Netanyahu envoie un message fort et clair par les tunnels©

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Le Jihad Islamique et le Hamas ont perdu entre 7 et 11 hommes dans l’explosion contrôlée d’un tunnel de la terreur, qui envoie aussi un message clair et net à la “réconciliation”

 

En repoussant les demandes de Washington, du Caire et de Riyad que l’Etat Juif doive appuyer l’effort d’unité palestinienne, Netanyahu a choisi de leur montrer la véritable facette de ce qui est réellement en train de se passer à Gaza.

Tsahal etles renseignements militaires israéliens étaient certainement au courant du creusement de ce tunnel d’attaque dans la Bande de Gaza, près de Khan Younès, depuis quelques semaines. Mais ils ont voulu attendre jusqu’à ce qu’il franchisse nettement les limites territoriales et qu’il continue de serpenter sur presque un kilomètre en plein territoire israélien vers à un point situé à 2km de Kissufim, avant de le faire exploser, ce lundi 30 octobre. Tsahal, grâce à l’AMAN, devait aussi savoir que c’est le Djihad Islamique, que l’Iran a créé comme son bras armév palestinien, qui le construisait, plutôt que le Hamas.

Les Djihadistes islamistes ont menacé de représailles, après avoir encaissé la mort d’entre  7  à 11 terroristes, dont deux hauts-commandants opérationnels et deux membres hait-gradés des forces d’élite Nukhba du Hamas, ainsi que plus de 15 blessés – plusieurs d’entre eux mortellement, susceptibles de succomber à leurs blessures dans les jours à venir. Israël et le Hamas restent en alerte maximale dans l’éventualité d’une escalade potentielle, probablement orchestrée parle Djihad Islamique. Avant même l’opération consistant à faire exploser de manière contrôlée ce tunnel, Tsahal lavait prépositionné Kipat Barzel, le Dôme de Fer, au cas où elle déclenche des tirs de roquettes immédiatement après. L’armée avait aussi bouclé certaines parties de la frontière, empêchant toute entrée d’agents non identifiées. Le fait même qu’à cette heure et au moins le temps d’une nuit après “l’accident de travail”, aucune cellule des groupes terroristes ne soit parvenue à déclencher aucun retour de flammes symbolique ou réellement significatif, indique bien l’absence totale de préparation à un tel revers instantané, de la part de ces soit-disant “forces d’élite” : ils s’entraînent à surprendre une communauté civile israélienne avancée proche de la frontière, mais ne s’attendent pas à être pris à revers avant même le lancement de leur propre opération.

L’agenda même de cette opération implique un certain nombre de considérations complexes, selon les services de renseignements :

  1. Tsahal a patiemment attendu le signal du gouvernement d’aller de l’avant, tout en observant l’avancée de deux événements marquants, sans réponse apparente de la part d’Israël : a) La réconciliation soutenue par la médiation égyptienne, entre le Hamas et l’Autorité Palestinienne à Ramallah, et (b), les pas en avant accomplis par le Hamas pour élargir encore ses démarches vis-à-vis de l’Iran et du Hezbollah et les inciter à régner à travers lui dans la Bande de Gaza. Jusqu’à ce moment-là, le Hamas pouvait croire qu’il était parvenu à maintenir à flots ses deux stratagèmes, sans même rencontrer le moindre obstacle ou subir la moindre interférence de la part d’Israël.
  1. La décision attendait pour savoir s’il fallait frapper et quand ce tunnel encore inachevé, quand il était déserté, ou attendre que de hauts-gradés du terrorisme fassent l’erreur de l’inaugurer pour les y piéger à l’intérieur. Cette dernière option a été envisagée comme équivalente, sur le plan stratégique, au fait de prendre une cible irano-Hezbollahnie en Syrie.
  2. La fenêtre d’opportunité s’est entrebâillée lundi, quand un groupe d’officiers supérieurs et commandants de région du Djihad s’est fait un honneur d’entrer dans ce tunnel, menés droit dans la trappe par le Commandant Régional de Gaza, Arafat Abu Marshad et par son bras droit, et lieutenant  Hassan Abu Hasnin. Tous deux ont été tués, aux côtés d’un troisième Djihadiste Islamique, Ahmed Khalil et de huit autres, ainsi que deux membres de l’unité d’élite commando naval du Hamas Nukhba, qui ont tenté de venir à la rescousse de ce groupe piégé dans les débris qui s’effondraient. Il y avait bien plus qu’une seule façon de détruire ce tunnel terroriste d’attaque qu’en faisant usage, symboliquement pour la “première fois”, de la fameuse technologie innovante qu’a voulu citer pour l’occasion le Premier Ministre Binyamin Netanyahu. On a d’abord décidé que l’aviation prendrait pour cible la section Est du tunnel qui traversait la frontière avec Israël. Cependant, le gouvernement voulait démontrer aux Américains et aux Egyptiens que l’opération de Tsahal n’était pas une attaque injustifiée contre Gaza, mais bel et bien un acte de défense nationale.
  1. Mardi 31 octobre était le jour prévu par le Hamas pour que les responsables de l’Autorité Palestinienne arrivent à Gaza et commencent  à s’occuper des frontières traversant vers Israël et l’Egypte. Après cette date, Israël aurait pu avoir du mal (diplomatiquement) à détruire ce tunnel, sans s’exposer à l’accusation de mettre en danger les responsables et agents de l’Autorité Palestinienne.

