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Tunis 1942: Paul Ghez, le courage d’agir face à l’impossible

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Afrika: Juden müssen arbeiten.- Ohne Ausnahme werden alle männlichen Juden von Tunis zur Arbeitsleistung herangezogen. PK-Aufnahme: Kriegsberichter Lüken Dezember 1942 241-43

 

 

Les rafles des Juifs de Tunisie

4 Commentaires

  1. Une petite acnedote :

    Pendant la guerre ma grand mére logeait tous ses enfants dans une grande maison dans le quartier Lafayette .
    Il y avait une piéce qui été accessible en sautant par la fenêtre de la cuisine sur le balcon de cette chambre .
    En fait elle donnait sur une cour qui appartenait aux Guadanino nos voisins du RDC ?
    Et devant la porte de cette pièce ma grand mère avait installé une grande armoire .
    Quand on sonnait à la porte tous passaient par la fenêtre de la cuisine pour atterrir sur le balcon , ils pouvaient ainsi échapper aux rafles des allemands qui ne voyaient que du feu quand ils visitaient la maison .

    On en rit aprés mais ce n’était pas marrant car chaque jour il fallait sortir pour ramener à manger .

    Et pour finir avec le sourire……..

    l’un de mes oncles qui était interprête dans l’armée anglaise avait logé un de ses collégues anglais dans la maison , il était seul dans sa chambre .
    Ma grand mère comme toutes les méres tunisiennes qui avaient des filles était trés méfiante et ne faisait confiance en personne : elle avait enfermé l’anglais à double tour dans sa chambre . Et quand il avait un besoin pressant il fallait qu’il tape à la porte . On le libérait un instant et on l’enfermait de nouveau jusqu’au matin .
    Ce qui était marrant c’est qu’il trouvait cette situation normale……ainsi tout le monde était d’accord .
    Quand j’y pense j’en ai les larmes aux yeux de rire .

    That’s life .

  2. en effet, le fours étaient prêts a Djebel Djelloud, a la sortie de Tunis sur la route d’ hamam lif, a la fin de l’ avenue de carthage

    mon père fut “embauché” par la luftwaffe comme “infirmier”, comme tous les médecins et infirmiers juifs
    les bombardements alliés sur l’ aéroport de l’ aouina faisant des centaines de blessés

    j’ ai eu le livre de Paul Guez entre les mains aux environs de 11 ans…..je venais d’ apprendre qu il pouvait etre dangereux d’ etre juif

    • @ LE CHAT DORT

      Djebel Djelloud , j’ai trés bien connu .
      Je passais devant pour me rendre à Radés où j’étais inscrit à l’école : Mégrine Lescure , Mégrine Coteaux etc….
      Ensuite Saint Germain et Hammam Lif .

  3. Les adultes ne parlaient pas beaucoup de ces choses là . Ils pensaient nous protéger .

    Je sais que beaucoup de jeunes comme mon père furent arrêtés et enfermés à l’Alliance Israélite .

    La vie était dure , il manquait de tout .

    Heureusement nos voisins du rez de chaussée les Guadanino et Lattuca ( parents de Pino le pianiste de Jacques Martin ) qui étaient entr’autres boulangers nous livraient du pain .

    Par contre on nous parlait beaucoup de la libération de Tunis le 7 Mai 1943 , ce fut une liesse indescriptible au point que beaucoup d’enfants Juifs nés ce jour là ont pris comme surnom ” Johnny ” .
    Plus tard ils se prenaient pour des américains , ils frimaient alors qu’ils étaient bronzés comme nous et comme Fortunée la fille de Madame Sarfati . ah ah

    Quelques semaines de plus et les camps étaient prêts à fonctionner et le nombres de morts aurait été beaucoup plus important ..

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