L’Islam contribue à détruire la civilisation arabe, affirment deux intellectuels arabes dans deux essais émouvants, publiés de manière indépendante, en Occident, et il n’y a qu’une introspection intensive, menée par les adeptes de cette confession, qui puisse les sortir de l’abîme ancien de plus d’un siècle.

C’est se mentir gravement et contribuer à cet anéantissement que de prétendre que l’Islam est compatible avec la démocratie et les valeurs de modernité.

Il est parfaitement réalisable que cela se produise enfin, cette fois-ci. Il devient parfaitement faisable que, cette fois, à l’aune du noir fanatisme et des fleuves de sang et de mort, l’intelligentsia arabe se lance, enfin, dans une forme d’introspection authentique et sincère.

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C’est cette recherché sur soi, au plus profonde de l’âme qu’exigeait déjà Fouad Ajami dans son livre : « The Dream Palace of the Arabs » [ Le Palais de Rêve des Arabes], à la suite de la guerre des Six-Jouyrs de 1967. Et c’est bien cette recherche sur soi qui semblait, pourtant, inévitable, au décours des attentats du 1 septembre, mais qui s’est immédiatement transformée en une liste interminable de griefs exprimés contre l’Amérique et l’Occident.

Ce regard posé sur soi a commencé à s’expérimenter, au tout début du « Printemps Arabe », de si courte durée, jusqu’à ce qu’il soit remplacé pour le discours de haine typique de ces membres de l’Elite au service des régimes arabes obscurantistes.

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Le Printemps arabe au Square Tahrir, Le Caire (Photo: AFP)

La plupart d’entre eux a rejeté avec mépris et dégoût toute analyse critique de la société arabe, dont ils suspectaient la condescendance, l’emploi de critères occidentaux qui ne conviennement pas aux valeurs arabes, reposent sur des conceptions erronées de l’Islam et ainsi de suite. Et, par-dessus tout, il y a cette tendance durable à accuser les autres de ses propres échecs, et tout particulièrement, les Sionistes. La disparition d’Israël de la carte du Moyen-Orient a été exposée, par l’Intelligentsia arabe – et de matière répétée- comme la condition nécessaire à la restauration de la grandeur de leur civilisation merveilleuse.

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Musulmans en Indonésie brûlant le drapeau Israélien (Photo: AP)

Mais, à présent, semble t-il un véritable examen de l’âme arabe devient une nécessité absolue, sans lequel il ne saurait jamais y avoir de résurrection. Et, alors, sur les ruines du passé, de nouvelle voix se feront entendre.

Un tel exemple est apparu sous la forme d’un article :  » The Barbarians Within Our Gates « , [Les Barbares sont à l’intérieur de nos murs », qui a capté une énorme attention, lors de sa parution sur le site internet américain Politico. Son auteur, Hisham Melhem, est le chef exécutif du bureau à Washington de la chaîne saoudienne Al-Arabiya en arabe, considéré comme un grand journaliste au Liban.

“La civilisation arabe, telle que nous l’avons connue, a presque entièrement disparu », écrit-il. « Le monde arabe d’aujourd’hui est bien plus violent, instable, fragmenté et conduit par le seul extrémisme… qu’à aucun moment depuis l’effondrement de l’Empire ottoman, il y a un siècle. Tout espoir d’une histoire arabe moderne a été trahi ».

Une par une, Melhem cite “les erreurs monumentales commises par toutes les idéologies et tous les mouvements politiques qui ont balayé la région arabe : le nationalisme arabe, sous ses formes nasséristes et baathistes, les divers mouvements islamistes, le socialisme arabe, les Etats rentiers et les monopoles rapaces, laissant tous derrière eux une longue suite de sociétés brisées et d’Etats faillis ».

De plus, affirme Melhem, “Les Jihadistes de l’Etat Islamique ne sont pas surgis de nulle part… Il ne sont jamais qu’une manifestation macabre d’une maladie bien plus profonde qui afflige la culture politique arabe, qui est restée stagnante, répressive et patriarcale, après toutes ces décennies de loi autoritaire qui a mené directement à la défaite désastreuse de 1967 face au petit Israël ».

