Plus de 300 employés d’une cimenterie ont été enlevés par le groupe État islamique (EI) dans une localité au nord-est de Damas, a annoncé jeudi l’agence officielle syrienne Sana. « Des groupes terroristes liés à Daech (acronyme arabe de l’EI) ont kidnappé plus de 300 employés et cadres de la cimenterie Al-Badia, dans la province de Damas. La compagnie a informé le ministère de l’Industrie qu’elle n’était pas en mesure actuellement d’entrer en contact avec les personnes enlevées », précise Sana.

À l’image de la Syrie en guerre, la localité de Dmeir, située à 40 kilomètres au nord-est de Damas, est morcelée : elle comprend des secteurs sous contrôle de l’EI, d’autres des rebelles islamistes, et d’autres encore de l’armée. Selon l’OSDH, lors de l’offensive de lundi, « l’EI s’est emparé de la cimenterie, mais n’a pas pu prendre l’aéroport militaire et la centrale électrique Techrine », qui se trouvent aux mains du régime.

« Ni eau ni électricité »

« La situation est très tendue dans la partie est de Dmeir qui est tenue par l’EI et une manifestation doit y avoir lieu jeudi contre ce groupe », avait affirmé jeudi à l’Agence France-Presse une habitante de Dmeir qui a fait état de bombardements. « Dans notre secteur, il n’y a ni eau ni électricité, et beaucoup de personnes ont quitté le quartier pour aller vers l’ouest », avait-elle ajouté par téléphone. Selon l’OSDH, des frappes aériennes menées par le régime et des affrontements secouaient jeudi la ville.

Depuis le début de l’offensive lundi, 35 combattants de l’EI et 20 membres des forces du régime ont été tués, a indiqué l’OSDH. Cette offensive survient après des échecs cuisants de l’EI dans le centre du pays où les djihadistes ont été chassés de la ville antique de Palmyre et de la localité stratégique d’al-Qaryatayn. Dix jours après la reprise par l’armée de la « perle du désert », le régime a autorisé les habitants de Palmyre à revenir chez eux à partir de samedi, selon le bureau du gouverneur de la province de Homs. « Des bus transportant les premiers habitants à Palmyre partiront samedi », a indiqué à l’Agence France-Presse un responsable du bureau du gouverneur de Homs, province dans laquelle se situe la ville millénaire.

Palmyre débarrassée des mines

Le responsable a indiqué que près de 45 % de la ville résidentielle avait été détruite, soulignant en revanche que la cité avait été totalement nettoyée des mines plantées par les djihadistes. Les bus partiront samedi de la ville de Homs, capitale de la province éponyme, et les passagers font partie des milliers de personnes ayant fui l’offensive de l’EI qui s’était emparé de la ville en mai 2015. La population de Palmyre était estimée entre 50 000 et 70 000 personnes avant le début du conflit en Syrie en 2011, et à 15 000 durant la présence de l’EI. Ces derniers avaient pris la fuite lors des combats ayant précédé la reprise de la ville par l’armée. La ville nouvelle porte les stigmates de combats qui ont opposé les forces du régime, aidées par l’aviation et les artilleurs russes, aux djihadistes avec de nombreuses rues impraticables en raison des cratères laissés par les explosifs ou des maisons détruites avec des toits effondrés.

Sur le plan diplomatique, alors que la Russie et les États-Unis déploient des efforts pour trouver une issue au conflit, le secrétaire d’État américain John Kerry, en visite à Bahreïn, a pressé jeudi l’Iran, allié de Damas, d’aider la communauté internationale à mettre fin à la guerre en Syrie, mais aussi au Yémen. La Syrie est le théâtre depuis 2011 d’un conflit qui a fait plus de 270 000 morts, jeté sur les routes plus de la moitié de la population, et implique de nombreux groupes armés ainsi que des puissances étrangères.

Source AFP le point

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.