Flynn a déclaré que les mères avaient « volontairement » donné leurs enfants aux trains nazis pour qu’ils soient expédiés.
L’ancien conseiller de sécurité nationale des États-Unis sous l’administration Trump, Michael Flynn, continue de susciter des controverses avec ses déclarations concernant l’Holocauste et les Juifs. Ses récentes déclarations lors d’un événement dans le Michigan ont attiré l’attention et soulevé des inquiétudes quant à ses opinions et à sa compréhension de l’histoire.
Lors de l’événement, Flynn a déclaré que les Juifs déportés vers les camps de concentration, notamment Auschwitz, avaient été « volontairement » remis aux nazis par leurs propres mères. Il a suggéré que les mères avaient sciemment laissé leurs enfants monter dans les trains nazis, ignorant apparemment la véritable nature de leur destination. Cette interprétation erronée de l’Holocauste et de la tragédie qui s’est déroulée dans les camps de concentration a été vivement critiquée.
Le mémorial d’Auschwitz en Pologne a rapidement réagi aux déclarations de Flynn, soulignant que ses affirmations simplistes ne tiennent pas compte de la complexité des circonstances auxquelles étaient confrontées les victimes de l’Holocauste. L’affirmation selon laquelle les Juifs auraient pu résister facilement à leur déportation en raison de leur nombre est une simplification excessive de la réalité. Les tactiques trompeuses des nazis, la propagande et le grand nombre de gardes SS rendaient la résistance pratiquement impossible une fois dans les camps fortement fortifiés.
Les déclarations de Flynn ne sont pas les premières sur ce sujet. Par le passé, il a également exprimé des opinions qui peuvent être interprétées comme antisémites. En comparant les partisans de l’extrême droite aux victimes de l’Holocauste et en suggérant que les Juifs auraient dû résister davantage à leur déportation, Flynn alimente des stéréotypes négatifs et perpétue une vision déformée de l’Holocauste.
Il est impératif de maintenir la précision historique et d’honorer la mémoire des victimes de l’Holocauste. Les distorsions de l’histoire, comme celles propagées par Flynn, minimisent la souffrance et les atrocités inimaginables subies par des millions de personnes innocentes. En révisant les faits et en répandant des opinions antisémites, il contribue à obscurcir la compréhension collective de l’Holocauste et à minimiser sa gravité.
Les déclarations de Michael Flynn concernant l’Holocauste et les Juifs sont non seulement inexactes, mais elles alimentent également des récits déformés et préjudiciables.
Michael Flynn est un nationaliste chrétien qui était auparavant conseiller à la sécurité nationale des États-Unis sous Donald Trump, comment des personnes de ce niveau et ayant exercés des hautes responsabilités peuvent tenir de tels propos.
https://twitter.com/i/status/1690197383228125184
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Pour le Séfarade d’Algérie que je suis, cette affaire d’holocauste n’est pas très claire, même si des Juifs d’Algérie, tels Naccache, ou Saoud l’Oranais, par exemple, furent déportés, voire assassinés.
Il est certain qu’il y a eu un grave manque de résistance juive à la déportation et à l’extermination. Je crois que l’un des graves problèmes fut le manque d’union des Juifs entre eux. Les Rabbanim après Yavne, avaient réussi, durant des siècles, à maintenir la nationalité juive en Diaspora, même sans état, mais en 39-45, les Juifs étaient extrêmement désunis, et les allemands, comme les français et d’autres peuples, le leur ont fait payer très cher. La guerre de 14-18 avait été l’apothéose de la désunion des Juifs, puisqu’ils s’étaient entretués, en combattant pour des puissances étrangères, et ni les Rabbanim, ni les Sionistes, n’ont su rattraper ce déclin de la Nation Juive. Après 1919, dans les états successoraux résultants de l’effondrement des empires européens, les Juifs se sont érigés en minorités autonomes, mais sans penser à l’Union internationale de toutes ces minorités intra-étatiques. N’y avait-il pas eu pourtant, dans les siècles précédents, le Vaad artsoth abrit?
Durant la guerre 39-45, les nazis, comme leurs alliés français, ont raisonné, non pas en termes de minorités juives intra-étatiques, mais en termes de Judaïsme Mondial, ce qui a facilité la réunion du Peuple Juif après la guerre, et la recréation de l’État Juif. Pendant cette guerre, les Juifs étaient trop désunis. Il n’est, par exemple, jamais venu à l’esprit de Ben Gourion, l’idée de fédérer les combattants juifs d’AFN et les résistants de Pologne. C’est l’une des raisons, flagrante, pour laquelle nous avons perdu 6 millions des nôtres en 39-45. Au lieu de rester passif face à la menace, le Peuple Juif entier devait se soulever et s’organiser à combattre l’ennemi nazi et ses alliés, tels la France. Malheureusement, cela n’a pas eu lieu, et comme les historiens juifs n’ont pas assez travaillé sur ce sujet, ils n’ont pas encore reconnu les erreurs du Peuple Juif en 1914-18 et dans l’entre-deux-guerres, et n’ont donc toujours pas tiré les leçons nécessaires pour faire avancer leur peuple. Aussi, 80 ans après les faits, la mémoire de cet holocauste nazi les hante toujours, et est loin d’être oubliée.
Une erreur de frappe ici, je veux parler, non de Vaad artsoth abrit, mais du Vaad Arba Artsoth, Conseil des 4 états: Grande Pologne (Poznań), Petite Pologne (Cracovie), Galicie (Lviv) avec la Podolie, et la Volhynie (Zitomir et Volodimir). À cela s’ajoutait aussi le Conseil des Juifs du Grand Duché de Lituanie, Vaad Medinat Lita. Les Séfardim du Bassin Méditerranéen avaient le même type d’organisation autonome, supra-étatique. Ceci pour montrer que la Nation Juive était très structurée et très autonome. vis à vis des états goyim. Cette habitude multiséculaire de structuration et d’autonomie de la Nation Juive, s’est retrouvée en Palestine, car après la Déclaration Balfour, dès 1920, le Yishuv a élu une assemblée représentative, Asefat Ha-nivharim, qui elle a élu un Conseil National Juif, le Va’ad Leumi, qui a géré les Juifs jusqu’à la première Knesset de 1949.
Il est clair que l’Émancipation française, avec l’institution d’un Consistoire Central de France, puis d’Algérie, contrôlé par l’état chrétien, fut un moyen flagrant d’attaquer l’autonomie de la Nation Juive et de casser son unité. Mais il reste quand-même difficile à comprendre comment, avec une telle habitude de structuration et d’autonomie multiséculaire, la Nation Juive Mondiale ait pu s’effondrer en 1939 au point de perdre 6 millions des siens, exterminés comme des moutons à l’abattoir, sans quasiment aucune réaction des leaders juifs de l’époque. Peut-être que des historiens finiront par faire la lumière sur ce point.