La fameuse « solution à deux États »

La communauté internationale, l’Union européenne et Emmanuel Macron souffrent d’une obsession pathologique qui tourne au ridicule : imposer coûte que coûte la fameuse « solution à deux États ». Tous chantent ce refrain sans fin, oubliant un détail essentiel : les deux principaux intéressés n’en veulent tout simplement pas.

Côté israélien, le peuple d’Israël a déjà un État, et il n’a aucunement l’intention d’en créer un second sur ses propres terres.
Côté arabe, la réalité est encore plus claire : ils ne veulent pas d’un second État, mais d’un seul, avec Jérusalem comme capitale.
Leur objectif n’a jamais été un compromis, mais l’éradication d’Israël.

Et il y a plus grave encore: les zélateurs de la solution à deux États taisent soigneusement le fait qu’elle est juridiquement impossible.
En 1947, l’ONU a proposé un plan de partage de la Palestine mandataire : les Juifs l’ont accepté, les Arabes l’ont rejeté. Résultat ? L’article 80 de la Charte de l’ONU interdit depuis de modifier le statut de ces territoires sans accord des parties.
C’est un point de droit limpide, que Macron, Bruxelles et compagnie connaissent parfaitement. Leur posture n’est donc pas seulement illusoire, elle est cynique et hypocrite.
En vérité, ce n’est pas à la communauté internationale d’apporter une solution, mais aux Arabes eux-mêmes d’assumer leur refus historique et leurs choix passés.
S’ils n’ont pas d’État aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont dit non hier.
Alors il est temps d’arrêter de nous bassiner avec ce soi-disant « problème » qui n’est ni le nôtre, ni celui d’Israël.
Que ces diplomates professionnels cessent de gesticuler et qu’ils regardent la vérité en face : la seule solution viendra de ceux qui ont saboté celle que l’ONU leur avait pourtant offerte sur un plateau en 1947.
Assez d’hypocrisie. Assez de farce.
Qu’on laisse enfin ces peuples prendre leurs responsabilités et qu’on arrête de nous emmerder avec cette chimère à deux États.

Netanyahu : « Il n’y a pas de place » pour un État palestinien entre la mer Méditerranée et le Jourdain

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'un événement marquant la reconnaissance de 17 nouvelles communautés juives dans la région de Binyamin en Samarie, le 26 août 2025. Photo de Kobi Gideon/GPO.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’un événement marquant la reconnaissance de 17 nouvelles communautés juives dans la région de Binyamin en Samarie, le 26 août 2025. Photo de Kobi Gideon/GPO.

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré samedi qu’il n’y avait « pas de place pour deux États » entre la mer Méditerranée et le Jourdain, arguant que la guerre avait créé un large consensus public contre la création d’un État palestinien.
« Avant la guerre, l’opinion publique était divisée : même si, à mon avis, la plupart des gens y étaient opposés, une part importante y était favorable. Je pense que cela a changé », a déclaré Netanyahu aux journalistes, répondant à une question lors d’une conférence de presse à Jérusalem samedi soir.

« Voilà une base d’accord », a ajouté le Premier ministre. « À mon avis, l’unité est bien plus grande au sein de la population qu’à la Knesset. »

Netanyahu répondait à une question d’ Israel Hayom concernant les principes sur lesquels il entendait former son prochain gouvernement s’il remportait un nouveau mandat lors des élections générales de cet automne.

Avant le massacre du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre actuelle sur plusieurs fronts, 69 % des Israéliens s’opposaient à la création d’un autre État palestinien en dehors de celui de Gaza. Ce pourcentage est passé à 79 % après les attaques, selon un sondage publié en mai par le Centre de Jérusalem pour la sécurité et les affaires étrangères.

Le 21 février 2024, la Knesset a voté par 99 voix contre 11 pour rejeter la reconnaissance unilatérale de l’ État palestinien . Tous les membres de la coalition et la plupart des députés des partis d’opposition sionistes ont voté contre les « diktats internationaux concernant un règlement permanent avec les Palestiniens ».

