Mardi 28 janvier: soirée continue sur l’antisémitisme (France 2)

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France 2 retrace les racines de l’antisémitisme en France lors d’une soirée spéciale

Ouest-France Gilles BOUSSAINGAULT/TV Magazine le 28.01.2020. 10h

 

Après Arte, qui célébrait le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz avec un documentaire, c’est au tour de la deuxième chaîne de commémorer la Shoah en lui consacrant une soirée spéciale, ce mardi 28 janvier à partir de 21 h 05, présentée par Julian Bugier.

Julian Bugier anime cette soirée spéciale sur France 2, et notamment un débat sur l’antisémitisme.

La soirée spéciale deFrance 2 va débuter, ce mardi 28 janvier, par la diffusion du documentaire Antisémitismes, qui retrace depuis le XIXe siècle, les attaques et les critiques dont sont victimes les juifs en France.

Le film s’ouvre sur l’affaire Dreyfus, qui divisa la France à partir de 1894 entre dreyfusards et anti-dreyfusards. Avec le célèbre article d’Émile Zola J’accuse !, publié dans le journal L’Aurore, en janvier 1898, face à Édouard Drumont, farouchement opposé à la réhabilitation du capitaine condamné.

Mais la défiance envers les juifs et les attaques dont ils sont l’objet ne s’est pas close avec cette affaire ni avec la capitulation du 8 mai 1945. Le documentaire va jusqu’aux tragédies récentes, dont l’affaire Knoll, qui a défrayé la chronique il y a quelque temps, ou encore l’affaire Halimi et le gang des barbares, explique Julian Bugier, le journaliste de France 2 qui présente cette soirée. Il décortique ces comportements à travers les âges, la mécanique et la construction et l’évolution de l’antisémitisme.

Un phénomène complexe et très large

Durant deux heures, le documentaire, signé du réalisateur Ilan Ziv, démontre avec méthode comment les traditions et les stéréotypes antijuifs médiévaux ont alimenté un mouvement antisémite moderne, relayé par des mouvements d’extrême droite ou les attaques djihadistes contre les croisés et les juifs.

Le film est réalisé par un Israélien et celui-ci a un regard sur notre société et l’antisémitisme très différent de ce que pourrait raconter un Français, ajoute le journaliste.

L’antisémitisme est un phénomène très large et très complexe, témoigne de son côté Ilan Ziv. On ne peut pas extraire ce phénomène de son contexte historique, politique et social, et c’est pour cette raison que j’ai voulu l’aborder comme un instrument politique.

70 % de juifs victimes d’antisémitisme en France

Julian Bugier voit également dans cette soirée une manière d’expliquer les choses, mais aussi d’alerter et, plus encore, de lancer un appel au gouvernement pour en faire plus contre cette haine. Je reste halluciné par le silence général qui règne autour de l’antisémitisme, comme si chacun avait, dans la société, intégré le fait qu’il existe une partie de la France qui est antisémite et que les chiffres sont ce qu’ils sont. Mais, quand on les regarde, ils sont terribles : 70 % des Français de confession juive disent avoir été victimes d’une forme d’antisémitisme et 23 % de violences.

Après la diffusion du documentaire, un débat réunira, autour du journaliste de France 2, l’essayiste et rabbin Delphine Horvilleur, le sociologue et écrivain Michel Wieviorka, les historiens Philippe Oriol, Denis Chabrot ou encore Grégoire Kauffmann. Immédiatement après, un second film sera diffusé : Chronique d’un antisémitisme d’aujourd’hui.

Antisémitismes à partir de 21 h 05, ce mardi 28 janvier, sur France 2

SOIRÉE CONTINUE SUR L’ANTISÉMITISME
Mardi 28 janvier à partir de 21.05

Avec deux documentaires inédits et un plateau présenté par Julian Bugier

Communiqué du 07 janvier 2019

 

Depuis une dizaine d’années, les actes antisémites dépassent les simples graffitis nauséabonds. Aujourd’hui, en France, 70 ans après la Shoah, l’antisémitisme tue encore.
A l’occasion du 75ème anniversaire de la libération des camps d’Auschwitz, France 2 propose une soirée exceptionnelle avec la diffusion de deux documentaires inédits : «Antisémitismes », un film-événement de près de 2 heures, réalisé par Ilan Ziv qui retrace à travers des faits marquants – de l’Affaire Dreyfus au meurtre de Mireille Knoll l’an dernier – les mutations de l’antisémitisme mais aussi ses constantes.
A la suite de ce documentaire, Julian Bugier prolongera la soirée avec des invités autour de la question : “Peut-on en finir avec l’antisémitisme ?” Enfin, découvrez « Chronique d’un antisémitisme d’aujourd’hui », un film d’investigation de Georges Benayoun qui prend Toulouse pour laboratoire de la dérive d’une société française qui assiste, presque impuissante, à la répétition de violences contre les citoyens juifs.

> 21.05 : Antisémitismes 

Résumé 

Le réalisateur Ilan Ziv démontre la manière dont les vieilles haines sont instrumentalisées pour en alimenter de nouvelles en France comme en Europe.

Avec la recrudescence de l’antisémitisme dans la plupart des pays occidentaux et les attaques djihadistes contre les “croisés et les juifs”, l’antisémitisme que l’on avait, naïvement, cru mort et enterré dans les ruines de Berlin en 1945, est de retour sous les feux de l’actualité et, avec lui, les débats relatifs aux forces sociales qui l’entretiennent.

