French lawyer Gilles-William Goldnadel poses at his office on February 10, 2015 in Paris. AFP PHOTO / JOEL SAGET (Photo by Joël SAGET / AFP)

Goldnadel – Israël, frontières, coronavirus: Le Monde souffre (encore) de lubies radicales et d’amnésie totale

Même à propos de la pandémie, il a fallu que le quotidien de gauche sa vautre dans son anti-israélisme pathologique, dénonce dans son édito hebdomadaire l’avocat Gilles-William Goldnadel.

J’aurais volontiers utilisé le temps du confinement pour décrire le phénomène de la radicalisation opérée par le journal Le Monde au cours des trente dernières années.

Certes, le pape de l’islamo-gauchisme, Edwy Plenel, aura marqué de son empreinte indélébile la rédaction générale, mais ces dernières années auront été fatales. Désormais, le néo- féminisme, l’écolo-gauchisme et l’indigénisme importés d’Amérique ont rendu le journal du soir, crépusculaire.

C’est d’ailleurs parce qu’il en a, du coup, perdu grandement son magistère intellectuel et moral, que les opposants à sa ligne ne craignent plus ses coups. Raison pourquoi, je ne gaspillerai pas mon temps de confinement à écrire une somme sur sa fuite en avant vers l’intellectuel néant.

Ceci posé, ne serait-ce que pour montrer le mauvais air du temps, je prendrai deux exemples de la semaine pour montrer les inconséquences radicales et dangereuses d’un journal qui incarna autrefois noblement la gauche intelligente.

Le premier sujet concerne la vilaine manière dont ce journal a traité la façon dont l’État israélien a utilisé la technologie informatique de pointe du Shin Bet pour tracer les malades, notamment ceux qui ne respectent pas le confinement.

Dans un article venimeux, son correspondant local, Louis Imbert, a mobilisé, comme à l’habitude, les inévitables prétendus défenseurs des droits de l’homme pour expliquer que ceux-ci seraient en danger.

Bien entendu l’anti-israélisme pathologique du quotidien vespéral explique ce parti pris hostile.

Mais de manière subsidiaire, en rien incompatible, c’est cette peur gauchisante du Big Brother qui fait que la sécurité des Français a longuement pâti des oppositions aux fichiers de la criminalité sexuelle ou  terroriste. Ou encore à la vidéosurveillance. Toutes choses à présent largement admises et louées.

Seule contradiction notable : nos droits-de-l’hommistes ne se sont jamais rebellé contre les connaissances inquisitoriales gigantesques du fichier fiscal. Il est vrai que le fraudeur fiscal est sur l’échelle de l’horreur bien au-dessus du djihadiste ou d’un virus malin.

À ce propos, et pour montrer s’il en était besoin encore que les Israéliens ne sont, dans la lutte contre le  virus couronné, ni dans l’erreur ni dans l’horreur, on lira avec profit l’interview d’Annelies Wilder-Smith , spécialiste mondiale des maladies infectieuses à la London School of Hygiene  et publiée par le Figaro samedi.

La scientifique revient de Singapour et loue les méthodes de suivi  utilisées notamment par ce pays : « Nos sociétés doivent s’interroger rapidement sur le niveau de surveillance qu’elles sont prêtes à accepter pour permettre un meilleur traçage du virus. Il est urgent de tirer les leçons des succès enregistrés en Asie du Sud. »

Le second sujet concerne l’utilisation des frontières barrières nationales. Il y a une quinzaine, Le Monde n’avait pas de mots assez durs pour flétrir ces populistes français et américains qui avaient la naïveté et la méchanceté de croire à la nécessité de se protéger des pays à risque.

L’auteur des présentes lignes incarnait sans complexes dans ses articles à répétitions le nationaliste stupide de la ligne Maginot du repli inutile et xénophobe.

Aujourd’hui, Le Monde a radicalement changé de pied. Sans même y réfléchir, par réflexe pavlovien. Le Français n’était pas autorisé à se protéger de l’Autre, et d’ailleurs c’était vain.

En revanche, l’Autre a le devoir impérieux de se protéger avec ses frontières barrières.

À ce titre, on lira l’article ahurissant, compte tenu de ce qui précède, écrit il y a quatre jours par les quatre journalistes du Monde correspondants au Moyen-Orient : celui-ci est titré éloquemment ainsi sur Twitter :

« Au Moyen-Orient, la crainte du foyer iranien : dans les pétromonarchies, qui se sont très tôt fermées, le bilan reste peu élevé… ». Je cite à  présent, en toutes lettres, cette phrase-clé contenue dans l’article concernant les émirats : « Ces chiffres moins élevés qu’on aurait pu le craindre s’expliquent par le fait que ces états se sont très tôt barricadés »…

Vous avez bien lu : Le Monde reconnaît le bienfait des frontières nationales quand ce ne sont pas les nôtres.

Cette idéologie idiote aura contribué à empêcher la France gouvernementale largement contaminée par le virus multiculturaliste à protéger les Français.

Le jour d’après, le monde ne devra pas l’oublier.

2 Commentaires

  1. L.immonde journal mains du milliardaire gauchiste Niels n’a aucun scrupule et ses tribunes sont tellement déformées en fonction des pays qu’ils ont perdu leur valeur
    Sauf un noyau de Has Been continue de lire ce journal tellement subventionné que tout arrêt de ces subventions conduiraient au un naufrage ce qui serai salutaire pour la vérité
    Ce journal nauséabond s’adapte comme le caméléon aux couleurs du temps comme l’auteur Goldnadel le souligne avec justesse : néon féminisme , ecologauchisme, indigénisme
    J’ajouterai que seuls deux axes développés par l’escroc Pleynel dont les dettes fiscales furent supprimés par Mitterand sont restés : anti sionisme voilé d’un antijudaisme féroce et un anti americanisme

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