Les « journalistes » de Gaza : quand le journalisme devient une arme de djihad
par Bassam Tawil
Combien de ceux qualifiés de « journalistes » étaient également membres du Hamas ou du Jihad islamique palestinien (JIP) ?
La question est devenue particulièrement urgente après la publication par les Forces de défense israéliennes d’une base de données identifiant 170 Palestiniens tués pendant la guerre et qui, selon Tsahal, étaient également membres du Hamas, du Jihad islamique palestinien ou d’autres organisations terroristes.
Selon la base de données de Tsahal, les personnes identifiées comme agents terroristes étaient… affiliées à des agences de presse internationales, notamment Reuters, AP, CNN, BBC, AFP, Le Monde , l’agence Anadolu et Al-Jazeera.
Ces organisations savaient-elles que certains de leurs employés, pigistes ou collaborateurs basés à Gaza étaient membres du Hamas ou du Jihad islamique palestinien (JIP) ? Ont-elles effectué des vérifications d’antécédents ? Le Hamas ou le JIP ont-ils influencé leurs reportages ? La position de ces journalistes au sein du Hamas ou du JIP leur a-t-elle permis d’accéder à des informations ensuite présentées au public international comme du journalisme indépendant ?
Plus important encore, combien de personnes dont la mort a été citée comme preuve de la prétendue campagne israélienne contre les journalistes participaient réellement à la guerre ?
Trop souvent, le mot « journaliste » a été traité comme s’il était synonyme de « neutre ». Ce n’est pas le cas. Ajoutons maintenant à cela le mot « pilote ».
Les médias internationaux ne peuvent pas exiger qu’Israël soit tenu responsable de chaque journaliste tué dans la bande de Gaza tout en refusant d’enquêter sur la question de savoir si certains d’entre eux étaient membres des organisations terroristes qui combattent Israël.
On a demandé au monde de faire confiance aux « journalistes » de Gaza. Les preuves exigent maintenant que le monde commence à se demander : journalistes pour qui ?
Ce que nous avons vu dans la bande de Gaza ces trois dernières années, c’est un « djihad journalistique » au service de la « guerre sainte ».
Bassam Tawil est un Arabe musulman installé au Moyen-Orient.
JForum.fr avec gatestoneinstitute.org
Sur la photo : Anas al-Sharif (à droite), un « journaliste » qu’Al-Jazeera prétendait employer et qui aurait commandé une escouade de lanceurs de roquettes du Hamas, pose pour un selfie avec de hauts responsables du Hamas, dont le défunt chef du Hamas, Yahiya Sinwar (deuxième à partir de la gauche). Photo : Anas al-Sharif.
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