Une légion toute entière d’envoyés spéciaux de l’Administration Trump ne cessent de s’entrecroiser au Moyen-Orient, ces derniers jours, pour mission diverses et variées. Le gendre de Trump, Jared Kushner vient de quitter Riyad, samedi, après une visite pour laquelle il était accompagné par la Conseillère-adjointe à la Sécurité Nationale, Dina Powell et l’envoyé spécial pour la Paix, Jason Greenblatt, qui est resté sur place et est arrivé à Jérusalem, lundi 30 octobre, afin de faire le point avec Netanyahu sur l’avancée des discussions réalisée par les envoyés américains à Riyad, autant qu’au Caire.

Un autre visiteur américain dans la capitale saoudienne est le Secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin. Il a atterri à Jérusalem, à la veille du séjour de Greenblatt et il a lui aussi rencontré Netanyahu.

Ni les responsables américains ni israéliens ne sont prêts à révéler les sujets évoqués au cours de ces navettes diplomatiques aussi nombreuses que variées. Cependant, les sources des renseignements nous apprennent qu’on a demandé à Israël de ne pas se contenter d’exprimer une approbation publique de ce processus de réconciliation en cours entre les factions palestiniennes rivales, sous les bons auspices de l’allié anti-terroriste égyptien, mais de se lancer dès à présent dans des initiatives du même ordre et de prendre des mesures pratiques pour favoriser ce processus.

Netanyahu a tenté de bien se garder du genre d’exigence qui lui parvenait de Washnigton, Le Caire et Riyad, en leur démontrant par A+B ce qui se passait réellement à Gaza, sous couvert de soit-disant efforts en vue de pourparlers de “paix” inter-palestiniens. L’instauration de nouveaux tunnels d’attaque terroriste paraît difficilement compatible avec la diplomatie de la paix, a t-il voulu que ses homologues commencent à comprendre et il a soupesé que le risque valait la peine de s’exposer à quelques tirs de roquettes de représailles, pour procéder à cet état réel des lieux.

Lundi soir, après avoir commencé à compter leurs morts, les chefs des groupes terroristes palestiniens dans la Bande de Gaza ont tenu une réunion d’urgence, pour décider de leurs représailles à l’explosion de ce tunnel d’attaque. Le Djihad Islamique pousse avec énergie pour que la Bande de Gaza déclare à la Guerre à Israël, alors que le Hamas recommande de ne pas offrir à Israël une chance de faire imploser de l’intérieur “l’accord de réconciliation avec l’Autorité Palestinienne”. Ses dirigeants sont réticents à mettre en péril les événements marquants prévus ce mardi : une énorme délégation égyptienne doit se rendre dans la Bande de Gaza afin de superviser le transfert de la gestion des barrages frontaliers à l’Autorité Palestinienne et annoncer également l’établissement d’un Consultat égyptien à Gaza-City. Le déclenchement d’un affrontement militaire pourrait réduire en  ces événements en pièces détachées.

  

Palestinian Jihad & Hamas lose 11 men in IDF terror tunnel blast which also sent a political message

Adaptation : Marc Brzustowski

8 COMMENTS

    • C’est la réponse faite par le Général Mordechaï, responsable du COGAT (coordination de la sécurité des territoires) à la demande à la Croix-Rouge. Je ne l’ai rajouté qu’après l’information tombée, en haut d’article, troisième fenêtre (third framework Facebook).

  1. Depuis toujours nous sommes habitué aux deux langages de la par du Hamas et des palestiniens la main sur le cœur ce n’est pas moi c’est l’autre mais qui l’autre uniquement son reflet dans un miroir de grâce ne faisons pas les erreurs du passé de croire encore au désir de paix un rameau d’olivier dans une main et un poignard dans l’autre tant que l’Iran gardera sa stratégie de destruction de l’état d’Israël les attentats et autres existerons (voir ces derniers temps dans le Sinaï contre l’Égypte )
    alain

  2. In spite of all these evidences of bad faith from the Islamofascists, the LEFT WILL ACCUSE Israel FOR REFUSING TO make fatal concessions.

  3. C’EST REGRETTABLE,IL AURAIT FALLU QUE TOUS LES ARABES EXTREMISTES SE TROUVENT DANS CE TUNNEL,ON EN AURAIT FINI AVEC EUX !!!!!!!!

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