Rencontre Trump-Xi : un tournant stratégique

La visite du président américain Donald Trump en Chine s’inscrit dans un contexte de tensions internationales où la montée en puissance de Pékin modifie profondément les rapports de force au Moyen-Orient. Cette rencontre, au-delà des enjeux économiques, pourrait redéfinir les alliances et la stabilité régionale, alors que la Chine cherche à étendre son influence sans s’engager dans des conflits ouverts.

Depuis plusieurs années, la Chine augmente progressivement sa présence au Moyen-Orient, notamment par des initiatives navales et des médiations diplomatiques, comme celles entre l’Iran et l’Arabie saoudite. Pékin privilégie une posture prudente, évitant les zones de conflit directes comme la Syrie, tout en renforçant ses partenariats économiques dans le Golfe. Cette stratégie soulève des interrogations quant à une possible évolution vers un rôle militaire, alors que ses relations avec Israël, autrefois florissantes, se sont récemment tendues, notamment à cause de critiques chinoises envers Jérusalem.

Le partenariat sino-russe et les liens étroits avec des pays comme le Pakistan illustrent la volonté de la Chine de s’affirmer comme un acteur incontournable dans la région. Le contrat de 25 ans avec l’Iran, bien que partiellement réalisé, témoigne de cette ambition. Pékin se montre toutefois vigilant face aux risques d’instabilité que pourrait engendrer un conflit prolongé, notamment en raison de ses intérêts économiques et énergétiques. La position chinoise sur l’Iran, notamment son opposition aux frappes américaines et israéliennes, ouvre une fenêtre pour une coopération avec Washington sur des dossiers sensibles, comme la non-prolifération nucléaire et la sécurité du détroit d’Hormuz.

La relation sino-israélienne, marquée par une montée des tensions depuis 2021, reflète un rééquilibrage des alliances. Israël, qui avait tenté de diversifier ses partenariats vers des puissances non occidentales, semble désormais réévaluer ses options face à l’évolution géopolitique. La méfiance chinoise envers Israël s’accompagne d’une surveillance accrue des liens militaires entre Israël et les États-Unis, ainsi que des interactions d’Israël avec des pays asiatiques rivaux de la Chine. Cette situation accentue les incertitudes quant à la place d’Israël dans la nouvelle configuration régionale.

Enfin, la guerre en Iran et les tensions dans le Golfe accentuent le rôle potentiel de la Chine comme médiateur et stabilisateur. Alors que les États du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, cherchent à diversifier leurs alliances face à une Amérique perçue comme moins fiable, la Chine apparaît comme une alternative crédible, capable d’investir massivement tout en promouvant une certaine stabilité. Les incidents récents, comme l’attaque iranienne sur une île où la Chine participe à un projet portuaire, illustrent cependant les défis sécuritaires auxquels Pékin devra faire face. Par ailleurs, la pénurie de missiles américaine, mise en lumière lors du conflit, pourrait renforcer la position chinoise dans les négociations bilatérales.

La visite de Trump en Chine intervient à un moment où le Moyen-Orient est en pleine recomposition stratégique. La montée en puissance chinoise, combinée à la volonté américaine de contenir cette influence, crée un équilibre fragile. Pékin, tout en consolidant ses intérêts économiques et politiques, pourrait jouer un rôle clé dans la prévention des conflits et la promotion d’une nouvelle stabilité régionale. Cette dynamique reste toutefois soumise à de nombreuses incertitudes, notamment liées aux évolutions des relations sino-israéliennes et aux tensions persistantes autour de l’Iran et du Golfe.

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1 Commentaire
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Asher Cohen

Pour des informations sérieuses sur les rapports entre États-Unis et Chine, il vaut mieux éviter les médias français car ils ont tous un biais anti américain.