Fermement ancré dans le présent, le documentaire démontre comment les traditions et stéréotypes antijuifs médiévaux ont alimenté un mouvement antisémite moderne bien plus complexe et plus meurtrier. Un mouvement qui a été utilisé par diverses forces politiques pour combattre la démocratie, ainsi qu’une vision de la société héritée des Lumières.

Ce film est un drame qui entremêle destins personnels et collectifs.

Le documentaire sera étayé par des propos de l’essayiste et rabbine Delphine Horvilleur, du sociologue, président  de la FMSH (Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme), journaliste et écrivain, Michel Wieviorka, des historiens Philippe Oriol, Denis ChabrotGrégoire Kauffmann et d’autres encore.  

Quartier impopulaire

Note d’intention du réalisateur Ilan Ziv 

Je ne pense pas que l’on puisse faire un film sur « l’histoire » de l’antisémitisme, comme on ferait par exemple une « histoire » du capitalisme*. Il s’agit d’un phénomène trop large, trop dynamique et beaucoup trop complexe pour être enfermé dans une seule discipline universitaire. Comme je l’avais constaté en faisant l’histoire du capitalisme, on ne peut pas comprendre le phénomène tout seul, détaché de son contexte historique, politique et social. C’est pourquoi plutôt que d’aborder l’antisémitisme en dehors du champ politique, il faut en parler comme un instrument politique.

Ilan Ziv a réalisé le documentaire “Capitalisme”, une série en 6 épisodes diffusée sur ARTE en 2014.

Biographie du réalisateur

Ilan Ziv est né en Israël en 1950 et est arrivé aux Etats-Unis après avoir combattu lors de la guerre israëlo-arabe de 1973. Il est diplômé de l’école de cinéma de l’université de New York.
Il a réalisé une douzaine de documentaires abordant les problèmes liés aux droits de l’homme ainsi que des enquêtes sur l’histoire contemporaine.
Son film le plus récent, Terrorisme, raisons d’Etat (2017) est une série en deux épisodes traitant des erreurs commises par l’administration Bush après le 11 septembre. 
Parmi ses autres films, on peut citer « Exil – Enquête sur un mythe, une enquête sur les ramifications politiques du mythe de l’exil des Juifs », diffusé sur ARTE et sur la BBC (2013). 

> 23.05 : Julian Bugier prolongera la soirée avec des invités autour de la question : “Peut-on en finir avec l’antisémitisme ?” (Réalisation : Philippe Miremont)

> 23.50 : Chronique d’un antisémitisme d’aujourd’hui

Georges Benayoun a réalisé un film d’investigation, une chronique de terrain, qui prend Toulouse pour laboratoire de la dérive d’une société française qui assiste presque impuissante à la répétition de violences contre les citoyens juifs, à la montée d’un climat délétère et anxiogène qui, après des siècles d’intégration, pousse les juifs à s’installer pour longtemps dans un exil intérieur, dernière étape avant le « judaïsme clandestin ».

Des témoignages qui racontent Toulouse et son quotidien, depuis l’attentat de l’école Ozar Hatorah qui a coûté la vie à trois enfants et à un professeur. Un film pour comprendre cette inquiétude sourde répandue dans la communauté juive, cette intuition de la dernière chance, que le moment présent est pour la nation française le temps de la prise de conscience ou celui du dernier rendez-vous raté. Ce film pour comprendre surtout que le ressentiment, l’hostilité que suscitent les juifs chez certains n’est pas un problème pour les seuls juifs mais concerne tous les Français.

Biographie du réalisateur 

Georges Benayoun  a produit de nombreux films. Depuis quelques années, il réalise aussi des documentaires : “L’Assassinat d’Ilan Halimi, une histoire française » (2014), «  Profs en Territoires Perdus de la République ? », (2015)  ou encore « Complotisme, les alibis de la terreur », diffusés en 2018 sur France 3.

www.francetvpro.fr

8 COMMENTS

  1. J’ai commencé a voir et évidemment le service public qui a crée le dernier mythe du meurtre d’enfant ne produit rien de vrai en ce qui concerne l’antisémitisme. Émission sans interet

  2. La tv d etat qui a sali Israel a travers ses reportages mensongers depuis des lustres , est vraiment le dernier endroit ou j irai chercher la defense du peuple juif

    • Le Judaïsme n’est pas une religion. Et jamais il n’a enseigné de tendre l’autre joue. Vous devez confondre avec un autre truc.

  3. Mais… Mais..!
    En droit hébraïque, on appelle ça “hériter de son crime”.
    Ce France2, responsable de centaines de morts juives, et de milliers de faklestiniennes, par l’entremise de ses Arlette & Charles, de cette fiction non démentie sur “Al dura”, elle dure encore, et toujours !
    Chaque goutte de sang juif versée se revendique de cette saleté, classée dans le même tiroir que le “protocole” de sinistre mémoire !…
    La chaîne n’a toujours pas regretté ses crimes, et rien ne se gomme, ni se pardonne.
    Ma voix de rien du tout ne pèsera rien dans la balance de l’audimat, (je ne vois plus la télé depuis longtemps), mais même le poids d’une de mes pensées ne viendra créditer cet organe excrémentiel qu’est devenu ce merdia.

  4. Il faudrait aussi inviter l’antisémite Elise Lucet.
    Quant à invité Delphine Horvilleur ce n’est à mon avis pas une très bonne idée.
    ROSA

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