La marine indienne a chassé un navire de recherche chinois près des îles Andaman-et-Nicobar

PAR  · 9 DÉCEMBRE 2019

 

 

 

 

 

 

 

Exploité conjointement par plusieurs laboratoires relevant de l’Académie chinoise des sciences, dont l’Institut océanologique de la mer de Chine méridionale [SCSIO] et l’Institut d’acoustique [IOA], le Shiyan-1 est un navire de type catamaran SWATH [Small Waterplane Area Twin Hull] mis en service en 2009 pour mener des recherches océanographiques.

Or, la semaine passée, lors d’une conférence de presse, le chef d’état-major de l’Indian Navy, l’amiral Karambir Singh, a confirmé que ce bâtiment avait été repéré par un avion de surveillance maritime Dornier Do-228-101 alors qu’il naviguait dans la zone économique exclusive [ZEE] des îles Andaman-et-Nicobar, au large de Port-Blair, la capitale de ce territoire sous souveraineté indienne.

Pour rappel, ces îles sont proches du détroit de Malacca qui, situé entre la péninsule malaisienne du même nom et Sumatra [Indonésie], est l’un des couloirs maritimes les plus fréquentés au monde et constitue ainsi la principale route d’approvisionnement en pétrole de de la Chine et du Japon.

Selon New Delhi, le Shiyan-1 menait des « activités de recherche » sans autorisation quand il fut repéré par le Do-228 de la marine indienne. Des sources ont expliqué, rapporte la presse indienne, que le navire chinois aurait pu se livrer à des activités d’espionnage, New Delhi ayant décidé un investissement de près de 800 millions de dollars pour renforcer sa présence militaire – et donc ses capacités de surveillance – dans ces territoires insulaires.

Quoi qu’il en soit, a expliqué l’amiral Singh, sans s’attader sur les détails, un patrouilleur indien fut rapidement envoyé à la hauteur du Shiyan-1 pour le forcer à changer de cap et à quitter la ZEE indienne.

« Notre position est que si vous devez travailler dans notre zone économique exclusive, vous devez demander notre autorisation », a-t-il dit.

Plus largement, New Delhi s’inquiète de la présence de plus en plus affirmée de la marine chinoise dans son environnement proche, et en particulier dans l’océan Indien, dans le cadre de la stratégie dite du « collier de perles ». Lire la suite dans 

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