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Le sommet de Varsovie a permis de mettre une nouvelle fois en lumière l’extraordinaire exploit diplomatique réalisé par Binyamin Netanyahou depuis dix ans: faire comprendre aux pays du Golfe qu’Israël n’est pas leur ennemi et que le menace iranienne est bien plus importante pour la stabilité de la région que la résolution du conflit israélo-palestinien.

Ce nouveau paradigme a été attesté par la petite phrase prononcée par le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Khalid Al-Khalifa, qui lors d’un repas a déclaré: “Nous nous étions habitués à considérer le conflit israélo-palestinien comme le plus important de la région. Mais depuis, nous avons vu qu’il y en a un qui est nouveau et bien plus empoisonné: l’Iran”.

Une position qui est sans doute partagée par les autres pays du Golfe mais n’avait jamais été exprimée publiquement et de manière aussi claire par l’un de leurs dirigeants.

Ce sommet initié par les Etats-Unis a permis d’atteindre leur objectif: montrer au monde entier qu’Israël et les pays arabes du Golfe sont sur la même longueur d’ondes.

Il s’agit en fait du résultat d’un travail de longue haleine mené par le Premier ministre Binyamin Netanyahou.

Ce dernier n’oubliera jamais ce moment historique, lors du cocktail, lorsque les ministres arabes se sont entretenus librement avec lui et ont exprimé leur identité de vues avec Israël sur les problèmes de la région.

Le vice-président américain Mike Pence, qui assistait à la scène a dit à Binyamin Netanyahou qu’il s’agissait d’un “moment extraordinaire et historique”.

Et il n’a pas été le seul dirigeant présent à se dire éberlué par ce qu’il voyait.

Ce sommet a donc rempli les objectifs souhaités par Binyamin Netanyahou: rendre publique la nouvelle coopération israéo-arabe, et la “mise au rencart” du conflit israélo-palestinien, largement marginalisé par la menace iranienne, un thème que soutient depuis longtemps le chef du gouvernement israélien face à une gauche et certains pays dont l’Europe occidentale qui restent toujours campés sur les axiomes du passé.

Binyamin Netanyahou mais aussi l’Administration américaine entendent poursuivre ce processus en allant vers la création d’une sorte d’Otan du Moyen-Orient formé des forces américaines, israéliennes et celles d’Arabie saoudite et des émirats afin de contrer la menace iranienne.

Par contre, l’Autorité Palestinienne a une nouvelle fois raté une occasion en refusant de se rendre à Varsovie et se plaçant de facto du côté de Téhéran, Damas, Ankara et Moscou.

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