La journaliste libanaise Dima Sadek. Photo D.R.

Un dignitaire chiite évoque la « crucifixion » et « l’amputation » de Dima Sadek

OLJ 08/12/2019

 

 

 

 

La journaliste libanaise Dima Sadek, qui fait désormais l’objet d’une campagne de cyber-harcèlement et qui subit de nombreuses menaces de la part des partisans du Hezbollah et du mouvement Amal, surtout depuis le depuis le début de la révolte populaire du 17 octobre, a dénoncé samedi une « incitation au meurtre », suite aux propos tenus par un dignitaire chiite, qui avait évoqué sa « crucifixion » et son « amputation en vertu de la charia », provoquant une nouvelle polémique.

Tout commence le 25 novembre au soir, lorsque la journaliste, qui était présente lors d’une manifestation contre le pouvoir sur la voie-express du Ring à Beyrouth, se fait voler son portable, devant les caméras en direct, par un homme vraisemblablement partisan du Hezbollah ou d’Amal, que la journaliste critique régulièrement.

Le lendemain, Dima Sadek, vedette de la LBCI, annonce sa démission de la chaîne télévisée, affirmant avoir été mise à l’écart par la direction de la chaîne en raison de ses tweets au sujet de la présidence de la République.

Récemment, Dima Sadek est revenue dans une vidéo sur les circonstances du vol de son portable, critiquant l’individu qui le lui a volé, en mettant en avant des arguments d’ordre religieux pour expliquer à cet homme que son geste est contraire aux enseignements de l’islam. Mme Sadek est elle-même de confession chiite.

Samedi, la journaliste a partagé une vidéo d’un dignitaire chiite, l’uléma sayyed Mahmoud Berjaoui, qui incitait à la violence contre elle. Lire la suite

Source: www.lorientlejour.com

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