ne se fasse exploser, tuant un officier de l’organisation terroriste islamiste, et en blessant 4 autres. Il s’agit du premier attentat suicide palestinien commis contre le mouvement terroriste palestinien Hamas, désormais confronté à cette violence aveugle des palestiniens (abreuvés des mensonges de l’idéologie terroriste, aux antipodes de l’humanité). Les circonstances de l’attentat et les commentaires livrés par les dirigeants du Hamas permettent d’entrevoir une disparition prochaine du courant de pensée terroriste et d’anticiper l’avènement d’une prise de conscience chez la palestiniens.

Rappelons tout d’abord que l’attentat a été commis dans un contexte particulier : l’Egypte a accepté de rouvrir temporairement la frontière commune avec l’enclave tenue par les terroristes du Hamas, pour permettre à la population gazaouie de se rendre à la Mecque et y effectuer le pèlerinage (dont la période est fixée cette année entre le 30 août et le 4 septembre 2017). Ainsi, l’attentat perpétré par des palestiniens l’a été dans un endroit hautement symbolique, puisqu’il s’agit du seul point de passage, contrôlé par les terroristes du Hamas, qui permette aux palestiniens (tenus en otages par le mouvement islamiste) de s’extirper de la zone.

Une dissidence est donc en train de voir le jour au sein de palestiniens qui contestent le pouvoir sans partage du Hamas et son idéologie nauséabonde. De leur côté, les brigades Ezzedine al-Qassam (bras armé du Hamas) imputent l’attentat à la « la théologie fondamentaliste jihadistes » (sic), c’est à dire au courant de pensée salafistes de l’Islam qui appelle au retour aux pratiques usitées à l’époque de Mahomet (au moyen d’une rééducation complète de la communauté musulmane). Or, si la Charte de Hamas se réfère, dans chacun de ses articles, à des versets du Coran pour justifier le Jihad (la guerre sainte) contre les juifs et la nécessité de les chasser de Palestine (aux moyens notamment d’attentats terroristes), elle n’est pas validée par les salafistes qui se livrent également à la commission d’attentats terroristes, mais sur d’autres fondement coraniques (sic). A ce jour, les responsables salafistes dans la bande de Gaza affirment avoir réuni des milliers de membres jihadistes pour mener le jihad contre le le Hamas, même si ce chiffre est démenti par la mouvance islamiste gazaouie qui fait état de quelques dizaines d’individus.

Les commentaires sur l’attentat n’en restent pas moins très instructifs : pour le Hamas, cet « incident est étranger à la société palestinienne » (sic). Aussi, considère-t-il qu’il faut « frapper d’une main de fer ces extrémistes, les tuer et les déraciner » (sic). En fait, comme la population palestinienne est nourrie de ce discours de haine de l’autre (raison pour laquelle il faut le tuer), le Hamas se trouve dans la position de « l’arroseur arrosé ».

De même, les réseaux sociaux dans la bande de Gaza sont riches d’enseignements : ils diffusent « des appels à lutter contre le terrorisme et à le déraciner avant qu’il ne se répande dans la société ». Ainsi, les membres du Hamas essaient de redorer leur blason en s’inventant une vertu, expliquant que « cette attaque nuit au peuple palestinien, à ses pensées modérées (sic) et à sa détermination à résister contre l’occupation » (sic). (Le Hamas justifie ses actes terroristes contre les juifs par l’occupation (inventée) de la terre de Palestine et la nécessité de résister (sic). Lorsque les palestiniens auront intégré qu’il n’y a pas d’occupation, ils mesureront le caractère vain du terrorisme qu’ils nomment résistance).

Pire, le Hamas considère que les salafistes veulent les détourner du vrai djihad, c’est-à-dire « le djihad contre les occupants sionistes » (ici). Aussi, les brigades d’al-Qassam ont-elles indiqué « tout faire pour défendre la terre et le peuple palestiniens, pour défendre la résistance de toutes menaces, pour faire face au terrorisme, un corps étranger à la résistance » (sic).

Pour le Hamas, les idées salafistes sont « importées et instillées par des services étrangers de renseignements alors que la société palestinienne ne génère pas de telles idées extrémistes » (sic). Il rechigne toutefois « à ouvrir un nouveau front avec les éléments pervertis ». Il suggère donc de rechercher « les causes de la violence et de traiter l’affaire avec prudence » (on y vient) pour « éviter q’un traitement violent de cette contestation palestinienne conduise à plus de violence et de radicalisme » (sic).

En fait, le Hamas peine à contenir une opposition locale sur le point d’imploser : les négociations musclées avec les mouvances salafistes ou la répression mise en place au moyen d’arrestations (par dizaine) d’éléments contestataires ne suffit plus à contrer les dissidences et les représailles. Le Hamas perd également en crédibilité compte tenu de l’absence de réconciliation avec le Fatah de Mahmoud Abbas.

Depuis la fermeture de la frontière avec l’Egypte survenue avec la prise du pouvoir de Al Sissi en 2013 qui a renversé le Président Morsi (proche des frères musulmans dont le Hamas est une émanation), l’Egypte a détruit les tunnels de contrebande et mis en place une zone tampon pour éviter la venue de jihadistes dans le Sinaï.

On observe ainsi que les idéologies Hamas et salafistes présentent des similitudes : les deux mouvances exploitent le mal être des populations musulmanes pour les inciter à se faire exploser, ce qu’elles ne feraient sans doute pas si leurs conditions de vie étaient plus enviables. Dans les deux cas, le recours à l’attentat suicide peut s’opérer grâce à une double circonstance : d’une part la religion coranique valide le mode opératoire en enjoignant de faire la guerre contre les incroyants (les non musulmans) et les mécréants (les mauvais musulmans aux idées subvertisses), et, d’autre part, il suffit de plonger les populations ciblées dans un cadre de vie misérable (matériel, intellectuel, idéologique) qui confine au désespoir.

Gageons que ces événements incitent les palestiniens à plus de sagesse et les amènent à la raison. Il se révélera alors, au sein des populations arabo-musulmanes, des penseurs tel Montesquieu (qui fustigeait avec ironie, en 1748, l’esclavagisme des populations africaines dans son traité « de l’Esprit des Lois »). Dans le Livre XV chap. 5, relatif à « l’esclavage des nègres », il écrivait : « Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes ; parce que, si nous les supposions des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens ».

Prochainement, des penseurs arabes écriront, en parlant des juifs : « il est impossible que nous supposions que les juifs soient des hommes, si tel était le cas, on commencerait par croire que nous ne sommes pas nous-mêmes des musulmans » : un grand pas sera alors franchi. Il s’enclenchera alors une discussion en Islam, sur le principe de la tolérance à l’égard des autres systèmes de foi et sur l’admission de l’autre, permettant d’ouvrir la voie vers une laïcisation de la société musulmane. Les fondamentalistes n’auront alors plus besoin à se faire exploser en criant « Allah est le plus grand » et les communautés humaines commenceront à vivre en paix.

 

Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

1 COMMENT

  1. Une discussion avec les musulmans , jamais ! Qu ils s explosent entre eux , les massacres entre eux existent depuis 1400 ans , plus un petit supplement de centaines de millions de morts .
    Tout est ecrit dans le coran , pas complique a comprendre !

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