Comment expliquer cette haine flagrante des français pour les américains ?
En 1651, Hobbes affirmait que la haine procède de la difficulté à rendre de grands bienfaits. Ainsi recevoir de quelqu’un, dont nous pensons être l’égal, des bienfaits plus grands qu’il y a espoir de lui rendre la pareille, amène en Réalité à le haïr secrètement. Et cela nous place dans la situation d’être un débiteur insolvable qui évite de voir son créancier et qui, sans l’avouer, souhaiterait le savoir là où il ne le verrait plus, car les bienfaits obligent et l’obligation asservit. Une obligation sans retour est une éternelle servitude, ce qui entre égaux, suscite de la haine. En fait, les américains ont assisté les français en 1917, les ont libérés en 1944, ont financé leur industrie en 1947 par le Plan Marshall, fourni les armes pour l’Indochine, le nucléaire, puis le thermonucléaire en 1968, etc.. La haine des français envers les américains s’expliquerait donc ainsi, au sens de Hobbes. En vivant dans la fantaisie et l’illusion de leur complexe de supériorité, les français ne peuvent pas s’en sortir.

Maintenant le leader chinois, Xi-jinping est, à la différence de Macron, un septuagénaire, comme Trump, Netanyahou, Poutine, etc. Il a compris l’importance de baser sa pensée sur la Réalité et de  » suivre la vérité  ». Selon lui, le leader politique doit suivre la vérité et la Justice, se dévouer à l’intérêt public et à la droiture, donc dire et écouter la vérité. Aussi a-t-il lancé une forte campagne anti-corruption en Chine et restructuré son armée. Pensez-vous sérieusement que la justice française qui par exemple a couvert pendant plus de 20 ans la criminalité et les comptes en Suisse de la médicaillerie, et la police corrompue qui m’a privé de 10 mètres cubes de dossiers, livres et archives, se dévoueraient à l’intérêt public en France ?

Pour les médias français sur la relation entre Trump et Xi-jinping, l’exemple d’Alain Bauer est édifiant. C’est un juriste, Juif Ashkénaze assimilé à cette France haineuse, que je viens de décrire. Il se dit criminologue et colonel de réserve dans l’armée française, mais bien que dépourvu de compétences stratégiques, économiques et en art de la guerre, il se pique de géopolitique et promeut ses livres sur Trump et la Chine sur les plateaux TV. Ainsi il va affirmer, de manière péremptoire, que la Chine serait déjà la première puissance mondiale aux plans notamment économique, militaire et technologique. Or, la Chine est pour son pétrole dépendante du bon vouloir de pays étrangers, ce que Trump a parfaitement compris en attaquant ces pays fournisseurs de pétrole, et c’est par pitié, pour bien afficher sa puissance, qu’il laisse passer un tanker chinois par le détroit d’Ormuz. La Chine, première puissance mondiale selon Alain Bauer, se laisserait humilier de la sorte, sans intervenir militairement pour sécuriser ses approvisionnements ? Et elle se contenterait de répliquer en bloquant les métaux rares? Ensuite, Bauer ne tient pas compte des budgets militaires des puissances respectives, 350 milliards de dollars pour la Chine contre 900, et bientôt 1500, pour les États-Unis. L’ Amérique est historiquement la première puissance nucléaire du Monde depuis 1945, et la première puissance spatiale depuis 1969. Enfin économiquement, le PIB chinois en valeur nominale reste à plus de 10.000 milliards de dollars derrière les États-Unis.

Manifestement, Bauer le juriste manque de rigueur dans son analyse et de discernement dans son jugement, donc d’intelligence. Son jugement de la Chine ici n’est que le produit de son imagination. Il est surprenant de constater combien les journalistes qui l’interrogent sur les plateaux TV français, ne relèvent pas sa vanité. Or la vanité ne suscite que de vaines entreprises. Les vaniteux, conscients de ne pas avoir de grandes capacités, se font plaisir en feignant de se croire courageux, et sont portés à l’ostentation plutôt qu’à entreprendre, parce que quand le danger ou les difficultés surgissent, ils ne craignent que de voir leur incapacité découverte. Les vaniteux, qui évaluent leur capacité par la flatterie des autres, sans s’assurer, après s’être examinés eux-mêmes, que leur espoir est fondé, sont portés à se lancer dans l’aventure sans réfléchir. Et quand le danger ou les difficultés arrivent, ils s’enfuient s’ils le peuvent, parce que ne voyant aucun moyen d’assurer leur sécurité, ils préfèrent mettre en jeu leur honneur, en le revigorant par une excuse, plutôt que leur vie pour laquelle il n’existe pas de remède efficace. C’est typiquement français, et les Ashkénazes s’y sont assimilés.