Le président Reuven Rivlin s’exprime publiquement avant le verrouillage à l’échelle nationale
( Photo: GPO )

Confinement : le président de l’Etat s’adresse à la nation

A moins de deux jours d’un confinement général difficile d’une durée de trois semaine, le président de l’Etat Reouven Rivlin a tenu à adresser un message à la nation.

En voici les extraits principaux :

« Nous n’avons pas fait assez en tant que dirigeants afin d’être digne de votre attention. Vous nous avez fait confiance mais nous vous avons déçus (…) Une nouvelle fois je vous présente mes excuses pour mon attitude ici, à la résidence présidentielle, lors du confinement de Pessa’h. Je m’en étais déjà excusé, mais je tiens à le faire encore une fois aujourd’hui. Ma solitude n’est pas plus douloureuse que celle de nombreux parmi vous. Vous avez payé des prix lourds, des prix réels qui vous accompagnent depuis une longue période (…) Nos synagogues ont été fermées à Pessah’, nos mosquées durant le mois du Ramadan et jusqu’à ce jour, mon coeur souffre lorsque je pense aux familles en deuil de Tsahal qui n’ont pas pu se rendre sur la tombe de leurs êtres chers le Jour du Souvenir. Nous avons célébré les fêtes familiales dans l’intimité, nous n’avons pas pu rendre hommage à nos morts comme nous aurions voulu, nous avons du vivre en faisant des compromis douloureux dans l’espoir que l’Etat et ses institutions nous sortiraient rapidement de cette crise (…) Vous, citoyens d’Israël, avez droit à un filet de sécurité économique de la part de l’Etat. Les preneurs de décisions, les ministères et les hommes politiques doivent agir uniquement pour votre bien, pour sauver des vies, conjurer la pandémie et sauver l’économie (…) Je comprends le sentiment de ceux qui estiment qu’il n’a pas été fait assez. Et voici qu’aujourd’hui, vous, citoyens d’Israël, êtes contraints à payer une nouvelle fois un prix lourd. La décision du confinement signifie ne plus pouvoir être ensemble, fêter ensemble, avoir de la peine ensemble, prier ensemble, et ne plus pouvoir procéder à nos activités quotidiennes les plus élémentaires (…) De là, je m’adresse aux gouvernement et à ses chefs, ses ministres et ses conseillers : la confiance de la population est un bien très précieux. Nous devons tout faire pour rétablir la sécurité personnelle, sanitaire et économique pour les citoyens d’Israël. C’est la seconde occasion et nous devons vaincre, de crainte, à Dieu ne plaise, qu’il n’y ait pas de troisième chance (…) Nous devons cesser ces accusations sectorielles, comme s’il y avait un secteur de la population qui serait responsable de la propagation du virus. L’Etat d’Israël est béni par une variété humaine extraordinaire, ce qui de mon point de vue constitue un énorme avantage. Chaque groupe, chaque communauté constitue une part de notre puissance commune et contribue à la victoire dans ce combat. Nous ne l’emporterons pas au moyen d’accusations mutuelles venimeuses. Seulement ensemble. Nous sommes dédiés à vivre ensemble, à partager les belles années comme les années difficiles, pour construire et développer le pays (…) Je crois en ce peuple, je crois en notre capacité à vaincre. Je vous demande : ayez confiance en la capacité de ce peuple à vaincre. C’est le moment de respecter les consignes, de nous préserver ainsi que ceux qui nous sont chers, d’aider ceux qui ont besoin d’aide autour de nous, car nous n’avons pas d’autre pays, pas d’autre Etat, d’autre peuple, d’autre chemin. Fasse que nous ayons une année de santé, santé du cœur et du corps ».

Photo Mark Neyman / Flash 90

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