Shoah, les derniers passeurs de mémoire

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Shoah, les derniers passeurs de mémoire

11 août 2019 par Philippe Bardonnaud , Vanessa Descouraux , Géraldine Hallot

Parler sans être entendu, avec cette impression insupportable de gêner. C’est ce qui est arrivé à Simone Veil et avec elle à tous les rescapés des camps de la mort, comme Ginette Kolinka, qui aujourd’hui témoigne pour que les jeunes n’oublient pas.

Auschwitz
Auschwitz © Radio France / Victor Matet

(rediffusion)

Il a fallu des années avant qu’on reconnaisse la réalité même du calvaire des déportés, avant qu’on mette des mots sur l’indicible barbarie nazie. Le film d’Alain Resnais Nuit et brouillard en 1956, puis le procès d’Adolph Eichmann, le «logisticien » de la solution finale en 1961 ont grandement contribué à rendre audible la parole de ces témoins.

Aujourd’hui, les derniers survivants des camps disparaissent. Ils ne sont plus qu’une centaine en France. Il n’y aura bientôt plus de porteur de mémoire. Ceux qui restent et qui le peuvent, à l’image de Ginette Kolinka, déportée en 1944 dans le même convoi que Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens, se hâtent de rencontrer le plus de jeunes gens possible, dans les collèges mais aussi en les accompagnant à Auschwitz, le camp libéré le 27 janvier 1945, afin d’éviter que cette mémoire ne disparaisse…

Shoah, les derniers passeurs de mémoire, c’est un reportage de Victor Matet, diffusé le 27 janvier dernier. Prise de son, Romain Luquiens, mixage Julien Michel. Réalisation, Violaine Ballet, assistée de Mahaut Debutler.

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