Les producteurs laitiers cèdent : la grève du lait est terminée

Après avoir menacé de faire grève dans les exploitations laitières et de priver la population de lait, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a annoncé la suppression des droits de douane sur les importations de lait en Israël. Les producteurs laitiers ont levé leurs menaces de grève.

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Photo : Michael Giladi, Flash 90

 

Rappel des faits qui ont conduit à la crise

Les représentants des producteurs laitiers avaient décidé dimanche de réduire la production laitière en Israël dans le cadre du conflit contre la réforme laitière du Trésor. Lundi matin, il avait été décidé que cette mesure entrerait en vigueur mardi.

Israel Hayom a appris que lundi matin, les représentants des producteurs laitiers devaient décider d’interrompre la distribution de lait dès mardi.
De ce fait, une pénurie de lait s’est fait sentir dans les rayons des supermarchés.

Il y a environ une semaine, le Conseil laitier israélien avait déposé une requête auprès de la Haute Cour de justice (Cour suprême d’Israël) contre l’ordonnance du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, visant à élargir le champ d’application des importations de fromage, ordonnance qu’il a signée le 19 janvier 2026.

Dans leur requête contre l’arrêté, les requérants affirmaient que la signature du ministre des Finances vise à augmenter de manière considérable et sans précédent le quota d’importation de fromage bénéficiant d’exemptions tarifaires. « Cette décision constitue une violation flagrante d’un accord sectoriel signé entre l’État, le requérant et d’autres parties, et contrevient également aux dispositions et principes fondamentaux énoncés dans la loi sur la planification de l’économie laitière », précisent-ils.

Par ailleurs, Israel Hayom avait appris qu’une exploitation laitière vendant ses quotas laitiers à l’État recevrait une compensation de 2 à 3 millions de shekels (environ 550 000 à 850 000 dollars), selon sa taille.
Les éleveurs laitiers auraient le choix entre plusieurs options: poursuivre l’exploitation sans protection de quotas, ce qui leur permettrait de développer leur propre modèle économique sans intervention de l’État, ou encore vendre le contenu de l’exploitation (vaches, installations, etc.) à l’État et bénéficier, en outre, de divers avantages liés à la reconversion du terrain : centrale solaire, complexe hôtelier, etc.

Naturellement, la réforme se heurta à une vive opposition de la part des éleveurs laitiers, qui soulignaient que l’exploitation d’une ferme laitière exige de la stabilité, car ces animaux nécessitaient une planification rigoureuse en matière de soins vétérinaires, d’alimentation, de certification casher, etc.
Pour répondre à ces besoins et suivre le rythme soutenu de la consommation de lait en Israël, considérée comme l’une des plus élevées au monde, les exploitations laitières avaient besoin de stabilité. D’où la nécessité de planifier la filière laitière.

Outre la question de la capacité des exploitations laitières à répondre à la demande et, bien sûr, à planifier leur avenir au moins un an à l’avance, les producteurs laitiers étaient confrontés à des baisses de prix, ce qui signifie théoriquement que le poids de la situation se déplacant des exploitations laitières vers les laiteries, et ces dernières, en tant qu’acteurs importants du secteur, pouvaient faire baisser les prix ou laisser le producteur laitier avec son lait sans débouchés.

JForum.fr avec ILH et Meta
Des producteurs laitiers manifestent contre la réforme laitière du ministère des Finances (Photo : Maya Ronen)

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