Undated picture of cosmetics manufacturer Helena Rubinstein (1870-1965), born in Poland but led her carrier as beauty products creator in Australia and then opened severals salons when she settled in many capitals like London, Paris, New York. (Photo by AFP)

Portrait non daté d’Helena Rubinstein. AFP

Art africain: une partie de la collection d’Helena Rubinstein réunie au musée du Quai Branly

Les objets de la femme d’affaires et collectionneuse américano-polonaise avaient été dispersés lors de ventes à New York, en 1966, un an après sa mort.

Le Monde avec AFP Publié le 27 novembre 2019 à 10h07

 

 

 

 

Le musée du Quai Branly présente jusqu’en juin une partie de la riche collection d’arts premiers, en grande majorité issus d’Afrique, d’Helena Rubinstein (1897-1965), qui avait été dispersée à New York en 1966 après la mort de l’industrielle.

Précieux reliquaires kota ou fang, pièces d’exception baoulé, bamana ou senoufo : au total, 64 œuvres, pour la plupart de très grande qualité, ont été rassemblées, mettant en valeur une passion mal connue de cette femme née en 1872 dans le quartier juif de Cracovie et dont le visage, l’élégance, les décors intérieurs à Londres, New York ou Paris sont largement mis en scène lors de l’exposition.

Helena Rubinstein, première femme d’affaires du XXe siècle, connue pour son empire de cosmétiques, menait un « combat » pour la reconnaissance de ces arts dits « nègres » au début du siècle.

Arts auxquels elle conférait une valeur égale à l’art européen et qu’elle voyait avec une pure fascination, explique la commissaire de l’exposition, Hélène Joubert, responsable de l’unité patrimoniale des collections Afrique du Quai Branly.

« Une pionnière compulsive »

« Helena Rubinstein est une collectionneuse de la première heure, une pionnière compulsive à une époque où le marché des arts extra-occidentaux commence tout juste à se développer », selon Mme Joubert.

Cette femme collectionneuse a été initiée par un ami, le sculpteur Jacob Epstein, poursuit la commissaire d’exposition. Helena Rubinstein apprécie alors l’expressivité de ces sculptures, fascinée par les masques et le traitement sculptural des visages.

La collection de Mme Rubinstein ira jusqu’à rassembler plus de 400 pièces d’arts extra-occidentaux, qui côtoieront des œuvres de Chagall, Braque, Brancusi, Modigliani, Picasso ou Miro dans ses salons.

En 1966, 360 objets de sa collection avaient été dispersés dans trois ventes historiques, à New York, qui auront marqué une étape essentielle de la valorisation des arts africains. Ces objets sont partis partout dans le monde, particulièrement aux Etats-Unis.

Sur les 64 objets présentés, seuls cinq proviennent du Quai Branly, les autres de 31 collections privées ainsi que de sept institutions. Hélène Joubert a mené deux ans d’enquête pour en retrouver la trace dans les institutions nationales et internationales ainsi que dans de grandes collections privées.

Cette longue enquête « aura permis d’approfondir d’où venaient ces objets, dont certains sont devenus des icônes, avant d’être acquis par Helena Rubinstein », selon la commissaire. Une enquête loin d’être finie.

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