Didier Raoult risque la radiation. Une hypothèse toutefois hautement improbable. afp.com/GERARD JULIEN
Visé par une plainte à l’Ordre des médecins, que risque vraiment le professeur Raoult?
M. R. avec V. G.,publié le , mis à jour à
C’est le dernier épisode de la saga Didier Raoult. Le directeur de l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille fait l’objet depuis juillet d’une plainte de Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) auprès de l’Ordre des médecins, révèle Le Figaro. Une procédure qui pourrait le mener à en être radié.
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Les reproches faits au médiatique infectiologue sont nombreux. Le Spilf, qui rassemble plus de 500 spécialistes des maladies infectieuses, dénonce tout d’abord l’entêtement du professeur à promouvoir un traitement – la prise d’hydroxychloroquine -, qui s’avère inefficace voire dangereux lorsqu’il est associé à l’azithromycine. La société savante impute à Didier Raoult huit autres entorses au code de déontologie médicale, parmi lesquels des critiques publiques répétées envers ses collègues, des essais cliniques non conformes aux règles, ou encore la diffusion de fausses informations, à l’image de son tweet, mercredi 2 septembre, relayant un article de C19study, un site de fake news scientifique bien connu.
Une sanction improbable
Il s’agit néanmoins de la première plainte envers le professeur à l’Ordre des médecins. Si l’ordre se saisit de la plainte, il devrait ensuite proposer une conciliation entre le professeur et le Spilf. Si celle-ci n’aboutissait pas, le dossier serait alors instruit par la chambre disciplinaire régionale.
Au total, la procédure prendrait au minimum neuf mois, selon le ministère de la Santé. Sans compter un éventuel appel de la sanction. « Celle-ci peut prendre la forme d’un avertissement ou d’un blâme, ou d’une interdiction à exercer avec sursis ou jusqu’à trois ans ferme, indique le Conseil national de l’ordre des médecins, interrogé par L’Express.
Si l’interdiction à exercer dépasse les trois ans ferme, alors le médecin concerné est radié de l’Ordre ». Dans les faits, une sanction semble improbable : ce type de plainte n’est pas suivie dans 58% des cas, indique Le Figaro.
« L’Ordre n’est pas une autorité scientifique, mais il est chargé d’appliquer la loi, comme un gendarme, rappelait le CNOM, interrogé en juillet dernier par L’Express. Nous avons d’ailleurs écrit plusieurs communiqués depuis le début de la pandémie de Covid-19 qui visaient notamment Didier Raoult pour rappeler qu’un médecin est libre de prescrire, tant qu’il respecte le code de déontologie, la loi et les données acquises de la science. La science, ce n’est pas Didier Raoult. »
Mercredi, dans une tribune publiée dans Libération, le professeur marseillais, sans être cité, est mis à l’index par un collectif de professionnels médicaux. « Quelques chercheurs minoritaires mais surmédiatisés, afin d’embellir artificiellement leurs résultats, ont exclu de leurs statistiques des patients dont le traitement n’a pas fonctionné et qui sont décédés, ont inventé des données de manière avantageuse lorsqu’elles étaient manquantes, n’ont pas fourni des informations pourtant facilement accessibles », écrivent-ils notamment. On n’a pas fini d’entendre parler du tempétueux Didier Raoult.
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La France est un pays où la Moralité est une vertu pour les nigauds et la fraude un sport national. Le 7 octobre 1940, tout en abrogeant l’infâme Décret Crémieux, le sauveur de la France, Pétain, a institué l’Ordre de la Médicaillerie. Comment une institution crée par un tueur qui faisait exterminer les Juifs dans les camps du Sahara, pourrait-elle être morale et défendre la vie humaine? Que dit l’Ordre de la Médicaillerie face à plus de 10.000 morts chaque année par fautes médicales, 400.000 erreurs médicales annuelles, et un déficit faramineux de l’in-Sécurité Sociale, parallèle aux milliers de comptes en Suisse accumulés par la Médicaillerie sur le dos des pigeons de la population générale?
En 1980, j’avais eu la malencontreuse idée de passer l’Internat en Médicaillerie des Hôpitaux de Marseille, entre-autres. En Juillet 1980, le Pr. Jean François Girard, Président du jury de ce concours, ou j’aurais échoué de quelques dixièmes de points alors que j’étais certain d’avoir cartonné, refusait catégoriquement de m’en prouver l’échec. J’ai traité ce minable par tout le mépris qu’il méritait. A l’époque une génération de minables fraudeurs transmettait les privilèges à une génération d’imposteurs. On en voit le résultat chez ceux qui se prétendent maintenant « Professeurs de Médicaillerie ». Comment pourrait-on concevoir un infectiologue, chef de service hospitalier, titulaire de chaire dans une faculté de médicaillerie, qui se dirait incompétent en épidémiologie? Pauvre France!
Le pire c’est que l’appareil judiciaire de ce pays n’a pas hésité à me priver de plusieurs mètres cubes de dossiers, archives et bibliothèque en langues étrangères, pour couvrir, durant des décennies, la criminalité, la gabegie et les comptes en Suisse de la médicaillerie, que je n’arrêtais-pas de dénoncer. L’appareil d’Etat est archi-responsable de la situation actuelle, où souffre et meurt la population. Quelle Morale! Et j’en passe.