Quand Gaza pousse Israël à prendre des décisions difficiles
L’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas — obtenu sous l’égide américaine — est aujourd’hui en grave danger. Après la libération de vingt otages encore vivants et la visite éclair du président américain Donald Trump dans la région, l’espoir d’un apaisement semblait renaître. Or, une attaque dimanche matin dans la région de Rafah contre les forces israéliennes, attribuée par Israël à des terroristes palestiniens, a provoqué la mort d’un major et d’un sergent-chef. L’armée israélienne a riposté par des frappes aériennes et l’artillerie, visant tunnels et bâtisses où des militants auraient été repérés.
Officiellement, cette attaque est qualifiée de « violation flagrante » du cessez-le-feu. Elle survient alors que le Hamas affirme qu’il ne désarmera pas et ne cédera pas son pouvoir à Gaza. Cette divergence profonde entre les engagements pris et la réalité du terrain met l’État hébreu dans une posture délicate : doit-il avancer dans les prochaines étapes du plan américain ou attendre que toutes les conditions soient remplies ?
Les États-Unis, via leurs envoyés — notamment Steve Witkoff et Jared Kushner — ont réaffirmé que l’accord doit tenir et qu’Israël a légitimement le droit à la légitime défense, « mais pas d’une manière qui mette en danger le cessez-le-feu ». Ils insistèrent sur l’importance d’une phase suivante de rétablissement et de reconstruction. Pourtant, l’armée israélienne signale déjà que des militants ont profité du retrait israélien pour se replier et que l’échange des corps des otages — condition clé pour passer à la phase de reconstruction — peine à avancer.
Il existe un fossé de perception entre Washington et Jérusalem. Du côté américain, on met l’accent sur une gouvernance stabilisée et l’intégration de Gaza dans un cadre plus large de paix régionale. Kushner a déclaré : «Notre message aux dirigeants israéliens : maintenant que la guerre est terminée, vous devez aider le peuple palestinien à prospérer et s’améliorer.» Du côté israélien, on entend que la sécurité nationale prime. Un député de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu a ainsi lancé que «tôt ou tard, Israël contrôlera Gaza ; il n’y a pas d’autre solution».
Dans cette dynamique, Israël pourrait être contraint de prendre des décisions difficiles : fermer des passages humanitaires, suspendre des phases de reconstruction, renforcer sa présence militaire sans l’aval immédiat des partenaires américains. Cette situation teste non seulement la trêve à Gaza, mais également la solidité du lien stratégique entre Israël et les États-Unis. Les Américains ont déjà déployé des moyens pour superviser l’accord et averti le Hamas qu’un nouveau plan d’attaque contre des civils dans la bande de Gaza serait un « énorme manquement ».
Pour Israël, chaque minute où le Hamas conserve des capacités militaires — tunnels, roquettes, contrôle territorial — est un danger. La volonté américaine de voir Gaza stabilisée sans domination du Hamas trouve ses limites face à une réalité où des militants restent actifs. Israël ne peut sacrifier sa sécurité dans l’espoir d’une paix trop fragile. Ainsi, la coopération israélo-américaine va devoir s’ajuster : des compromis seront nécessaires, mais l’État hébreu ne peut accepter de pactiser sur sa défense.
La situation à Gaza oblige Israël à des arbitrages majeurs. L’alliance avec les États-Unis, précieuse, peut être renforcée si elle est réaliste et respecte la priorité israélienne de sécurité. Israël se situe dans une position légitime : celle d’un État confronté à des menaces persistantes et qui agit pour protéger ses citoyens, tout en restant ouvert à un avenir de stabilité régionale.
Jforum.fr
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Que va faire Bibi ?
Malgré ses promesses et sa volonté de détruire les déchets du goush Katif, TRUMP semble se renier, pour sauver son plan, bafoué par les déchets.
TRUMP, ou pas TRUMP, c’est le devoir d’Israël, de finir la destruction des déchets résiduels. Quoiqu’il en pense, TRUMP manifestera son mécontentement, mais il ne s’y opposera pas.
Quant aux pays de l’OPED et leurs complices européens, ce sera jouissif de les entendre couiner sur leurs chers déchets détruits. Comme d’habitude…
Je l’ai déjà dit dès le premier jour de la combine exigée par trump, netanya MOU s’est laissé mener en bateau. Trmp était pressé de fomenter une trêve en espérant avoir le nobel de la paix. Résultat, le hamas qui pouvait compter ses derniers jours à gaza ville, renait de ses cendres et refait surface dans une importante partie du territoire. Premier danger, d’ailleurs, depuis l’indépendance acquis en 48, tous les gouvernements, droite ou gauche, se sont fait berner pour ne pas dire autre chose, à chaque négociation avec les arabes, plus malins que les singes dont ils doivent descendre. Le hamas qui a déjà dit merci à la salope de l’elysée, ainsi qu’au PM anglais et à sans chaises, devrait dire un énorme merci à trump qui la sauvé d’une morte certaine. En ce qui concerne netanyaMOU, il faudra lui demander pour quelle raison il a fait perdurer la guerre, alors qu’un autre pays avec un armada aussi forte que Tsahal, aurait liquidé le problème en quelques jours. Trêve sur trêve, le hamas a pu se renforcer chaque fois. Bien sur, les otages, il devrait en rester environ 40 dont plus de la moitié ont été tués. Faisons le compte, 1300 de nos jeunes enfants soldats, ont été tués. Pour préserver qui, les otages ou la populace arabe qui sert de bouclier consentant pour le hamas. Un autre danger se profile au nord, le hezbollah demantelé et moribond, renait aussi de ses cendres, il apparait plus fort et mieux armé que l’armée libanaise qui avait pour mission de le désarmer. Quant à la fille nulle (finul) elle a toujours servie de soutient au hezbollah et ça va continuer.