UBS sera fixé sur son sort le 20 février. – Fabrice Coffrini – AFP

VERS UNE MÉGAFUSION ENTRE UBS ET CRÉDIT SUISSE?

Thomas Leroy Le 
Dans un contexte général de restructuration du secteur bancaire, les deux entités pourraient fusionner et donner naissance à un géant européen d’ici la fin de l’année 2021, selon les informations d’un blog spécialisé confirmées par Bloomberg.

La crise du coronavirus semble accélérer les mouvements au sein du secteur bancaire. Cette fois, c’est du côté de la Suisse que les signaux s’intensifient. Selon le blog spécialisé Inside Paradeplatz, UBS, plus grande banque de gestion de fortune dans le monde, et son rival Credit Suisse pourrait fusionner pour donner naissance à un géant européen d’ici la fin de l’année 2021. L’information, confirmée par Bloomberg, n’a pas été commentée officiellement.

Les deux patrons des groupes respectifs seraient ainsi en pourparlers, notamment sous l’impulsion d’Axel Weber, président d’UBS. Ce dernier aurait déjà averti le ministre des Finances suisse Ueli Maurer, ainsi que l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma). Bloomberg estime de son côté que le projet en est encore à ses prémices, n’ayant pas encore été évoqué au conseil d’administration d’UBS. Reste que le rapprochement menacerait 15.000 emplois dans le monde alors que UBS et Credit Suisse emploient respectivement 70.000 et 50.000 personnes.

Premiers mouvements en cours

Ce rapprochement dans le secteur bancaire n’est pas le seul envisagé. Début septembre, les banques espagnoles Bankia et CaixaBank ont confirmé des « contacts » pour une éventuelle fusion dans un contexte économique particulièrement difficile en Espagne.

Le secteur bancaire, qui souffrait déjà des taux bas avant la crise, est particulièrement sous pression depuis le début de la pandémie. En mai dernier, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, appelait à des « fusions transfrontalières » pour améliorer la rentabilité.

En France, aucun mouvement de ce type n’est engagé mais le patron de la Société Générale estimait déjà, en janvier dernier, que son groupe – réputé plus fragile que les autres – était prêt à un mariage de raison. Un rapprochement avec l’Italien UniCredit est régulièrement évoqué ces dernières années.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business

 

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