Israël fête ses 75 ans avec un écart marqué entre succès économiques et inégalités sociales.
En 75 ans d’histoire, Israël s’est imposé parmi les économies les plus florissantes du monde, avec des succès allant de l’agriculture aux technologies de pointe. Cependant, l’État affiche également des inégalités flagrantes. Israël, souvent surnommé la « start-up nation », se classe 14e dans le classement 2022 des pays selon leur PIB par habitant, surpassant les quatre premières économies européennes (Allemagne, Royaume-Uni, France et Italie), selon les données du FMI.

Gilles Darmon, président de Latet, la principale ONG de lutte contre la pauvreté en Israël, résume la situation : « Il y a la start-up nation et la soup kitchen nation ». Il souligne que, malgré la prospérité dans le centre du pays, plus de 312 000 familles (9,7 % des familles) souffrent d’insécurité alimentaire sévère.
Israël peut se vanter de performances macroéconomiques impressionnantes, avec une croissance économique de 6,5 % en 2022 et une inflation relativement maîtrisée. Le pays est à la pointe de l’innovation dans les domaines de la cybersécurité, des biotechnologies et de l’agriculture. L’industrie de l’armement demeure un secteur clé de l’économie israélienne.
Cependant, malgré ces réussites, plus de 27 % de la population vit dans la pauvreté, et Israël a le troisième taux de pauvreté le plus élevé de l’OCDE. Les inégalités se sont accrues au fil des ans, passant d’une société parmi les plus égalitaires à une société fortement inégalitaire et individualiste. De nombreuses organisations caritatives œuvrent pour aider les plus démunis, mais la situation continue de se dégrader.

Face à cet écart croissant entre la prospérité économique et les inégalités sociales, Israël est confronté à des défis majeurs pour assurer une répartition plus équitable des richesses et des opportunités. Le gouvernement et les organisations non gouvernementales cherchent des solutions pour remédier à cette situation préoccupante.
Parmi les mesures envisagées, l’amélioration de l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle pourrait permettre aux populations défavorisées de bénéficier des opportunités offertes par les industries en pleine croissance. Des programmes de soutien aux petites entreprises et aux entrepreneurs issus de milieux moins privilégiés pourraient également contribuer à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté.
Les politiques de logement et d’urbanisme pourraient également être révisées pour améliorer les conditions de vie dans les zones défavorisées, favoriser la mixité sociale et stimuler l’investissement dans les infrastructures publiques.
En outre, un renforcement des politiques de redistribution, telles que l’augmentation des allocations et des prestations sociales, pourrait contribuer à réduire la pauvreté et les inégalités. Les autorités pourraient également envisager de réformer la fiscalité pour garantir une contribution plus équitable des différentes couches de la population.
Enfin, un dialogue entre les acteurs de la société civile, les entreprises et les institutions publiques est essentiel pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies efficaces et durables pour lutter contre les inégalités sociales et assurer une prospérité partagée pour tous les citoyens d’Israël.
Jérémie de Jforum
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Je pense qu’il y a plus d’un Juif vivant dans la misère, à Paris et en banlieue, qui préférerait vivre dans ce type d’immeuble ‘ défraîchi ‘ d’ Ashkelon.
Les Juifs ont été écrasés et persécutés durant 2 millénaires en Diaspora, sans état. Ils en sont forcément sortis avec une haine de soi juive, dont il faut impérativement les libérer. Israël a-t-il le nombre suffisant de psychiatres compétents pour cela ? Ensuite, c’est bien-sûr le développement mental, l’éducation et la formation qui les mènera à participer à la croissance de cette économie israélienne qui en 2023 a déjà atteint la 13ième place mondiale en PIB nominal per capita, loin devant les plus grandes économies européennes. Mais le premier travail à réaliser est psychologique.