Le Hamas dit détenir 45 Palestiniens accusés de collaborer avec Israël

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Palestinian security forces loyal to Hamas (R) stand guard outside the Rafah border crossing with Egypt just minutes before the Palestinian Authority withdraws its staff (L) from the Rafah border crossing with Egypt on January 7, 2019. The Palestinian Authority said Sunday it was withdrawing staff from the Rafah border post with Egypt in the southern Gaza Strip to protest against "brutal practices" by rival faction Hamas. (Photo by SAID KHATIB / AFP)

Les services de sécurité du Hamas ont arrêté des dizaines de Palestiniens accusés de collaboration avec Israël, depuis une opération militaire israélienne qui a mal tourné dans la bande de Gaza en novembre, a indiqué mardi le mouvement palestinien.

L’incursion clandestine menée par une unité des forces spéciales israéliennes le 11 novembre 2018 a été présentée comme une opération de renseignement dans la bande de Gaza gouvernée par le Hamas, mais les soldats ont été repérés et les combats qui ont suivi ont coûté la vie à un officier israélien et à sept Palestiniens.

“Les services de sécurité ont réussi à capturer 45 collaborateurs après l’incident de sécurité en novembre et ils sont actuellement interrogés”, a dit le porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas, Iyad al-Bozum, dans un communiqué.

C’est un message à Israël et à ses agents; les services de sécurité (du Hamas) sont capables de mettre en échec les activités des collaborateurs de l’occupant”, a-t-il ajouté.

Après l’opération manquée, le Hamas avait publié les images de huit personnes membres selon le mouvement palestinien des forces spéciales israéliennes et ayant participé à l’opération. Il a aussi publié les photos d’un minibus et d’un camion utilisés selon le Hamas par ces forces.

Le censeur de l’armée israélienne avait aussitôt diffusé une mise en garde à l’attention des médias et du public pour ne pas publier ces photos.

L’opération israélienne en territoire ennemi a déclenché un cycle de représailles et d’hostilités qui a constitué la plus grave confrontation entre soldats israéliens et groupes armés palestiniens depuis la guerre de 2014, avant la conclusion d’un cessez-le-feu le 13 novembre.

Israël et le Hamas ainsi que ses alliés se sont livré depuis 2008 trois guerres dans la bande de Gaza soumise à un blocus israélien depuis plus de dix ans.

En décembre, un tribunal militaire de Gaza a condamné cinq hommes et une femme à la pendaison pour “collaboration” avec Israël. Mais ces peines n’avaient pas de lien direct avec le raid manqué du 11 novembre.

Selon le Centre Palestinien des droits de l’Homme, une ONG qui fait autorité sur la question de la peine de mort dans les Territoires palestiniens, le Hamas a, depuis sa prise du pouvoir à Gaza en 2007, prononcé plus de 110 condamnations à mort et mis à exécution 28 d’entre elles, dont six en 2017.

AFP

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