Panique au Hezbollah : la Syrie ferme ses frontières et étrangle l’axe iranien

Dans le contexte de la chute du régime d’Assad et des fortes pressions américaines exercées par l’administration Trump, l’organisation terroriste chiite craint profondément la trahison syrienne et place des milliers de combattants en état d’alerte maximale à la frontière orientale, tandis que Damas s’efforce activement de bloquer les voies d’approvisionnement et de saisir les cargaisons d’armes iraniennes (dans le monde entier).

L’ organisation terroriste Hezbollah se trouve dans un état d’isolement et de paranoïa sans précédent. Ayant perdu son influence stratégique avec la chute du régime d’Assad, elle est désormais confrontée à la fermeture de sa principale voie d’approvisionnement en provenance d’ Iran via la Syrie. Le nouveau président syrien, Ahmed al-Charia, démontre sur le terrain qu’il n’entend pas servir de voie de transit pour les armes iraniennes et met en œuvre une série d’actions qui plongent le Hezbollah dans une crise existentielle.

Selon des sources libanaises, les dirigeants du Hezbollah mènent depuis des semaines des négociations intensives afin de percer les véritables intentions d’al-Shara. Ce contexte est marqué par la proposition fracassante du président américain Donald Trump , selon laquelle Washington envisagerait de donner son feu vert à Damas pour une intervention militaire au Liban visant à démanteler l’infrastructure du Hezbollah.

Al-Sharaa a, quant à lui, rejeté publiquement l’initiative américaine, affirmant clairement que tant qu’Israël contrôlera des territoires au sud du Liban et au sud de la Syrie , toute discussion sur la dissolution du Hezbollah sera vaine. Le nouveau dirigeant syrien craint un bain de sang et d’être perçu dans le monde arabe comme un collaborateur d’Israël, et préfère panser la « plaie historique syrienne » laissée par l’organisation durant la guerre civile.

Mais au-delà des déclarations, la nouvelle administration de Damas prouve par ses actes qu’elle n’a aucune intention de coopérer avec la filière d’approvisionnement iranienne. Les autorités syriennes ont annoncé cette semaine avoir déjoué une tentative de contrebande de centaines de grenades vers le Liban, destinées, selon des sources syriennes, au Hezbollah. Les douaniers du poste-frontière de Jadidat Yabus, dans la campagne de Damas, ont intercepté un véhicule en direction du Liban et y ont découvert 226 grenades des Gardiens de la révolution dissimulées dans des compartiments secrets.

D’importantes cargaisons saisies à la frontière

Cet incident survient quelques jours seulement après que la Syrie a annoncé avoir déjoué une tentative de contrebande d’une importante cargaison d’ armes sophistiquées et de missiles à travers la frontière syro-irakienne, destinée, selon elle, au Hezbollah au Liban. Ces dernières années, la Syrie a servi de voie de transit majeure pour les armes iraniennes à destination du Hezbollah, mais suite aux changements de gouvernement et à l’évolution de la situation sécuritaire dans la région, les nouvelles autorités syriennes ont annoncé à plusieurs reprises avoir stoppé les livraisons d’armes destinées à l’organisation chiite.

Des émissaires turcs et qataris ont tenté une médiation entre les parties afin d’apaiser les tensions, mais le Hezbollah refuse de se fier à de vaines promesses diplomatiques. L’organisation vit dans un profond sentiment de persécution et de paranoïa, persuadée qu’al-Sharia attend une occasion propice – ou la levée des sanctions internationales – pour retourner sa nouvelle armée blindée contre les bastions terroristes de la Bekaa et d’Irmal.

Déploiement militaire à la frontière orientale

La nouvelle réalité sur le terrain s’est traduite de manière spectaculaire sur le plan opérationnel. Suite au retrait forcé des forces de l’organisation de Syrie vers le territoire libanais, le Hezbollah a concentré une force considérable dans le secteur nord-est et est, forte de 3 000 à 5 000 combattants d’élite, comprenant des unités territoriales de la Bekaa et des éléments des forces de Radwan.

Par ailleurs, une transformation sans précédent s’opère dans le secteur syrien : la nouvelle armée syrienne a déployé des milliers de soldats armés dans la région, dont des divisions blindées et de commandos aguerries, ainsi que des batteries de roquettes pointées directement sur les bastions du Hezbollah. Suite aux raids locaux déjà menés dans la région de Jarad al-Harmel, le Hezbollah a ordonné le relèvement du niveau d’alerte maximal, s’est de nouveau retranché dans les profondeurs des vallées de la Bekaa et s’est préparé à toute éventualité, y compris une attaque surprise depuis le front est.

Rencontre de Rubio avec le président du Liban Photo : page X de Rubio )

Tensions internes au Liban

Les tensions croissantes dans la région se répercutent également sur la scène intérieure libanaise. Hassan Izz al-Din, député du Hezbollah, a lancé une attaque virulente contre le président libanais Joseph Aoun. Dans un discours prononcé à Beyrouth, il a affirmé que « l’arrogance du président libanais et son insistance à poursuivre des négociations directes avec Israël risquent de fragmenter la scène politique libanaise et d’affaiblir les accords et la compréhension nationale ».

Izz al-Din a ajouté, accusant Aoun de « l’empêcher d’être le président de tous les Libanais, mais de l’avoir plutôt transformé en président d’une partie du peuple libanais ». Cette attaque survient dans un contexte de tensions internes au Liban liées à la mise en œuvre de l’accord avec Israël et aux négociations menées sous l’égide des États-Unis. Pour rappel, le président libanais Aoun s’est rendu à la Maison Blanche pour sa première visite d’État depuis 2009, au cours de laquelle il a rencontré le secrétaire d’État américain Marco Rubio.

Ainsi, tandis qu’ils creusent avec angoisse dans les tunnels et les bastions de la Bekaa, les dirigeants de l’organisation terroriste comprennent l’amère et définitive vérité : l’ère des célébrations régionales et du contrôle incontesté du territoire syrien est révolue, à jamais. Celui qui prétendait être le maître de la région se retrouve encerclé de murs de fer, dépourvu de toute profondeur stratégique et tremblant devant ses voisins qui, jadis, le défiaient. La menace la plus mortelle pour l’avenir du Hezbollah ne vient plus seulement de l’armée de l’air israélienne, mais se dresse contre lui à l’est, où le piège mortel de l’axe du mal se referme inexorablement.

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meller danielle

bonne nouvelle