A 112 ans, le plus vieil homme du monde dévoile le plat qu’il mange tous les vendredi
John Tinniswood, né quatre mois après le naufrage du Titanic, a fêté son 112ème anniversaire dans sa maison de retraite à Southport, dans le Merseyside. Devenu l’homme vivant le plus âgé au monde en avril dernier, il a révélé que chaque vendredi, il s’offre un petit plaisir.

John Tinniswood, le doyen de l’humanité, vient de célébrer ses 112 ans. Ce Britannique a partagé son rituel alimentaire hebdomadaire.
Chaque vendredi, sans faute, John Tinniswood savoure un plat typiquement britannique: du poisson frit accompagné de frites, mieux connu sous le nom de fish and chips. Ce rituel hebdomadaire est pour lui une véritable institution, un moment de plaisir qu’il ne manque sous aucun prétexte, explique The Mirror. « Je ne sais pas pourquoi j’ai vécu si longtemps, mais je suis chanceux. Le poisson et les frites du vendredi y sont peut-être pour quelque chose », a confié l’homme lors de son 112ᵉ anniversaire célébré en grande pompe dans sa maison de retraite.
Pour John, ce plat est bien plus qu’un simple repas. Il incarne la constance et la simplicité d’une vie vécue sans extravagance. Sans prétendre que ce plat soit la clé de son incroyable longévité, il témoigne néanmoins de l’importance des petites traditions qui rythment une existence.
Une vie au service de la communauté
John Tinniswood n’a pas toujours été un simple retraité appréciant son poisson frit chaque semaine. Au cours de sa vie, il a traversé des périodes tumultueuses, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, où il a servi dans le Army Pay Corps, un corps administratif de l’armée britannique. Chargé de tâches logistiques cruciales, comme la localisation des soldats perdus ou l’organisation des approvisionnements alimentaires, John a contribué à l’effort de guerre tout en développant une rigueur qui ne l’a jamais quitté.
Après la guerre, il a poursuivi une carrière en tant que comptable pour des géants de l’industrie comme Shell et BP, avant de prendre une retraite bien méritée en 1972. Une carrière qui l’a mené de Liverpool, sa ville natale, jusqu’à Southport, où il réside depuis de nombreuses années. Son amour pour Liverpool ne se limite pas à la ville, mais concerne également à son club de football fétiche, Liverpool FC, qu’il soutient depuis toujours.
» Je mange ce qu’on me donne, comme tout le monde »
Interrogé sur le secret de sa longévité, John reste modeste. « Je prends les choses comme elles viennent, sans m’exciter pour autant », a-t-il expliqué. Selon lui, la clé d’une longue vie réside dans une approche simple et sans stress de l’existence. Il refuse de se voir comme différent des autres, affirmant que chacun a son propre destin, qu’il soit long ou court.
John ne suit pas de régime alimentaire particulier. « Je mange ce qu’on me donne, comme tout le monde », a-t-il confié. Cette simplicité dans ses habitudes alimentaires et sa philosophie de vie en général semble être un élément central de son bien-être et de sa longévité. Pour lui, il s’agit avant tout d’accepter la vie telle qu’elle vient, sans chercher à la contrôler excessivement.
Une famille unie malgré les épreuves
John Tinniswood a également connu des moments difficiles, notamment la perte de sa femme, Blodwen, avec qui il a partagé 44 années de mariage. Le couple s’était rencontré lors d’une soirée dansante à Liverpool, une ville qui les a réunis et où ils ont construit leur vie ensemble. Leur fille unique, Susan, née en 1943, reste aujourd’hui un lien précieux avec sa longue histoire.
Malgré le chagrin d’avoir perdu sa femme en 1986, John a su continuer sa route, entouré de l’affection de ses proches et du soutien de sa communauté. Son anniversaire a été l’occasion pour sa famille et ses amis de se réunir, témoignant de l’impact profond qu’il a eu sur ceux qui l’entourent.
« Ce n’est ni mieux ni pire qu’avant, c’est simplement différent »
Ayant vécu plus d’un siècle, John Tinniswood porte un regard unique sur l’évolution du monde. « Ce n’est ni mieux ni pire qu’avant, c’est simplement différent », dit-il avec sagesse. Il reconnaît que certains aspects de la vie moderne sont une amélioration, mais il reste sceptique quant aux progrès réels accomplis.
Pour John, la véritable essence de la vie réside dans les relations humaines et dans la capacité à rester fidèle à soi-même, même face aux changements incessants du monde. À travers ses paroles, on comprend que sa longévité n’est pas seulement une question de chance, mais aussi de la manière dont il a choisi de vivre sa vie.
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