Argent liquide, cadeaux et réseaux africains… Les accusations choc contre Dominique de Villepin.

Robert Bourgi accuse l’ancien Premier ministre d’avoir eu connaissance de cadeaux coûteux et d’échanges occultes entre l’Élysée et certains dirigeants africains. L’ancien intermédiaire assure vouloir « soulager sa conscience », tout en reconnaissant chercher à contrer ses ambitions pour 2027.

Robert Bourgi rouvre les plaies de la Françafrique et règle ses comptes au grand jour avec Dominique de Villepin. Dans un entretien accordé au Parisien ce samedi, l’ancien conseiller officieux de l’Élysée sous Jacques Chirac a mis en cause l’ex-Premier ministre, qu’il a accusé d’avoir été informé de cadeaux coûteux et impliqué, selon lui, dans des circuits occultes reliant plusieurs dirigeants africains à Paris. Le Franco-Libanais, né à Dakar, a dit vouloir « soulager sa conscience », tout en assumant chercher à freiner une éventuelle candidature de l’ancien Premier ministre à la présidentielle de 2027.

L’affaire a été ravivée par l’émission Complément d’enquête, diffusée le 30 avril sur France 2. Robert Bourgi y a affirmé avoir remis à Dominique de Villepin deux statuettes de Napoléon en 2002 et 2003. L’une aurait été offerte par l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré pour 75 000 euros, l’autre par un industriel italien pour 50 000 euros. Dominique de Villepin a reconnu posséder ces objets, mais a affirmé ne pas en avoir connu l’origine précise et en minimise aujourd’hui la valeur. Une version contestée par Bourgi : « Dominique ne peut pas nier l’origine de ces objets. »

« Le talon d’Achille de Dominique de Villepin, c’est l’argent, le luxe, l’aisance »

Robert Bourgi a également affirmé avoir été chargé, entre 1997 et 2005, de gérer les « gestes d’amitié » de chefs d’État africains à l’égard de Jacques Chirac. Il a évoqué « une douzaine, voire une quinzaine » de remises d’argent, pour un montant total estimé à environ 50 millions d’euros. Selon lui, Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l’Élysée puis ministre des Affaires étrangères, était son interlocuteur direct. « Le talon d’Achille de Dominique de Villepin, c’est l’argent, le luxe, l’aisance », a-t-il asséné.

Il est aussi revenu sur un épisode déjà raconté dans son livre Ils savent que je sais tout : la livraison présumée, en novembre 2001, de 3 millions de dollars dissimulés dans quatre djembés en provenance du Burkina Faso. Il a affirmé que Dominique de Villepin serait descendu dans la cour de l’Élysée pour aider à transporter les instruments jusqu’à son bureau. Ces faits allégués sont aujourd’hui prescrits et n’ont donné lieu à aucune condamnation.

Du côté de Dominique de Villepin, l’entourage a dénoncé une manœuvre politique. Interrogés par Le Parisien, ses proches évoquent l’influence de Nicolas Sarkozy, dont Robert Bourgi serait, selon eux, « le vieux et fidèle relais », habitué aux « récits changeants » et aux « coups tordus ». Ils ont rappelé qu’une enquête préliminaire ouverte en 2011 sur de possibles transactions secrètes entre l’Élysée et des pays africains avait été classée sans suite. Robert Bourgi a rejeté toute instrumentalisation : « Je ne suis pas téléguidé, ni par Nicolas ni par personne. Je règle mes comptes moi-même. »

Présidentielle : de Villepin accusé d’avoir reçu des milliers d’euros de cadeaux lorsqu’il était ministre.

Lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin aurait reçu deux statuettes de Napoléon d’une valeur de dizaines de milliers d’euros par l’intermédiaire d’un lobbyiste.

Dominique de Villepin a des ambitions présidentielles mais avant de se lancer officiellement dans la course à l’Élysée, il pourrait déjà être au centre d’un scandale. L’ancien ministre est accusé d’avoir reçu en cadeaux deux statuettes de Napoléon d’une valeur de 75 000 et 50 000 euros lorsqu’il était au Quai d’Orsay en 2002.

Selon l’émission Complément d’enquête, qui doit être diffusée ce jeudi sur France 2, Dominique de Villepin aurait reçu ces cadeaux par l’intermédiaire de Robert Bourgi. Cet avocat et ex-pilier des réseaux de la Françafrique – qui fit déjà tomber François Fillon en 2017 dans l’affaire des costumes – affirme lui avoir fait parvenir les deux objets. Le premier aurait été offert en 2002 par Blaise Compaoré, président du Burkina Faso de l’époque. Le second par l’industriel italien Gian Angelo Perrucci.

