C’était sa première interview télévisée sur « l’affaire DSK ». Voici ce qu’Anne Sinclair a dit mardi soir au micro de Laurent Delahousse dans « Un jour, un destin » sur France 2.
… »>Article original Je pense que c’est infantile … »>Article original, que ce n’est pas à la hauteur ni de l’homme que je croyais qu’il était ni du destin qu’il ambitionnait. »
« Je ne les ai pas vues tout de suite. D’abord parce que mes amis m’ont empêchée de les voir et ensuite parce que j’étais dans l’avion … »>Article original. Je les ai vues un mois après. »
Ce qu’elle savait de lui : « Quand j’ai épousé Dominique, je savais que c’était un charmeur … »>Article original. Et puis, il y a eu des rumeurs, mais les rumeurs, elles sont faites pour détruire, elles sont faites pour tuer, elles sont faites pour abîmer, donc je les ai ignorées.
Et puis, j’ai eu des doutes. Je suis, quelquefois, venue lui dire, lui demander si les choses étaient exactes ou pas, et il savait démentir … »>Article original. »
A propos des affaires Piroska Nagy (avec qui DSK a eu une liaison en 2008) et du Sofitel : « Tant que j’ai cru que c’était des affaires ponctuelles, on ne quitte pas un homme quand il est à terre et on ne quitte pas un homme là-dessus.
En revanche, quand j’ai appris les choses, comme vous dans les journaux petit à petit, il y a un moment où, voilà, on flanche un peu. »
Lorsque Delahousse lui demande s’il y avait une forme de déni chez elle : « Sûrement. Sûrement. … »>Article original Les conjoints sont toujours les derniers informés. … »>Article original Sans doute n’ai-je pas voulu voir, sans doute n’ai-je pas voulu chercher. »
« J’étais pas froide, j’étais contre. … »>Article original Parce que c’est un job épouvantable. J’ai dit : « Si tu penses que tu dois y aller, si tu penses que tu veux y aller, je t’accompagnerai. » … »>Article original Je n’avais pas très envie d’aller arroser les pots de fleurs.»
Le Parisien.fr Article original
FIGAROVOX/ANALYSE- Le psychiatre Jean-Paul Mialet analyse pour le FigaroVox le comportement d’Anne Sinclair.
A propos d’Anne Sinclair, la question traditionnelle se pose avec acuité: l’amour rend-il aveugle?
Mes collègues biologistes en sont convaincus. Et comme il faut bien un responsable, ils accusent la dopamine, un de ces neurotransmetteurs que l’on met à toutes les sauces (ici la sauce mélange, pour être juste, celle-ci à l’ocytocine et aux endorphines) pour expliquer nos comportements…
Car si l’amour est aveugle, l’être humain, lui, supporte mal le mystère!
En quoi la dopamine serait-elle responsable? Elle intervient dans les circuits cérébraux de la récompense. Grâce à elle, la relation amoureuse est gratifiante, et comme nous ne sommes pas des ingrats, la gratitude nous fait oublier les défauts du partenaire.
En somme, nous le récompensons comme il nous récompense…
Dopamine ou pas, bon nombre de recherches sérieuses démontrent que le regard que l’on porte sur son partenaire de vie est sensiblement plus positif que les témoignages recueillis à son endroit auprès de l’entourage.
Cette idéalisation a minima du conjoint pendant son existence prend des formes extrêmes après son trépas. Croyez-moi, si les reproches de votre partenaire vous empoisonnent la vie, n’hésitez pas à décéder: on vous couvrira de louanges.
Pourquoi cette idéalisation post-mortem? C’est qu’alors, on rentre dans l’histoire. Et l’histoire – ce n’est pas Pierre Nora, le compagnon actuel d’Anne Sinclair qui me contredira – n’est qu’une interprétation des faits.
Faut-il attendre de disparaître pour rentrer dans l’histoire?
Eh bien, non. L’erreur que nous commettons tous, naïvement, est de croire que nous enregistrons tous les faits de notre vie sans les filtrer, dans une objectivité parfaite.
Mais les faits sont trop nombreux. Nous les trions en n’en retenant que quelques-uns, ceux sur lesquels se porte notre attention – guidée par nos attentes. Ainsi, en réalité, avant même de faire partie du passé, nous vivons dans l’histoire. La grande histoire collective comme la petite histoire individuelle, celle que nous nous racontons à propos de nous-mêmes.
Certains sont plus doués pour l’histoire que d’autres. Ils ne prêtent attention qu’à ce qui convient à leur histoire, celle qu’ils ont en tête, et ignorent ce qui la bouscule. Non par autocensure, mais plutôt par une sorte de négligence – en raison d’une impossibilité de remettre en cause des schémas personnels fondamentaux.
Le célèbre psychologue Jean Piaget expliquait que face à des faits nouveaux, un double mouvement s’opère: un mouvement d’assimilation qui les transforme en notre propre matière, et un mouvement d’accommodation par lequel notre structure se transforme pour les accueillir.
Ceux qui tiennent à leur histoire sont surtout des assimilateurs. Ils n’absorbent que ce qui ne demande pas d’accommodation et oublient le reste.
On parle alors de déni, de mensonge, de dissimulation… Mais ce ne sont que les petites tricheries que chacun fait avec lui-même. La question est donc celle de l’histoire que l’on porte en soi et qui rend aveugle aux faits. Une histoire d’amour?
Oui… Mais plus encore, une histoire d’idéal. Si au fond de soi, on attend l’idéal, il n’y aura pas de place pour l’accommodation. De l’ensemble des faits, ne pénétreront que ceux qui peuvent être «assimilés», c’est à dire digérés sans effort d’accommodation, sans révision déchirante de son idéal personnel.
Ce n’est ainsi ni la dopamine ni l’amour qui nous aveugle, mais plutôt l’idéal qui sommeille au fond de chacun de nous. Un idéal qui guide, éclaire, mais ne doit pas éblouir…
Continuons à parer les dieux de cet idéal, sans perdre de vue que nous autres humains sommes toujours limités, faibles, décevants… mais tellement attendrissants!
Jean-Paul Mialet/ Le Figaro.fr Article original
L’émission a été suivie par 5 millions de téléspectateurs soit 21,0% de part d’audience selon les chiffres de Médiamétrie.
Un record historique pour le magazine depuis sa création et qui a bien résisté à la série américaine «Unforgettable» diffusée sur TF1.
L’article intégral: Le Figaro TV Article original
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Bravo Madame, vous méritez toute notre admiration.
Vous êtes restée digne et combattante, fidèle à vous-même.
Quant à DSK, on sait très bien qu’un homme qui est sollicité ne tient pas longtemps sa fidélité, mais je dirai avec lucidité que DSK est sans doute un peu souffrant.
j espere qu un jours nous serons qui est l antisemite qui a paye la P. de N Y contre DSK car LA VICTIME CE N EST POINT LA P. mais DSK Anne Sinclair a eu raison de jetter son maris volage a la poubelle