La Police Israélienne Établit de Nouvelles Relations avec les Communautés Ultra-Orthodoxes
Les relations tendues entre la police israélienne et la communauté juive Haredi ou ultra-orthodoxe font l’objet de changements et d’améliorations récentes grâce à de nouveaux programmes de partenariat. Bien que les Haredim, représentant environ 13 % de la population israélienne, soient une communauté religieuse, ils ne sont pas à l’abri de la criminalité. La collaboration entre la police et cette communauté, marquée par une méfiance historique, est en train d’évoluer pour construire des ponts et des liens plus solides.
Les relations entre la police et la communauté ultra-orthodoxe en Israël ont toujours été complexes. La méfiance mutuelle s’est notamment manifestée lors de manifestations et même lors de tensions anti-police, exacerbées récemment par la pandémie de COVID-19. Les communautés Haredi, qui sont très unies et densément peuplées, ont été durement touchées par la pandémie, ce qui a créé des tensions en raison du non-respect des mesures de distanciation sociale et des restrictions sanitaires.
La structure sociale des Haredim accorde une grande autorité aux rabbins et aux chefs religieux, tandis que la police est perçue comme une institution laïque extérieure. Cela a compliqué la mise en place de mesures sanitaires et le respect de celles-ci au sein de la communauté, en particulier lors des périodes de confinement. Les rabbins jouent un rôle crucial dans la vie quotidienne, et leurs avis sont souvent recherchés avant de signaler des crimes à la police.
Cependant, la police israélienne est confrontée à des réalités de criminalité au sein de la communauté Haredi, notamment des crimes contre les biens, des problèmes de drogue, et une préoccupation sous-estimée concernant les violences sexuelles et domestiques.
Pour améliorer ces relations tendues, la police israélienne a initié de nouveaux partenariats et programmes visant à intégrer les Haredim dans ses rangs. Ces programmes incluent notamment l’attribution de postes aux agents de police Haredi au sein de la communauté ultra-orthodoxe, la collaboration discrète avec les hiérarchies rabbiniques, et le respect des règles religieuses lors des interventions.
Les policiers Haredi sont également formés aux subtilités de leur société afin de mieux comprendre leur communauté. Les femmes Haredi sont également recrutées pour des unités d’enquête exclusivement féminines, ce qui contribue à combattre le sous-signalement des violences sexuelles et domestiques au sein de la communauté.
Malgré ces efforts de collaboration et d’intégration, des défis subsistent. Les stéréotypes à l’égard de la police persistent au sein de la communauté Haredi, et l’idée de rejoindre une institution laïque suscite des inquiétudes quant à la préservation de la foi et des traditions religieuses. Les Haredim craignent d’être exposés à des situations contraires à leurs croyances, comme la mixité des sexes ou des violations des règles alimentaires.
Néanmoins, les responsables de la police estiment que des efforts continus pour comprendre et respecter les traditions religieuses et les sensibilités Haredi contribueront à renforcer les relations et à favoriser l’intégration de cette communauté au sein de la police et de l’armée.
Les nouvelles collaborations entre la police israélienne et la communauté ultra-orthodoxe Haredi sont un signe positif de changement et d’ouverture. Bien que des défis subsistent, les efforts pour construire des ponts entre ces deux entités se poursuivent, dans l’espoir de renforcer la sécurité et la compréhension au sein de la société israélienne.
Jforum.
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