La communauté internationale ne semble pas vouloir entendre qu’en 2014 l’Autorité palestinienne s’est rendue coupable des pires agressions sur les libertés individuelles et la liberté d’expression depuis sa création il y a deux décennies.

Le projet de résolution qui a été soumis au Conseil de sécurité omet de mentionner le fait que l’Autorité palestinienne harcèle et persécute les opposants et les critiques politiques, y compris les utilisateurs de Facebook.

Ce que les Palestiniens n’ont pas dit au Conseil de sécurité c’est que l’état qu’ils réclament de leurs vœux ne respecte ni les libertés des personnes ni la liberté d’expression. Leur Etat palestinien est celui où son président ou l’un de ses hauts fonctionnaires peut ordonner l’arrestation de quiconque ose dénoncer le manque de démocratie ou réclamer des réformes.

Les femmes palestiniennes sont des victimes de plus de l’Autorité palestinienne qui cherche à supprimer la liberté d’expression dans les territoires disputés. Dans la culture arabe dominée par les hommes, l’insulte d’une femme est considérée comme beaucoup plus offensante que celle qui vient d’un homme. C’est la principale raison pour laquelle l’Autorité palestinienne [AP »>Article original n’a pas tardé à prendre des mesures contre les femmes qui osent parler ou faire des remarques critiques. Les Palestiniens savent également que les femmes sont plus vulnérables que les hommes.

En ciblant les femmes, l’Autorité palestinienne n’est pas seulement d’essayer d’intimider et de les réduire au silence, mais aussi de dissuader les autres de s’exprimer. L’Autorité palestinienne démontre que personne n’est à l’abri d’une arrestation ou de harcèlement, pas même une femme.

La police anti-émeute Autorité palestinienne se heurtent à protester contre les femmes à Hébron, Octobre 2014.

La répression coïncide avec les efforts de l’Autorité palestinienne pour présenter une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies qui fixe un calendrier pour un retrait israélien sur les lignes d’avant 1967 d’ici 2017 et la création d’un Etat palestinien indépendant avec un accord de paix d’ici un an.
Ce serait un état où les gens sont détenus et intimidés pour utiliser les médias sociaux pour exprimer leurs opinions. Il sera également un état où le président ou l’un de ses hauts fonctionnaires pourraient ordonner l’arrestation de quiconque ose dénoncer le manque de démocratie et des réformes.

En outre, l’Autorité palestinienne ne veut pas que le Conseil de sécurité et le reste de la communauté internationale sachent que, dans le futur Etat palestinien, les femmes journalistes, les écrivains et militants politiques pourront être détenus pour interrogatoire et menacé en raison de leur travail.
Au cours des dernières semaines, les forces de sécurité appartenant à l’Autorité palestinienne ont convoqués trois femmes palestiniennes pour interrogatoire.

Une de ces femmes, Majdoleen Hassouneh, a été convoquée pour un interrogatoire accusée d’avoir «étendu sa langue » contre le président Mahmoud Abbas. La charge se réfère aux commentaires qu’elle avait publié sur Facebook dans lesquels elle a critiqué Abbas.

« J’ai été interrogée pendant deux heures environ au sujet d’anciens messages sur Facebook, » a confié Hassouneh, qui vit à Naplouse. « Ils m’ont accusé de diffamer le président. Critiquer le président n’est pas calomnier et nous avons le droit de critiquer n’importe quel politicien.  »
Hassouneh a déclaré que même si elle a été libérée, elle pourrait encore être arrêtée et traduite devant un tribunal. Elle a nié les accusations portées contre elle, disant que certains des commentaires présentés par ses détracteurs n’étaient pas les siens ou avaient été déformés.
Le lendemain, les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ont convoqués Eman Silawy, une activiste politique et chercheur de Jénine, en raison de ses messages sur Facebook.

Une autre femme, Lama Khater d’Hébron, s’est plainte que les agents de sécurité de l’AP ont récemment perquisitionné son domicile et confisqué des ordinateurs et autres appareils électroniques. Khater, un écrivain et militant politique, a déclaré que ce n’est pas le premier raid du genre dans sa maison par l’Autorité palestinienne.

L’Autorité palestinienne ne veut pas que la répression sur les femmes palestiniennes et les médias en Cisjordanie arrive aux oreilles de la communauté internationale. L’Autorité palestinienne ne veut pas que la communauté internationale sache que l’année 2014 a été témoin des pires agressions sur les libertés des personnes et la liberté d’expression depuis sa création il y a deux décennies.

Selon Esam Arouri, membre du Comité de coordination des organisations non gouvernementales, les agressions contre les libertés publiques en Cisjordanie sont un «signe dangereux de la détérioration des droits de l’homme en Palestine. » Il dit que l’année 2014 a été la pire en ce qui concerne les violations des droits de l’homme depuis la création de l’Autorité palestinienne. Arouri a déclaré que la torture et les arrestations arbitraires ont continué dans les territoires contrôlés par l’AP au cours 2014.

Les membres du Conseil de sécurité, qui sont invités à soutenir la candidature palestinienne à un Etat devraient demander au président Abbas quel type d’Etat il l’intention de créer pour son peuple. Ces membres ont le droit de savoir si l’Etat palestinien sera semblable à d’autres dictatures arabes, où les violations des droits de l’homme sont devenues la norme.

Plus important encore, les membres du Conseil de sécurité ont le droit de savoir pourquoi les femmes palestiniennes sont harcelées et intimidées par les forces de sécurité palestiniennes financées occidentaux.

Avant de lever la main pour approuver la résolution à l’ONU en faveur d’un Etat palestinien, les membres du Conseil de sécurité sont en droit de savoir qu’ils sont appelés à approuver une nouvelle dictature arabe.

[Khaled Abu Toameh – Gatestone instituteArticle original
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