Starmer s’apprête à annoncer sa démission

Le Premier ministre britannique Keir Starmer serait sur le point de fixer la date de son départ de Downing Street, selon plusieurs sources britanniques. Cette décision serait motivée par la victoire éclatante d’Andy Burnham, ancien maire de la région du Grand Manchester, lors des récentes élections partielles à Makerfield. Ce succès donne à Burnham une position solide pour prétendre à la direction du Parti travailliste et, potentiellement, au poste de Premier ministre.

Starmer aurait tiré la conclusion que sa position est devenue intenable, après de nombreuses consultations avec des ministres, des conseillers, des leaders syndicaux et des donateurs du parti. Un haut responsable gouvernemental a confié que Starmer réalise que « le jeu est terminé » et qu’il réfléchit désormais à la manière de préserver son héritage politique. Le Premier ministre passe actuellement son week-end à Chequers avec son épouse Victoria, mûrissant sa décision finale, attendue dès lundi. Un de ses proches assure que Starmer souhaite partir de manière ordonnée, sans créer de vide politique, par sens du devoir et de l’honneur.

Le triomphe d’Andy Burnham, qui a recueilli environ 55 % des voix contre 35 % pour Reform UK, le parti de Nigel Farage, modifie profondément la dynamique interne du Parti travailliste. Burnham sera assermenté député lundi et doit rencontrer Starmer dans la semaine. Ses partisans affirment disposer du soutien de plus de 201 députés, soit la majorité de la faction parlementaire, ce qui affaiblit fortement la légitimité de Starmer auprès de la Chambre des communes. Certains estiment même que jusqu’à 300 députés pourraient soutenir Burnham. Cette situation fait suite à une série de revers pour les travaillistes, notamment lors des élections locales du printemps, qui ont intensifié les appels à la démission de Starmer.

Par ailleurs, le Premier ministre est confronté à une controverse liée à Peter Mandelson, ancien ambassadeur à Washington, dont les liens avec Jeffrey Epstein ont suscité un scandale. Plusieurs ministres importants, dont le ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper et la ministre des Transports Heidi Alexander, ont publiquement exigé que Starmer annonce un calendrier de départ. Malgré cela, Starmer a affirmé vendredi qu’il ne compte pas démissionner et qu’il continuera à se battre lors des prochaines élections, appelant son parti à l’unité pour contrer Farage. À Downing Street, les rumeurs sur son départ sont qualifiées de simples spéculations, mais un allié proche évalue ses chances de poursuivre à seulement 25 %.

Cette crise interne marque un tournant majeur pour le Parti travailliste et la scène politique britannique. La montée en puissance d’Andy Burnham remet en question la stabilité du gouvernement et pourrait entraîner un changement de leadership imminent. La décision de Starmer, attendue dans les prochains jours, sera déterminante pour l’avenir politique du Royaume-Uni et la stratégie du Parti travailliste face à ses adversaires. La situation reste toutefois incertaine, avec des enjeux lourds pour la cohésion du parti et la confiance des électeurs.

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