Washington prépare une force pour Gaza
Washington peaufine une force pour Gaza, Israël trace ses lignes rouges
À Washington comme à Jérusalem, les réunions s’enchaînent pour rendre opérationnel un dispositif inédit : une force internationale de stabilisation chargée d’appuyer une police palestinienne « validée » par des partenaires régionaux. L’objectif : sécuriser progressivement Gaza, accompagner la remise en ordre civil, et éviter un retour à la spirale des hostilités. Au cœur du dispositif, le Commandement central américain (CENTCOM) coordonne la planification, tandis qu’une première brique — un centre de coordination civil-militaire — se met en place en Israël pour piloter l’assistance et la coopération sécuritaire autour de l’enclave. Les États-Unis martèlent un point cardinal : aucun soldat américain n’entrera dans Gaza, même si des officiers alliés participent à la planification. (Reuters)
Politiquement, la manœuvre est délicate. Israël pose d’emblée ses conditions : pas de troupes turques dans la future force, tel que l’a publiquement affirmé son chef de la diplomatie, en raison du contentieux profond avec Ankara et de ses liens avec le Hamas. Washington, de son côté, veut élargir le cercle des contributeurs — Égypte, Qatar, Émirats, voire Turquie — afin de disposer de leviers sur le Hamas et d’arrimer la stabilisation à des garants régionaux. Entre l’exigence israélienne de fiabilité et la logique américaine d’influence, la négociation est une marche sur crête. (AP News)
Sur le terrain, le séquençage envisagé rompt avec les tentatives antérieures : la priorité serait donnée aux frontières (avec Israël et l’Égypte), au démantèlement des circuits d’armes, puis à la reprise graduelle des fonctions de police par des forces palestiniennes sélectionnées et formées avec l’appui de l’Égypte et de la Jordanie. Cette architecture s’inscrirait dans un plan en vingt points présenté par Washington et en passe d’obtenir un habillage juridique international via une résolution du Conseil de sécurité, potentiellement co-travaillée par des Européens. Là encore, le diable réside dans le mandat : « maintien de la paix » (accompagnement) ou « imposition de la paix » (coercition) ? Plusieurs capitales arabes préviennent qu’elles n’endosseront pas un rôle d’« enforcers ». (Le Monde.fr)
À Washington, les émissaires présidentiels — parmi eux Jared Kushner et Steve Witkoff — consultent régulièrement les états-majors israéliens pour calibrer taille, règles d’engagement et articulations avec Tsahal. L’un des enseignements tirés des expériences passées (Liban, Afghanistan) est clair : sans légitimité locale, sans chaîne de commandement claire et sans faculté d’user de la force contre les saboteurs, aucune force ne tient. Mais Israël insiste : mieux vaut une force réduite et résolue qu’une grande coalition tiède. (Reuters)
Concrètement, le puzzle se complète : des officiers américains (environ 200) établissent le Centre de coordination civil-militaire hors de Gaza, le Royaume-Uni détache des planificateurs, et plusieurs pays de la région ont été approchés pour des contributions ciblées. En parallèle, Washington s’active à sécuriser un mandat international robuste — sans basculer pour autant dans une mission onusienne classique — afin d’offrir aux États contributeurs un cadre légal et politique tenable. (Reuters)
Reste l’énigme Hamas. Le plan suppose, à terme, un retrait additionnel d’Israël au fur et à mesure que la force et la police locales « tiennent » le terrain, mais il exige que le Hamas renonce à gouverner et à conserver une partie de son arsenal. Si le mouvement accepte un rôle d’observé — frontières surveillées, démilitarisation graduelle — l’environnement pourrait rester « policier ». S’il refuse, l’option d’une sécurisation par zones, à partir du sud, resterait sur la table. Ce réalisme, doublé d’un scepticisme assumé, habite tous les acteurs : personne ne veut d’un nouvel échec coûteux, mais nul ne peut se payer le luxe de l’inaction. (Reuters)
Pour Israël, l’équation est simple : toute solution crédible doit garantir durablement sa sécurité, empêcher la reconstitution de capacités terroristes et instaurer une gouvernance responsable à Gaza. Une force internationale utile sera celle qui protège les civils, appuie une police palestinienne réellement contrôlée et agit contre les perturbateurs — sans ambiguïté. En fixant des lignes rouges claires (mandat solide, partenaires fiables, aucune tolérance pour la terreur), Israël défend non seulement ses citoyens, mais aussi la seule voie viable vers une stabilisation réelle de l’enclave.
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Il faut vraiment avoir le niveau des diplomates et des politiques concernés par le « dossier » pour avoir une idée aussi mauvaise.
Israël n’aurait-il toujours rien compris ? La Shoah, 75 ans de guerre et le 7/10 n’ont servis à rien ?
Il n’y a aucune manière fiable de réellement désarmer le Hamas autre que par l’armée d’Israel. Se fier à une action internationale c’est se mettre le doigt dans l’œil, ou alors c’est accepter que le Hamas ne soit pas désarmé pour éviter le coût humain et économique . Y faire participer des armées arabes c’est non seulement voir le Hamas non désarmé mais pire, encore mieux réarmé.
Il serait très naif de croire que le Hamas ne se reconstitue pas après sa défaite et désarmement peut être sous différent nom ou entité après que la poussière aurait fini de tomber La culture haineuse des juifs et d Israël sera toujours présente parmi la population de Gaza et le feu qu’on essaie d’éteindre se rallumera dans un proche avenir .La solution qui mettra fin à ce perpetuel conflit est que chacun des pays arabe rapatri une certaine partie de leurs frères soi-disant palestiniens .Mais voilà ils les ont maintenu là pendant des decenies subventionnés comme une force avancée, un cheval de troy dans le seul but d’éradiquer l Etat d’Israël
Une force internationale à gaza procurera le même résultat que la finul au liban qui a flirté avec le hezbollah en lui octroyant le grade de terroriste militaire le plus important du monde.Ceux qui pensent qu’avec une telle « force » le hamas ne se refera pas une santé, se l’enfoncent bien profondément quelque part.