L’attaque s’est déroulée samedi près du quartier de la Grande Borne à Viry-Châtillon (Essonne) avec des jets de cocktails Molotov, annonce le ministre de l’Intérieur.

Deux policiers effectuaient une mission de surveillance quand ils ont été victimes « du jet d’engins incendiaires sur leur véhicule par des individus qui ont immédiatement pris la fuite », selon le ministère.

Dans un communiqué, Bernard Cazeneuve exprime sa « profonde indignation » et « condamne avec la plus grande fermeté » cette attaque qui « porte atteinte à l’intégrité physique de policiers dans l’exercice de leurs fonctions de protection de la population. »

Deux autres policiers, appelés en renfort pour leur porter secours, ont été légèrement blessés, après avoir été la cible eux aussi de jets de cocktails Molotov.

Selon une source policière, les deux patrouilles ont été prises à partie par une quinzaine de jeunes alors qu’elles se trouvaient à proximité d’un système de vidéo-surveillance.

Mis en place pour lutter contre les vols à la portière, ce dispositif avait déjà été endommagé à deux reprises ces dernières semaines. Le maire de la ville Jean-Marie Vilain avait estimé qu’il « dérangeait » sans doute des trafics de drogues.

« Tout est mis en œuvre pour retrouver et interpeller les auteurs de ces actes intolérables, afin qu’ils en répondent devant la justice », a souligné Bernard Cazeneuve.

Capital

La classe politique s’indigne

Après que quatre policiers ont été blessés par des tirs de cocktail Molotov, les politiques, de gauche comme de droite, se sont indignés sur Twitter, tandis que les membres du gouvernement ont promis des «sanctions exemplaires».

Le samedi 8 octobre, une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité ont été «violemment attaqués au moyen d’engins incendiaires alors qu’ils accomplissaient une mission de surveillance, dans la zone de sécurité prioritaire de La Grande Borne (Viry -Chatillon – Grigny)», et «leurs collègues venus en renfort ont également été pris pour cible», a déclaré le Premier ministre Manuel Valls dans un communiqué.

«Au-delà des mots, l’Etat doit répondre par des actes», demande Guillaume Larrivé, autre soutien de l’ancien chef de l’Etat.

Les violences sont survenues à un feu rouge qui fut longtemps le théâtre de vols à la portière avec violences. Depuis plus d’un an, la mairie de Viry-Châtillon tente de reprendre le territoire aux agresseurs à ce carrefour dit «du Fournil» – du nom de la boulangerie voisine – et y a dans ce but installé une caméra de vidéosurveillance que les policiers attaqués étaient chargés de protéger.

La classe politique s’indigne

Cette agression a suscité de nombreuses réactions dans la classe politique, à gauche comme à droite.

«Soutien à tous nos policiers. Un État fort c’est un État qui ne recule pas, un État qui met fin aux zones de non-droit», a ainsi écrit Alain Juppé (Les Républicains).

Valls et Hollande appellent à des actions concrètes 

Dans un communiqué, le chef de l’Etat a dénoncé comme «inqualifiable et intolérable» l’agression des quatre policiers, appelant à ce que les auteurs soient «condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte».

Après la condamnation de cette agression qui met en cause la vie de fonctionnaires «dont la mission est de protéger la population», le président de la République a assuré dans un communiqué que «tout sera fait pour retrouver les auteurs de cette attaque et les traduire devant la justice pour qu’ils soient condamnés à une peine à la mesure de la gravité de leur acte».

Le Premier ministre Manuel Valls a également condamné cette agression, jugeant que «des actes aussi intolérables appellent des sanctions exemplaires».

«Les auteurs de ces attaques seront poursuivis sans relâche et traduits en justice. Au moment où les forces de l’ordre répondent  avec courage aux menaces auxquelles notre pays est confronté, des actes aussi intolérables appellent des sanctions exemplaires», a assuré le Premier ministre dans son communiqué.

Ce n’est décidément pas la première fois que les forces de l’ordre font l’objet d’attaques au cocktail Molotov. Durant la période de contestation de la Loi travail, à plusieurs reprises, des groupes de manifestants s’en étaient violemment pris aux policiers en jetant contre eux des en engins explosifs. plusieurs forces de l’ordre avaient notamment été blessés.

RT

 

«Les racailles qui touchent à un policier devraient s’exposer à une réplique terrible de la République ! On en est bien loin», affirme Eric Ciotti (LR), un soutien de Nicolas Sarkozy.

 

1 COMMENTAIRE

  1. tentative de meurtre avec préméditation.
    les «  »jeunes » sont probablement mineurs, intouchables, un simple avertissement certainement.
    madame tobira a bien fait son travail, on ne met plus en prison. il faut bien que jeunesse se face.

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