Les couleurs palestiniennes flottent pour la première fois au siège de l’ONU à New York, événement hautement symbolique censé marquer une étape vers un Etat indépendant.
Le drapeau rouge, noir, blanc et vert des Palestiniens a été hissé à 13H00 (17H00 GMT) au fronton de l’institution internationale, au côté des 193 bannières des États membres de l’ONU et de celle du Vatican, qui, comme la Palestine, a le statut d’État non membre.
Mais « les Nations unies doivent nous donner plus que de l’espoir », a-t-il souligné, rappelant que la question palestinienne était la « plus vieille et la plus insoluble » depuis la naissance de l’ONU il y a 70 ans.
M. Abbas a assisté au lever du drapeau, dans le jardin de l’ONU, juste après avoir prononcé son discours devant l’Assemblée générale, dans lequel il a exhorté la communauté internationale à se remobiliser sur la question palestinienne.
La situation est pourtant on ne peut plus sombre: le processus de paix entre Israël et les Palestiniens n’existe plus depuis l’échec d’une médiation américaine au printemps 2014, la bande de Gaza est un chaudron, et les tensions s’accumulent en Cisjordanie .
A Jérusalem, Le Mont du Temple, lieu sacré pour les musulmans et les juifs, est sous haute tension depuis plusieurs semaines, secouée par des heurts entre Palestiniens et policiers israéliens.
En outre, le conflit israélo-palestinien est relégué derrière d’autres priorités, la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique particulièrement, considérés comme la menace mondiale numéro un.
Néanmoins, le symbole du lever du drapeau palestinien constitue un événement à forte charge symbolique, tout comme l’a été en 2015 le débat et les votes parlementaires en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien dans plusieurs pays européens.
« Les symboles sont importants. Ils peuvent mener à l’action », a cependant estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, tout en ajoutant : « nous ne pouvons en aucun cas nous imaginer que cette cérémonie marque la fin du parcours ».
La résolution autorisant le drapeau palestinien, votée le 10 septembre, a recueilli huit refus et 45 abstentions. Les Etats-Unis et Israël ont voté contre, de même que le Canada et l’Australie. La France a voté pour, ainsi que la Russie et la Chine. Le Royaume-Uni et l’Allemagne se sont abstenus.
Cette résolution a constitué une nouvelle étape après le vote historique de novembre 2012 à l’Assemblée générale, qui a vu la Palestine devenir un « Etat observateur non membre » de l’ONU.
Fort de ce nouveau statut, l’État de Palestine a intégré des agences internationales et a rejoint la Cour pénale internationale. Mais il n’est pas encore devenu membre à part entière des Nations unies bien qu’il soit reconnu par plus de 130 pays.
![]() |
![]() |









































« La résolution autorisant le drapeau palestinien, votée le 10 septembre, a recueilli huit refus et 45 abstentions. Les Etats-Unis et Israël ont voté contre, de même que le Canada et l’Australie. La France a voté pour, ainsi que la Russie et la Chine. Le Royaume-Uni et l’Allemagne se sont abstenus. »