Le Bureau national du Parti socialiste a décidé mardi soir d’exclure les militants restés fidèles à Georges Frêche en Languedoc-Roussillon. Mais cette exclusion est temporaire: une mission de réconciliation sera créée après le scrutin pour étudier la réintégration des candidats n’ayant pas soutenu la liste officielle.
Georges Frêche


Les militants restés fidèles à Georges Frêche sont exclus temporairement du PS. (Maxppp)

Pour les Frêchistes, la sanction est tombée mardi soir. Réuni rue de Solférino, le Bureau national du Parti socialiste a décidé d’exclure les militants restés fidèles à Georges Frêche en Languedoc-Roussillon. Les statuts du PS prévoient en effet la suspension automatique d’un candidat dissident.

Mais cette mesure n’est que temporaire: l’exclusion n’est en effet valable que le temps des régionales. Une mission de réconciliation – composée par « l’ensemble des sensibilités du Parti socialiste » et inédite dans l’histoire du PS – sera créée après le scrutin pour étudier la réintégration des candidats n’ayant pas soutenu la liste officielle, emmenée par la maire de Montpellier, Hélène Mandroux. Cette mission sera « chargée de trouver les chemins du dialogue de la réconciliation mais aussi de la rénovation », a précisé la formation de Martine Aubry.
« Une erreur » selon Rebsamen

« En général, la période de suspension est de deux ans. La pratique fait qu’il est arrivé qu’à l’occasion de congrès, on réintègre des socialistes à l’intérieur du parti avant cette date », a encore précisé le bras droit du premier secrétaire, François Lamy. La réintégration des indisciplinés « dépendra des conditions dans lesquelles va se dérouler la campagne d’Hélène Mandroux », a toutefois prévenu Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections.

Cette décision a rapidement fait l’objet de premières critiques. Même si la mission de réconciliation témoigne d’une « volonté d’apaisement » de la direction du PS, « c’est une erreur de prendre des mesures disciplinaires », a ainsi estimé François Rebsamen, qui a annoncé qu’il irait faire campagne aux côtés des socialistes pro-Frêche. « C’est ahurissant », a pour sa part déclaré à l’agence de presse Reuters Didier Codorniou, proche de Georges Frêche et tête de liste dans l’Aude. Et d’ajouter: Quand « une poignée de dirigeants parisiens a plus de poids que 15.000 militants » qui avaient plébiscité Georges Frêche cet automne, « ce n’est pas de la démocratie ».

http://www.lejdd.fr/Politique/Elections-regionales-2010/Actualite/Les-Frechistes-exclus-mais-174672/

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