L’IFCM et la Grande mosquée, à Lyon © KONRAD K./SIPA
Macron, le mensonge et les Frères Musulmans
Constatant que l’islam « consulaire » est gravement défaillant, Macron charge les Frères de clientéliser les Français musulmans. Une inquiétante manœuvre politique, selon Yves Mamou.
Feu le célèbre islamologue Bernard Lewis racontait dans un de ses livres que le Président Nasser avait demandé à des militaires pakistanais d’auditer ses forces armées. Nasser voulait connaître les forces et faiblesses du dispositif militaire égyptien.
Quelques semaines plus tard, la commission pakistanaise pliait bagages en laissant le message suivant : « monsieur le président, une armée ou le soldat ment au sergent, ou le sergent ment au lieutenant, ou le lieutenant ment au capitaine, ou le capitaine ment au colonel qui ment à son tour au général qui ment à l’état-major lequel délivre de fausses informations au pouvoir politique pose un problème qu’il n’est pas dans notre compétence d’analyser et de résoudre ».
Ne surtout pas stigmatiser les musulmans, attention!
Quiconque auditerait les relations de la France face à l’islam et l’islamisme, quitterait le territoire au bout de quelques semaines en laissant un message similaire à celui des militaires pakistanais. Sauf qu’en France, le mensonge ne part pas du bas de la société ; il est secrété par le bloc élitaire (classe politique-multinationales-médias) pour intoxiquer l’ensemble de la société.
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Ainsi, pour la justice et la police, les djihadistes ne sont pas les guerriers de l’islam mais des « déséquilibrés » et dans le meilleur des cas des « loups solitaires ». Pour la classe médiatique, les fanatiques musulmans qui ont chassé la jeune Mila de son école et l’ont menacée de mort sont des « victimes » offensées par le vocabulaire violent de la jeune fille, et les « hidjabistes » (pour reprendre le terme de Zineb el Razhoui) qui hantent nos rues sont pour les Dominique Sopo et autres Yassine Belattar, des militantes des droits de l’homme. Il n’est donc pas étonnant qu’à Mulhouse, le 18 février, Emmanuel Macron ait jugé « stigmatisant » de reconnaître que la France avait un problème avec l’islam.
Trois influences extérieures malignes identifiées
Pour ne pas avouer à l’opinion publique que l’immigration musulmane de masse génère d’insolubles problèmes de sécurité, d’inégalités, d’incivilités, le président s’est livré à un subterfuge. Emmanuel Macron a développé l’idée que les Français musulmans sont bons par nature, mais qu’une influence étrangère travaillait à les pervertir. Trois mesures phares du programme de Mulhouse sont donc destinées à restaurer en France, un islam à l’état de nature, c’est-à-dire un islam bon, débarrassé d’influences extérieures malignes :
La première concerne le financement des mosquées par des puissances étrangères. « Des mesure fortes seront prises pour mieux contrôler les financements étrangers des lieux de culte, pour garantir leur pleine transparence. Nous avons besoin de transparence sur les origines et les finalités ». Pas question de tout interdire, mais une loi prochainement votée ouvrira les portes à plus transparence. Lire la suite
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En definitive le mensonge est un point de vue. Comme le votre ou celui de ceux que vous accusez de mentir. Si je dis que je vois midi a ma porte celle ou celui qui me recoit n’est pas oblige-e d’avoir le meme point de vue. Et pourtant il ou elle voit aussi midi a sa porte ! La verite est compliquee. Elle est dans la simplicite et surtout a court terme et peu etendue. Les Juifs partagent leur verite. Comme les Chretiens et les Musulmans. Et ce qui est vrai pour les uns est faux pour les autres. Lekhaim ! Ainsi va la vie. Il faut dans ce schmiliblick degager l’opposition la contradiction de ce qui suit. La 1ere laisse entrevoir la possibilite d’une cohabitation de deux objets differents. La 2nde pousse a entrevoir l’impossibilite. Et si malgre cela la communication est toujours impossible ce sont a mon avis les pretentions des parties prenantes qu’il faut alors revoir a la baisse. Et en definitive ce sera l’egalite des pretentions minimales des deux parties qui permettra d’aboutir a un accord.