Fuite de renseignements : le ministre iranien des Affaires étrangères, Araqchi, décrit les moments de la tentative d’assassinat de Khamenei.
Décrivant les premiers instants de la guerre, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, révèle comment le complexe du Guide suprême a été attaqué alors qu’il présentait un rapport sur la sécurité. Araqchi admet : « Une grave faille dans les services de renseignement a permis à l’ennemi d’être informé de nos réunions. »
Dans une conversation offrant un rare aperçu de ce qui se passe au plus haut niveau en Iran, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a décrit les événements dramatiques qui ont conduit à l’attaque ciblée contre le dirigeant iranien Ali Khamenei au début de la guerre.
Araqchi se souvient du matin où la situation régionale a basculé : « Samedi matin, à 8 h, j’ai rencontré le président et je lui ai dit clairement : « Il règne un climat de guerre. » Plus tard, comme d’habitude, je suis arrivé à 9 h pour une réunion avec M. Hejazi, chef du cabinet du Guide suprême, afin de lui remettre le rapport de négociation. »
Le récit d’Araqchi révèle comment la réunion s’est instantanément transformée en champ de bataille : « Alors que je parlais à M. Hejazi des tensions sécuritaires et du climat de guerre, l’endroit a été attaqué. »
Au-delà de la description de ces moments terrifiants, Araqchi a reconnu une grave faille de sécurité, révélant une infiltration profonde au sein des cercles les plus proches du pouvoir iranien. Il a affirmé que le fait que les assaillants aient eu connaissance des réunions se tenant dans l’enceinte sécurisée du dirigeant n’était pas une coïncidence.
« La tenue de réunions à cette époque n’avait rien d’inhabituel », a précisé le ministre des Affaires étrangères, « mais le fait que l’ennemi ait eu connaissance de leur existence est le résultat d’une faille dans les services de renseignement qui, semble-t-il, existe toujours au sein de notre système et qui n’a pas été résolue à ce jour. »
Ces questions revêtent un grand intérêt dans le contexte de l’escalade actuelle, car elles témoignent d’un sentiment d’insécurité interne au sein des dirigeants iraniens quant à leur capacité à protéger les secrets et les déplacements des hauts responsables gouvernementaux contre les infiltrations de services de renseignement par des éléments hostiles.
JForum.Fr & JDN
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Je suis surpris que JForum parle d’assassinat. Il s’agit d’un acte de guerre légitime visant un architerroriste qui voulait éradiquer un Etat membre de l’ONU.