Ces paroles de Tora seront lues pour la refoua cheléma de Assia bath Sonia, famille Péliks-Mantel
Réeh: Par le mérite des Tefilines
Dans la première montée de notre belle paracha est indiquée la manière dont le Kahal Israël doit conquérir la terre de Cana’an. Il s’agit surtout d’anéantir et de détruire tous les lieux d’idôlaterie qui existaient en Terre sainte. Car Hachem nous a donné cette terre du fait qu’elle était le lieu par excellence de la dépravation des sept peuplades qui y résidaient.
Et au détour des versets on apprend aussi qu’inversement il existe un interdit de faire de même par rapport à la Tora. Il est écrit: «Lo ta’assoun que Hachem Elokéh’em » : Tu ne feras pas pareillement à ton D’. »
Et Rachi explique que de ce verset on apprend qu’il y a un interdit d’effacer le Nom de Hachem. Par exemple si on écrit le nom de Hachem comme il est mentionné dans la Tora ou dans le Sidour et ce, même en français, il sera défendu d’effacer ce Nom ou de le raturer.
La raison est qu’il contient une Kedoucha/sainteté qui nous oblige à une certaine retenue. Une intéressante question a été posée aux Poskim de la génération précédente.
Dans le cas où un malade est soigné dans la section des maladies contagieuses d’un hôpital, est-ce qu’il pourra mettre les Tefilines durant le temps de son hospitalisation ? L’enjeu de la question, c’est qu’avec l’aide du Ciel le malade sortira rétabli de son mal.
Cependant les autorités médicales brûleront TOUTES les affaires appartenant au malade, de crainte que la maladie ne se propage ! Donc est-ce que notre bon Juif pourra mettre ses Tefilines sachant qu’en fin de compte ils seront – que D’ nous en préserve – brûlés ?!
Deux grands Poskim d’avant- guerre, le ‘Hazon Na’hum et le Dovev Mecharim (siman 99) tranchent que c’est interdit de mettre les Tefilines dans de telles conditions. La raison est que dans notre paracha il est marqué l’interdit « Tu ne feras pas ainsi vis à vis de Hachem ! »
Pourtant un autre Possek, le Imré David, tranche lui, positivement. L’enjeu de la question est de savoir si lorsque les autorités de l’hôpital brûleront tous les objets du malade, est-ce une action directement imputable au malade ou non ?
On s’explique : la Guemara dans Chabbath 120 apprend de notre paracha que c’est précisément lorsque l’homme fait l’action d’effacer le Nom de Hachem qu’il y a ‘AVERA.
Mais si l’action est INDIRECTE alors ce n’est pas la même gravité de faute. En Lachon hakodech cela s’appelle GRAMA/action indirecte.
Le sujet est complexe, mais un des Rabanim rapporte comme preuve l’exemple d’Elicha ba’al Kanfaim (dans Chabbath 130). C’est un Juif tsadik qui décide malgré l’interdiction des Romains de mettre ses Tefilinnes.
Or il sait pertinemment que si les autorités l’attrapaient, ils détruiraient les précieux phylactères. Et la suite est connue, c’est que lorsque la police romaine l’attrapa, ses Tefilines se transformèrent en… ailes d’oiseaux !
D’autres preuves sont rapportées ici et là, mais finalement le Dovev Mecharim conclura qu’il est préférable que notre pauvre malade ne porte pas les phylactères tout le temps de son hospitalisation pour ne pas en venir à une désacralisation du Nom divin contenu dans les Tefilinnes.
Il rapporte aussi un Cha’h dans Y. D. 286.7 qui tranche que dans le cas où on sait que les Gentils ont l’habitude de prendre les Mezouzoth qui sont aux portes des maisons juives et d’en faire un mauvais usage, il est préférable de ne pas en mettre du tout à la porte.
Chabbath Chalom et à la semaine prochaine, si D’ le veut !
David Gold
E-mail / dbgo36@gold1.fr
Une grande bénédiction à Lyora Elgrabli et à la famille à l’occasion de son mariage Mazel Tov !
Source: www.kountrass.com
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