Le ministre «a fait procéder ce jour à la fermeture administrative de quatre mosquées», ont indiqué ses services dans un communiqué. Ces fermetures ont été décidées sur «le fondement des dispositions de l’article 8 de la loi sur l’état d’urgence permettant la fermeture des lieux de culte au sein desquels sont tenus des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence ou une provocation à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes», précise le document.

Le 12 octobre, le ministre de l’Intérieur avait indiqué qu’une vingtaine de mosquées et de salles de prières présumées radicalisées avaient été fermées depuis la mise en vigueur de l’état d’urgence, instauré après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, qui ont fait 130 morts.

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Les fermetures décidées le 2 novembre sont intervenues dans les départements des Yvelines, de la Seine-Saint-Denis ainsi que du Val-de-Marne, et «prennent effet immédiatement», précise encore le ministère.

Dans le Val-de-Marne, il s’agit de la mosquée Al-Islah située à Villiers-sur-Marne, où une école coranique clandestine avait été découverte fin août lors d’une perquisition, a-t-on appris de source proche du dossier. Elle était connue des services de renseignement pour avoir été fréquentée, selon eux, par douze personnes condamnées en avril pour leur participation présumée à une filière djihadiste à destination de la Syrie

Dans les Yvelines, c’est la salle de prières d’Ecquevilly qui a été fermée. Il s’agit d’«un lieu de référence influent de la mouvance salafiste, prônant un islam rigoriste, appelant à la discrimination et à la haine, voire à la violence», selon l’arrêté du préfet du département.

En Seine-Saint-Denis, il s’agit de la mosquée Ar Rawda, à Stains, et d’un lieu baptisé Masjid Al Fath, à Clichy-sous-Bois, selon la préfecture.

«Sous couvert de but cultuel», les quatre lieux qui ont été l’objet de cette fermeture administrative «abritaient des réunions visant en réalité à promouvoir une idéologie radicale, contraire aux valeurs de la République et susceptible de constituer un risque grave d’atteinte à la sécurité et à l’ordre publics», a fait valoir le ministère de l’Intérieur.

RT

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