La Syrie se tourne vers le Pakistan après les frappes
Israël a mené des frappes aériennes sur le nord de la Syrie entre le 17 et le 18 août, ciblant notamment un aéroport militaire au sud d’Alep. Ces opérations visent à envoyer un message clair à la Turquie, qu’Israël accuse d’étendre sa présence en Syrie. En réponse, la Syrie a condamné ces attaques, mais a choisi de ne pas s’engager dans un conflit direct avec Israël. Au contraire, Damas a poursuivi une diplomatie active, illustrée par la visite historique du ministre syrien des Affaires étrangères à Islamabad, la première en 17 ans, soulignant une volonté de renforcer les relations bilatérales avec le Pakistan, un allié clé dans la région.
Cette visite s’inscrit dans un contexte régional marqué par la formation d’une nouvelle alliance entre le Pakistan, l’Arabie saoudite et la Turquie, alliance qui soutient implicitement la Syrie. Parallèlement, la Turquie, qui a occupé des zones en Syrie entre 2016 et 2019, cherche à consolider ses liens avec Damas, notamment dans le secteur de l’énergie, malgré les tensions avec Israël. Cette coopération vise à créer un réseau d’alliances régionales capable de contenir ce qui est perçu comme une agressivité israélienne croissante, notamment en Syrie et au Liban. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a également évoqué la possibilité d’élargir cette alliance à l’Égypte, bien que Riyad semble opposé à cette inclusion.
Du côté israélien, la stratégie reste ferme : maintenir les frappes en Syrie et au Liban pour contrer les menaces sécuritaires, en particulier celles liées aux groupes hostiles. Jérusalem considère la Syrie comme une zone d’influence stratégique et a clairement tracé une ligne rouge dans le nord syrien. Cependant, cette posture est de plus en plus contestée par les pays voisins, qui privilégient la diplomatie et la coopération régionale pour stabiliser la zone. Le contraste entre la politique israélienne et les efforts d’alliance régionale souligne une dynamique complexe, où chaque acteur cherche à renforcer sa position sans déclencher un conflit ouvert.
Les frappes israéliennes en Syrie ont ravivé les tensions dans une région déjà fragile, mais elles ont aussi catalysé une diplomatie active entre Damas, Islamabad et Ankara. Cette nouvelle configuration d’alliances, soutenue par Riyad, témoigne d’une volonté collective de contenir l’influence israélienne tout en évitant une escalade militaire majeure. Le refus israélien de modifier sa politique de sécurité, combiné à la montée des coopérations régionales, laisse présager une période d’incertitudes où la stabilité du Moyen-Orient dépendra largement des équilibres entre ces puissances en interaction.
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Il ne faut pas se leurrer. Lorsque dès états arabes et musulmans s’allient ce n’est pas pour la stabilité régionale, c’est contre Israël.. Il y a beaucoup de minorités ethniques dans le monde arabe qui sont opprimés, il faut les aider militairement pour qu’ils obtiennent leur indépendance. Un fois leur indépendance obtenue, il faut en faire des états alliés. Cela ne plaira pas à Trump mais il a ses intérêts et Israël les siens. Il n’y a pas grand chose à faire avec les pays arabes qui n’a pas déjà été fait.