Gérard Collomb, David Kimelfeld et Etienne Blanc.  (Lyon) Sipa – REA 

Municipales 2020: les matchs à suivre dans les grandes villes
Par Valérie Mazuir Publié le 4 déc. 2019 à 15h03 Mis à jour le 4 déc. 2019 à 16h49

 

 

 

 

 

 

Deuxième grand rendez-vous électoral de l’ère Macron, les élections municipales de 15 et 22 mars 2019 seront un test de la capacité de La République En marche à s’implanter localement et de la résistance des maires sortants.

A cinq mois du scrutin, si certains ont déjà fait connaître leurs ambitions, comme à Paris, Bordeaux ou Lyon, l’heure est encore souvent aux discussions sur le terrain pour passer des alliances et composer des listes, dans un paysage politique chamboulé.

Comme souvent, le parti qui l’emportera à Paris a des chances de faire figure de vainqueur du scrutin. A Bordeaux et Marseille, la succession des maires historiques, Alain Juppé, parti au Conseil constitutionnel, et Jean-Claude Gaudin, qui ne se représente pas, est en jeu. Et la campagne s’annonce rude à Lille, Lyon ou Nice, où les sortants Martine Aubry, Gérard Collomb et Christian Estrosi devront ferrailler pour conserver leurs fauteuils.

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Paris

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En haut : Anne Hidalgo et Benjamin Griveaux ; en bas : Rachida Dati et Cédric Villani.
En haut : Anne Hidalgo et Benjamin Griveaux ; en bas : Rachida Dati et Cédric Villani.Sipa

 

Ils sont nombreux à vouloir ravir la mairie de Paris à Anne Hidalgo. Elle qui fut la première adjointe du socialiste Bertrand Delanoë dès 2001, avant de lui succéder en 2014, n’a encore rien officialisé mais sa candidature pour un deuxième mandat ne fait guère de doute et une plateforme « Paris en commun » a été créée..

La République En marche, qui nourrit de grandes ambitions pour la capitale, a investi, au terme d’une longue lutte interne, Benjamin Griveaux, ex-porte-parole du gouvernement. Mais Cédric Villani, mathématicien et député LREM de l’Essonne, est venu bousculer le plan de la majorité présidentielle, en maintenant une candidature dissidente. Une rivalité jugée « stérile », par François Bayrou (Modem), qui a rajouté à la confusion en appelant à « un plan B ».

Autre adversaire pour Anne Hidalgo, David Belliard, investi par  Europe écologie-Les Verts, qui se sent pousser des ailes après son score aux européennes. La droite, elle, a choisi Rachida Dati, ancienne ministre de la Justice et maire du VIIe arrondissement.

Parmi les nombreux autres candidats en lice : les « Macron compatibles » Pierre-Yves Bounazel, ancien élu LR, et Gaspard Gantzer, qui a été le porte-parole de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris puis le conseiller en communication de François Hollande à l’Elysée.

 

Marseille

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En haut : Martine Vassal et Said Ahamada ; en bas : Yvon Berland et Bruno Gilles.
En haut : Martine Vassal et Said Ahamada ; en bas : Yvon Berland et Bruno Gilles.Sipa

 

Après vingt-cinq ans de mandat, Jean-Paul Gaudin (LR) passe la main à Marseille. Les Républicains ont choisi comme candidate Martine Vassal, présidente LR du département et d’Aix-Marseille-Provence Métropole, plutôt que son rival Bruno Gilles, sénateur et président de la fédération LR des Bouches-du-Rhône. Mais ce dernier, qui a qualifié ce choix de « crève-coeur », a décidé de poursuivre sa campagne et s’est mis en congé du parti.

La situation est guère plus simple du côté de la majorité présidentielle. La commission nationale d’investiture a mandaté Jean-Marc Borello pour trouver le bon candidat. Le député Saïd Ahamada et l’ex-président de l’université Aix-Marseille Yvon Berland sont dans les starting-blocks. Le doyen de sa faculté de droit, Jean-Philippe Agresti, et un chef d’entreprise, Johan Bencivenga, sont également sur les rangs pour décrocher l’investiture ou un soutien de LREM. Saïd Ahamada a annoncé qu’il serait candidat même sans cette investiture.

Les partis de gauche (PS, LFI, PC) et des collectifs d’habitants ont décidé de se lancer autour d’une liste unitaire intitulée « Le Printemps marseillais ». EELV, lassé de négociations qui piétinaient, a décidé de se lancer seul dans la campagne en construisant sans attendre sa « liste écolo-citoyenne » avec Sébastien Barles à sa tête. Le conseiller municipale des IVe et Ve arrondissements, ancien des Verts et du Modem, désormais président de l’Union des démocrates écologistes (UDE), Christophe Madrolle, est lui aussi en lice.

Le Rassemblement national, arrivé largement en tête aux européennes, mais qui pourrait être handicapé par le mode de scrutin par secteur, est, lui, parti en premier en campagne, derrière le sénateur Stéphane Ravier.    Lire la suite    www.lesechos.fr

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