En juillet 2025, une majorité de 71 des 120 membres de la Knesset, issus de la coalition et de l’opposition, a adopté une résolution non contraignante en faveur de l’application de la souveraineté de Jérusalem à la Judée, à la Samarie et à la vallée du Jourdain.

Georges Bensoussan, propos recueillis par Alexandre Devecchio, pour Le Figaro, le 26 juin 2025.

« On peut considérer sans grand risque, et entre gens raisonnables, que la solution à deux États paraît la moins mauvaise des solutions. Voire la plus logique. Mais voilà près de quatre-vingt-dix ans déjà qu’on le dit car, a contrario des idées reçues, la partie arabe a refusé depuis 1937, et à six reprises, le partage de la Palestine en deux États. Refus du plan Peel en juillet 1937, refus du Livre blanc britannique de mai 1939 qui prévoyait pourtant l’indépendance de la Palestine dans un délai de dix ans. Refus de la résolution 181 des Nations unies du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine en deux États. Et trois « non » successifs à la proposition d’un État palestinien au côté d’Israël émise par les premier ministre israélien Ehud Barak en 2000 et 2001 et Ehud Olmert en 2007. Le projet de 2001 rétrocédait aux Palestiniens 95% du territoire de la Cisjordanie et acceptait le principe d’une co-souveraineté sur Jérusalem. Tout se passe comme si accepter l’État palestinien revenait, de fait, à accepter le fait national israélien et c’est là que le bât blesse pour une grande part de l’opinion arabe qui ne souhaite qu’un seul État. Mais à la place d’Israël.

Pourquoi cet État de Palestine réclamé aujourd’hui comme le remède à tous les maux de la région n’a-t-il pas vu le jour entre 1949 et 1967, en Cisjordanie et à Gaza où il n’y avait alors ni Juif ni Israélien ? Deux territoires dont nul ne disait à cette époque qu’ils étaient palestiniens et qui ne le sont devenus qu’avec l’occupation israélienne de juin 1967. Maintes fois posée, cette question demeure sans réponse.

Peut-être étudiera-t-on demain comme un cas d’école cette inversion de la réalité telle qu’on la voit à l’œuvre dans les systèmes totalitaires. En 1933, au plus fort de l’Holodomor, le quasi-génocide par la faim organisé en Ukraine par le Parti communiste de l’URSS, le premier responsable de cette catastrophe, Joseph Staline, évoquait devant le comité central de son parti « l’homme, ce capital le plus
précieux ». Si l’histoire, dont Paul Valéry se méfiait au plus haut point, a quelque fonction, c’est au moins celle-là, démonter les supercheries du loup déguisé en agneau et du combat réactionnaire déguisé en lutte anticoloniale de libération. »

JForum.fr avec Meta et jns

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

S’abonner
Notification pour
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

12 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire
Madeleine

Vous avez fait disparaître mon texte avant que je finisse de l’écrire ! Quel témoignage de votre exceptionnelle intelligence !!!

Gaulois furieux

Quand les historiens étudieront le conflit israelo arabe, ils encenseront Israel pour son habileté politque et son expertise militaire. Ils vomiront les Arabes comme des idiots hors concours.

Pauliltique

2 constatations des mandats de macron en politique exterieure: 1/ il aura laisser le Liban s’ effondrer. 2/ il aura sacrifier Israel et la communauté juive de France. Je ne peux que souhaiter son départ de la vie politique française.

Gaulois furieux

En quelques mots, tout est dit.

Madeleine

Le « Mozart de la finance » !!! Il paraît que le ridicule ne tue pas. Dès que cet individu est apparu un soir près de la Pyramide du Louvre pour « fêter » sa prise de fonctions devant les caméras des médias, j’ai su qu’il s’agissait d’un « truc » en toc sans aucun talent qui tentait de se mettre en scène sur une reproduction d’un navet emprunté à….Hitler ! Une centaine de mètres le séparent des caméras. Il arrive d’un pas extrêmement lent accompagné de la 9éme de Beethoven !