C’est ainsi que Melhem en arrive au Carrefour de son message. « Et soyons capables de faire face à la sinistre vérité : il n’y a aucune preuve que ce soit que l’Islam, dans ses formes diverses et variées soit compatible avec la démocratie moderne », écrit-il. La légende rose du mariage entre l’Islam et la Démocratie est l’une des plus entretenues par les intellectuels arabes et leurs homologues occidentaux contemporains, comme s’il existait un Islam politique dont les disciples croyaient autant dans les valeurs de la démocratie qu’en l’Islam. C’est, écrit Melhem, choisir de se tromper soi-même, se mentir à soi-même, pour autant qu’il n’existe pas un tel « Islam ».

« Pour la plupart des Islamistes, la démocratie signifie la loi de la majorité, et donc la loi de la Chari’a, qui codifie strictement l’inégalité des sexes et la discrimination à l’encontre des non-Musulmans ».

Une analyse très similaire est apparue dans un article intitule : “ »The tragedy of the Arabs », rédigée par un intellectuel arabe anonyme et publié il y a deux mois, dans le magazine britannique The Economist.

« L’Islam, ou, au moins les réinterprétations “modernes” de l’Islam, écrit-il, « est au cœur des malaises profonds ressentis par certains Arabes. Il a conduit tout droit à la destruction de la civilisation arabe ».

Ce n’est que dans le cadre d’une introspection qu’il sera possible d’intégrer la participation arabe dans la guerre actuelle de l’Occident contre les disciples de cette foi. Hesham Melhem conclut son propre essai personnel sur une sombre prédiction :

“On a enseigné à la génération d’Arabes à laquelle j’appartiens”, écrit-il, “que ce soit par les nationalistes arabes ou par les Islamistes, que nous devions tenir les remparts pour défendre le « monde arabe » contre les nombreux barbares (impérialistes, sionistes, soviétiques) qui se massaient à nos portes. Nous ne nous doutions que les Barbares vivaient déjà dans nos murs, qu’ils parlaient notre langue et qu’ils s’étaient déjà profondément retranchés au cœur même de la cité ».

Il fait son deuil des perspectives d’avenir pour le monde arabe. « Il a fallu, aux Arabes, des décennies et des générations entières pour atteindre cette apogée. Cela nous prendra longtemps pour nous en remettre – et cela n’arrivera certainement durant ma vie ».

Pourtant, ce questionnement intérieur est tout sauf certain d’advenir, même s’il n’y a rien de tel qu’un désastre imminent pour intensifier la conscience de soi. Mais sans une introspection intelligente et douloureuse, de la part des Arabes, tous les attentats à la bombe des factions de l’Etat Islamique et d’al Qaïda auront été totalement vains.

Sever Plocker

Publié le : 29. 09.14, 10:15 / [Israel Opinion

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La notion d' »introspection intelligente » dont parle l’auteur de cet article, concernant l’immense majorité des musulmans, qu’ils soient européens, ou pakistanais, ou qataris, ou d’ailleurs, semble tout à fait risible.Pour un travail que j’avais trouvé, concernant un groupe d’Egyptiens, je m’étais imposé de lire le Coran.
L’affreux pensum!
Je n’en croyais pas mes yeux, de lire , maintes fois répétés, des appels au meurtre des infidèles. Pour un livre saint, je trouvais ça ridicule, et sautant pas mal de pages, je me contentai d’en rire.
Maintenant que je vois ce que cela donne, quand c’est mis en pratique, l’envie de rire vous en passe.
S’il y avait, aujourd’hui, une CIVILISATION ARABE, cela se saurait! Les médias le permettent. Ou devons-nous comprendre qu’ils sont définitivement mal-intentionnés, en ne montrant de l’Islam, que sa capacité à tuer, à éradiquer de vraies et antiques civilisations, pour le coup ?