Le président turc Recept Tayyip Erdogan, le 12 octobre 2016 à Ankara afp.com/ADEM ALTAN
Le premier ministre irakien a averti mardi la Turquie qu’elle serait traitée en « ennemi » si elle provoquait un affrontement dans le nord de l’Irak, tout en affirmant qu’il ne souhaitait pas la guerre avec Ankara. La Turquie a envoyé un convoi militaire d’une trentaine de véhicules transportant notamment des chars et des pièces d’artillerie vers une zone proche de la frontière avec l’Irak, selon des responsables militaires.

Ankara a plusieurs fois indiqué qu’elle entendait jouer un rôle dans le cadre de l’offensive sur la ville irakienne de Mossoul contre le groupe Etat islamique (EI) mais Bagdad a toujours fermement refusé l’implication de son voisin et a même dénoncé une « force d’occupation ».

L’Irak réclame en effet que la Turquie retire ses troupes stationnées sur une base au nord de Mossoul, à Bachiqa, où elles effectuent officiellement des missions de formation auprès de combattants volontaires irakiens sunnites. « Nous ne voulons pas la guerre et nous ne voulons pas d’affrontement », a affirmé ce soir le premier ministre irakien à la télévision irakienne. « Mais en cas d’affrontement, nous sommes prêts. Nous considèrerons (la Turquie) comme un ennemi et nous nous en occuperons comme tel », a prévenu Haider al-Abadi.

Le Figaro

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