Jacques

En réalité, ceux qui font pression connaissent l’article 80 de l’ONU et menacent sans arrêt de tous les maux de la terre parce qu’il faut juridiquement l’accord d’Israel et c’est là qu’il y a eu les accords d’Oslo où un gouvernement de faibles d’esprit a cédé aux pressions et aux menaces mais à malgré tout pris la précaution d’imposer une autonomie avant, et bien sûr les petits genis n’ont pas joué le jeu alors cette « solution » a déjà été tentée et a échoué.

Richard MALKA

Pourtant il y a plein d’endroit ou il peut y avoir une solution à 2 états: l’ukraine, l’iles de france, marseille, londres, berlin etc…. Israël pays cobaye pour ces tocards, basta c’est fini, il va falloir que tous ces conseilleurs se retrouvent enfin devant cette hypocrisie et qu’ils affrontent toute la merde qu’ils ont créé dans leur propre pays en endormant leur propre peuple avec de telles idéologies.
çà va chier, et il n’ya rien d’autre à attendre…..

Damran

Grâce à cette supercherie interminable, tout le monde trouve son compte sans prendre de risques, comme dirait l’autre : ça ne mange pas de pain.
Très franchement, quel chef d’Etat oserait déclarer que la solution à deux Etats est la plus grande supercherie diplomatique toujours resservie au quotidien ?
Ehud Barak a offert sur un plateau au Nobel-Terroriste une solution inimaginable :
Donner aux mendiants pleurnicheurs 94% de leurs revendications.
L’hyper terroriste puant a répondu par une intifada meurtrière.
Comment peut-on imaginer vivre à proximité d’une population que les dirigeants encouragent à tuer des « Juifs » et à utiliser la violence extrême pour y parvenir ?
Comment peut-on imaginer vivre à une dizaine de kilomètres d’une population saturée de haine et prête à « mourir en martyre » en assassinant des Israéliens ?
Nous avons vu au cours des dernières années que le mythe de la solution dite de deux Etats est une immense fumisterie complètement irréalisable.
Même si Israël donnait la totalité de son territoire aux mendiants pleurnicheurs et garderait un seule immeuble à Tel Aviv, les ordures pleurnichardes trouveraient que c’est trop, alors il n’existe qu’une seule réponse : que toute la pourriture qui vit en Judée Samarie aille vivre en Jordanie, là où leurs familles sont déjà installées….

Yan

Au jour d’aujourd’hui la supercherie sanguinolante est techniquement en état de mort clinique, on va en venir inéluctablement à l’abroger…Le Hamas en Judee-Samarie va finir par nous pousser à un combat existentiel où on n’aura pas d’autres choix que de se livrer pour le coup à un vrai génocide massif de plusieurs millions de djihadistes et faire une 2nde Naqba en poussant ces colonies de rats jordaniennes vers leur bled d’origine…Là j’ai la nette impression qu’on continue à y aller sur la pointe des pieds, plutôt que comme du temps de gloire de Sharon, faire boucler Naplouse, Tulkarem et Jenine pour les raser jusqu’au dernier gravas…Un de mes potes qui fait les milouim m’a dit qu’il a eu vent de centaines de milliers d’armes de tous types qui y seraient stockées!!!…

Espérons en parallèle un retour de boomerang pour le BDS qui encouragerait les communautés juives du monde entier à venir créer un raz-de-maree démographique dans la même région et qui noierait tellement les arabes qu’ils n’auraient d’autre choix que faire d’,eux-mêmes leurs clic et clacs pour aller au diable…

Avraham

Meme le RN parle de 2 etats! De quoi j’me mele…

Alain

C’est bien cela qui fait que je me méfie de Bardella et consort

Sam de BEO

Bardella il ne me semble pas l’avoir entendu sur « deux états ». Par contre Marine en a parlé quelques fois et depuis je ne vote plus pour le RN.