Dominique de Villepin réagit

Selon l’émission, dont les équipes ont consulté les factures des objets, Dominique de Villepin assure qu’il s’agissait de cadeaux payés par Robert Bourgi et qu’il n’aurait « jamais » eu connaissance de la provenance des statuettes. L’ancien ministre s’est dit prêt à les rendre.

Auprès de l’AFP, les proches de Dominique de Villepin accusent un « fidèle relais de Nicolas Sarkozy », connu pour « ses récits changeants et ses coups tordus », d’avoir propagé cette information. S’il écarte toute responsabilité de l’ancien président de la République, Robert Bourgi admet en vouloir à l’ex-ministre des Affaires étrangères après ses propos sur l’incarcération de Nicolas Sarkozy l’année dernière.

Le JDD & JForum.Fr

 

 

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Adam

Le poisson pourri par la tête.

Sam de BEO

Pourri parmi les plus pourris.

KIGEM

QUAND ON RÉALISE QUE DES HOMMES POLITIQUES AUSSI POURRIS PAR LEUR CUPIDITÉ ONT GOUVERNÉ LA FRANCE UNIQUEMENT POUR EUX LOIN DE PENSER AUX FRANÇAIS CELA NOUS RÉVULSE ET CERISE SUR LE TAS DE MERDE ILS VEULENT REVENIR AU POUVOIR.

Asher Cohen

Totalement d’accord avec vous ici, ces soi-disants hommes politiques, en Réalité parfaitement incompétents mais autant pourris par leur cupidité, ont dirigé la France uniquement pour leur propre intérêt, et leurs comptes off-shore, au lieu de penser aux français. Le problème est que, comme tous les français, vous avez donné votre consentement à cela. Vous avez été parfaitement d’accord pour vous soumettre à ces petits malins de politiciens manipulateurs et profiteurs. Vous vous êtes soumis volontairement, en leur faisant confiance pour qu’ils vous protègent. Vous avez cru en un État politique d’institution, au sens de Hobbes. Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul à avoir été berné.

Pour ma part, ayant dès l’enfance vécu les crimes gaullistes d’Oran 1962, puis entré dans une France gouvernée sous le régime de l’article 16, avec une justice de tribunaux d’exception, état policier, Ministère de l’information imposant la censure, propagande et histoire mensongère, etc., j’ai catégoriquement refusé de voter. Je n’ai voté qu’en 1981, ignorant le passé vichyste de Mitterrand, croyant naïvement que les socialistes allaient libéraliser le pays et faire régner la Justice. J’ai rapidement compris leurs manipulations et la pourriture qu’est la France en Réalité. Je ne vote plus depuis des décennies et m’organise pour partir. Il n’y a rien à gagner à vivre dans ce pays de corruption.

Ratfucker

C’est grâce à sa retraite de fonctionnaire que DdV a pu acquérir un hôtel particulier de 220m² au 40 avenue Foch

Asher Cohen

En 1651, suite à la décapitation du roi d’Angleterre, Hobbes, réfugié à Paris, montrait qu’il n’y a que 2 manières de soumettre un sujet à une puissance souveraine appelée l’État : soit par la force, telle par exemple l’assujettissement des peuples du Maghreb et d’Afrique noire par l’impérialisme colonial des français, soit par le consentement des citoyens dans un État Nation. Le problème pour la France est qu’un siècle de pratique de l’impérialisme colonial sur d’autres peuples, a, comme le montre Arendt, entraîné par ricochet la destruction totale de l’État Nation en métropole, et l’effondrement dans l’abîme totalitaire de Vichy. Ce pays, libéré par des puissances étrangères, à alors redémarré en 1945 sur le mensonge, l’illusion et la fantaisie, érigés en dogme par De Gaulle avec son  » pas de Morale en politique  ». Quelle intelligence !

On a ainsi, maintenu depuis des siècles, une corruption faramineuse en France, et c’est seulement ces dernières années que pleuvent les condamnations pénales au sommet de l’État : Chirac, Juppé, Fillon, Sarkozy, etc. Pourquoi De Villepin dérogerait-il à cette règle ? Il a bien vu combien son maître Chirac avait peu de respect pour la morale, au point de prendre 2 ans de prison. Quand à son collègue Sarkozy, je n’en parle même-pas.

Nous les Juifs, qui avons été piégés après 1945, à vivre dans ce pays, n’avons rien à voir avec ce mépris de la morale élémentaire, à fortiori au sommet de l’État, et n’avons pas à nous en mêler.. Ce n’est pas notre code de valeurs. Nous pratiquons les affaires depuis des millénaires, et nous préférons laisser les cons entre-eux.