L’explosion de Parchin : sabotage intentionnel ou « accident de travail » ?
Analyse : si l’explosion de dimanche résulte d’un sabotage, cela veut dire que quelqu’un commence à être sérieusement fatigué d’attendre que l’Iran ait la gentillesse de révéler à l’ONU ce qui se passe vraiment à l’intérieur de ce « complexe militaire ».
Une explosion à la centrale nucléaire iranienne de Parchin a tué au moins deux membres de l’unité ultra-secrète d’armement, chargée des systèmes de déclenchement d’ogive nucléaire à lentille optique, selon les rapports des medias iraniens.
Toutes les explosions mystérieuses qui se sont déclenchées sur les sites nucléaires et les bases de missiles iraniens, au cours des huit dernières années n’étaient pas toutes la conséquence d’un sabotage intentionnel de la part des services secrets étrangers.
“Les Iraniens font plutôt du très bon travail en parvenant à saboter eux-mêmes leurs propres projets », avait, une fois, ironisé l’ancien chef du Mossad, Méïr Dagan. « Ils pratiquent, ici, une sorte de culture du « faites-moi confiance » et de négligence, qui, assez souvent, mène directement à des accidents graves ».
Mais s’ils s’avère que quelqu’un a bien réussi à infiltrer le site de Parchin, muni d’explosifs et à provoquer l’énorme explosion qui s’y est déroulée, nous parlons alors d’une réalisation de cachet exceptionnel.
L’Agence de presse des Etudiants Iraniens (ISNA) a révélé que l’explosion de dimanche soir, en plein Coeur de l’unité de production des matériaux explosifs près de Parchin, a fait, au moins deux morts parmi les travailleurs de cette unité ultra-sensible. Le site Internet de l’opposition iranienne a qualifié cette explosion comme étant très puissante : la déflagration a brisé des vitres d’immeubles situés à 15 kilomètres de Parchin et le flash de cette explosion pouvait être perçu à très longue distance.

Selon tous les soupçons recoupés, Parchin abrite les activités du “groupe d’armement”, dont l’Iran dément toute existence. Ce groupe est responsable du cœur même du programme nucléaire – c’est-à-dire le développement de l’ogive et de la mise à feu de la bombe nucléaire iranienne. On ne pouvait donc pas choisir une cible plus sensible.
L’AIEA a fait des demandes répétées et insistantes pour pénétrer dans l’enceinte de ce site, mais les Iraniens ont toujours fermement refuse. Ils admettent qu’il s’agit bien d’une base militaire secrète, tout en prétendant que ce serait le seul secteur de leur territoire qui ne dissimulerait aucune activité nucléaire.
Les responsables de l’AIEA, qui se fient aux informations fournies par les renseignements de sources occidentales et israéliennes, sont convaincus que les Iraniens mentent. Les images satellite montrent que depuis que les inspecteurs de l’Agence internationale exigent de pouvoir visiter le site, les Iraniens sont particulièrement occupés à dissimuler toute preuve. Des travaux de démolition et de recouvrement se déroulent presque quotidiennement sur le terrain d’expérimentation et de développement.
En 2012, les satellites ont mis en lumière de nouvelles structures et l’activité d’énormes bulldozers, ainsi que la construction d’un mur de béton colossal, remplaçant la barrière qui encerclait le site. Ces images satellitaires exposaient de nombreux tas de terre et de déchets, ainsi que des parties de bâtiments qui soulignaient des travaux intensifs de construction en cours sous les toits d’endroits inexistants auparavant.
Les responsables occidentaux sont persuadés qu’au cœur de cette entreprise secrète de développement, on trouve ce fameux groupe d’armement, en train de développer le mécanisme nucléaire à lentille optique. Il s’agit d’un système complexe de minuteurs et d’explosifs, assemblés autour du noyau de la bombe, qui explose de façon à « pousser » la sphère d’uranium enrichi à l’intérieur et de déclencher une réaction en chaîne nécessaire à une explosion atomique.
Si les preuves tangibles de l’existence de ce groupe d’armement sont exposées au grand jour, elles serviront de pièces à conviction démontrant quel’Iran ment continuellement, tout au long des négociations et qu’il n’y a strictement rien à négocier avec Téhéran. Le refus obstiné de l’Iran d’ouvrir l’accès à Parchin aux inspecteurs de l’AIEA et de montrer ce qui se cache derrière ces portes verrouillées ne fait qu’accroître les soupçons contre la République Islamique.
L’adoucissement, visible à l’œil nu, des relations entre l’Iran et l’Occident (Administration américaine et F. Hollande en tête) fait grandir l’inquiétude en Israël, que les puissances internationales renoncent à leurs exigences qui requièrent que l’Iran expose tous ses vilains petits secrets nucléaires. Dans ce contexte, il est tout-à-fait possible que quelqu’un soit sérieusement fatigué d’attendre que les Iraniens fournissent des réponses et qu’il ait décidé de leur donner un coup de pouce en frappant directement le cœur du groupe d’armement nucléaire.
Et si l’explosion de dimanche est bien le résultat d’un sabotage intentionnel, ce ne serait pas la première fois que cela se produit. Depuis 2005, il y a eu des rapports sur une série de déflagrations mystérieuses sur les sites nucléaires de Natanz, Fordo, Ispahan et Qom.
Les Iraniens ont accusé les services secrets israéliens et occidentaux d’avoir infiltré leurs réseaux d’achat en Europe et en Amérique du Sud et de saboter les équipements vendus à l’Iran. Selon des reportages étrangers, Isra¨l et les Etats-Unis ont même réussi à fabriquer des virus destructeurs, tels que le vers informatique Stuxnet, introduit dans les ordinateurs du programme nucléaire iranien, provoquant de graves dégâts.
De plus, certains des plus importants scientifiques nucléaires de l’Iran et des officiers supérieurs des Gardiens de la Révolution, impliqués dans la sécurité des installations et les programmes de missile ont été tués au cours de ces dernières années. Certains, lors de mystérieux accidents, alors que d’autres étaient victimes d’éliminations ciblées.
Ronen Bergman
Publié le : 08. 10.14, 00:06 / Israel Opinion
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Vous me cassez l’ambiance!
Bonne nouvelle en soi, cet article, cher Monsieur, me fait cependant reconsidérer complètement un projet que j’avais, de visiter qqs sites (archéologiques) en Iran, dont JIROFT, sans passer par de lassantes visites de groupes.
J’irai donc à l’O.T. d’Iran, à Paris, demander une carte détaillée des sites qui m’intéressent, en me faisant préciser si leurs installations nucléaires ne présentent point trop d’inconvénients, par leurs retombées, pour un touriste curieux d’ARCHEOLOGIE.
HAG SAMEAH à vous et à votre équipe!
excellente nouvelle , plus le bordel sera dans les sites de recherche iranien mieux cela sera pour israel