- Le pouvoir des femmes en 2020: L’Université de Tel Aviv célèbre la Journée internationale de la femme
La Journée internationale de la femme est célébrée chaque année le 8 mars, invitant la société à se concentrer un instant sur les réalisations économiques, sociales et politiques des femmes, tout en attirant l’attention sur la discrimination encore existante à leur égard dans le monde. Les réflexions des chercheuses de l’Université de Tel-Aviv.
La Journée internationale de la femme est célébrée dans le monde entier depuis le début du 20e siècle. Mais malgré les progrès réalisés depuis lors, l’inégalité entre les sexes affecte toujours la majorité des femmes dans le monde.
Bien que représentant la moitié de la population mondiale, elles occupent en effet moins de 23% des postes parlementaires et gagnent environ en moyenne 30% de moins que les hommes exerçant les mêmes fonctions.
Une égalité essentielle pour l’économie
« La discrimination à l’égard des femmes sur le marché du travail est nuisible à la fois pour elles-mêmes, mais aussi pour leur famille, pour les entreprises et pour l’économie dans son ensemble », déclare le Prof. Daphna Hacker, de la Faculté de droit et du Programme d’études de genre de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Tel Aviv.
« Les femmes se confrontent à la discrimination lorsqu’elles cherchent un emploi en raison de leur rôle maternel, ne sont pas rétribuées équitablement pour le travail qu’elles accomplissent et se heurtent à un plafond de verre lorsqu’elle tentent d’accéder à des postes de direction. Les familles sont affectées par le fait que la capacité salariale des femmes est sous-exploitée, diminuant ainsi le pouvoir d’achat des ménages ; les entreprises le sont car elles ne bénéficient pas de la qualité de la main-d’œuvre et de la diversité que les femmes apportent sur leur lieu travail ; enfin toute l’économie piétine parce que les femmes ne sont autorisées à exercer toute sorte de professions et d’occupations ».
Chaque année, un thème est choisi pour la Journée internationale de la femme. Cette année, l’accent est mis sur la notion d' »individualisme collectif », selon laquelle nos actions, nos conversations, nos comportements personnels peuvent affecter l’ensemble de la société.
« Construisons un monde où régnera l’égalité des sexes. Cette égalité n’affecte pas seulement les femmes, elle est essentielle pour que les économies et les communautés prospèrent. Un monde où règnera l’égalité entre les sexes sera plus sain, plus riche et plus harmonieux. Alors poursuivons la course vers un gouvernement égalitaire entre les sexes, même chose pour la couverture médiatique, l’égalité sur les lieux de travail, pour la couverture sportive, la santé et la richesse … ». Tels sont les thèmes de la Journée de la Femme 2020.
Un réseautage féminin
Aujourd’hui, l’une des stratégies les plus importantes pour la gestion de carrière en général et la recherche d’emploi en particulier est la capacité à mener une activité de réseautage efficace, susceptible d’aider entre autres à l’obtention d’un emploi convoité, d’un salaire plus élevé ou d’une promotion rapide.
Une telle activité implique, par exemple, de rejoindre des associations professionnelles, rechercher des missions à haute visibilité, participer à des activités sociales etc. Les femmes peuvent utiliser ces outils sociaux pour gagner leur place sur un marché du travail de plus en plus concurrentiel.
« Le réseautage est particulièrement vital pour les femmes car c’est une stratégie qu’elles peuvent utiliser pour briser le plafond de verre », explique Meirav Hauben, conseillère professionnelle au Centre de développement de carrière de l’Université de Tel Aviv.
« La capacité d’établir des relations avec les autres peut aider les femmes à augmenter leurs chances d’accéder à des postes de direction dans les organisations. Mais diverses études montrent que les hommes et les femmes ne fonctionnent pas de la même manière dans l’établissement et le maintien de leurs relations de travail, et cette différence donne aux hommes un avantage significatif ».
« Nous constatons aujourd’hui que le taux de participation des femmes au marché du travail se rapproche de celui des hommes. Mais les obligations familiales restent principalement de leur responsabilité, et leur réussite professionnelle dépend beaucoup de leur capacité à combiner travail et rôle familial. Souvent, les femmes peuvent être confrontées à des conflits entre ces rôles. Par exemple, si je veux déjeuner avec des cadres dirigeants au bureau, mais que j’ai toujours la responsabilité d’aller chercher mon jeune enfant à l’école, et que pour cela je dois partir de bonne heure, je ne pourrai pas participer à cette importante activité de réseautage ». Lire la suite www.ami-universite-telaviv.com
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