Fils de l’un des membres fondateurs du Hamas, Mosab Hassan Youssef a espionné l’organisation palestinienne durant 10 ans pour le compte des services de sécurité israéliens.
Auteur d’un livre qui raconte son incroyable parcours, il est arrivé il y a quelques jours à Jérusalem, en provenance des Etats-Unis. Le correspondant de RFI l’a rencontré.Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez
« J’aime Israël car Israël est un pays démocratique ».
L’homme qui prononce ces mots est né il y a 34 ans à Ramallah dans la famille de l’un des principaux dignitaires du Hamas palestinien.
Mais un jour, Mosab Hassan Youssef est devenu une taupe.
Et pendant 10 ans, il a fourni à Israël des informations sur le Hamas et ses projets d’attentats.
« Eviter les bains de sang »
« Nous avons fait notre possible pour éviter des bains de sang dans la région, explique-t-il.
Je crois que cela n’est pas le moment pour entrer dans les détails.
Je suis très fier de ce que j’ai fait, poursuit-il, et si on me demandait de recommencer, je le ferais ».
Après la fuite du jeune homme aux Etats-Unis en 2007, la famille de Mosab l’a renié.

Que pense-t-il aujourd’hui de son père, l’un des fondateurs du Hamas ?
« Le message que j’adresse à mon père ?
D’abord : quitte le Hamas !
Et je crois que c’est son devoir de combattre le Hamas, car c’est le monstre qu’il a créé. »
Aujourd’hui, Mosab Hasan Youssef va encore plus loin.
Désormais converti au christianisme, il veut faire connaître sa « vérité » sur l’islam.
« Je crois qu’il est temps de dévoiler la vraie nature de l’islam, affirme-t-il.
L’islam n’est pas une religion de paix, c’est une religion de guerre ».
Mosab Hassan Youssef prépare actuellement un film qui illustrera ses thèses concernant l’islam.
Quant à son père, le cheikh Hassan Youssef, il est actuellement en prison en Israël.
RFI Article original
Ce matin, Robin Cornet vous raconte l’histoire du fils d’un fondateur du Hamas, devenu espion israélien.
Exilé aux Etats-Unis, il est rentré en Israël où un hommage lui a été rendu, hier, au parlement.
La presse israélienne l’a surnommé «le Prince Vert.»
Mosab Youssef est le fils du Cheikh Hassan Youssef, l’un des fondateurs du Hamas en Cisjordanie.
Il a grandi au coeur de l’organisation, intégré ses mouvements de jeunesse, été membre de son association d’étudiants à Bir Zeit, l’université de Ramallah.
Sa vie bascule en 1996.
Il est arrêté à un check point israélien.
Comme il est armé, les soldats l’embarquent.
Il est interrogé.
Battu, dit-il.
Puis transféré au quartier général du Shin Beth, les services de renseignements.
Là, un agent israélien lui propose de devenir espion.
Il accepte en pensant devenir agent double.
Pour ne pas éveiller les soupçons, il est incarcéré dans une prison israélienne. 16 mois.
Entouré d’autres activistes du Hamas.
Climat paranoïaque.
Tout le monde est suspecté d’être espion.
La violence règne.
Des chefs du Hamas torturent les prisonniers sur lesquels ils ont des doutes.
Bien sûr, ils ne se méfient pas trop fils du Cheikh Hassan Youssef.
Il a 18-19 ans.
Il découvre un autre visage du Hamas.
C’est là, en prison, dit-il qu’il a pris conscience de la cruauté d’une organisation qu’il croyait héroïque.
Dès sa sortie, il collabore avec les Israéliens.
Au Shin Bet, on parle d’un agent « hors-pair ».
Mosab Youssef a la confiance de son père qui le voit comme un successeur.
Trois ans s’écoulent.
La seconde Intifada éclate.
Guerre ouverte.
Quantité de renseignements sont transmis.
Mosab Youssef dit avoir empêché des dizaines d’attentats suicides.
Il aurait contribué à une série d’arrestations, dont celle de Marwan Barghouti, l’un des leaders les plus respectés du Fatah.
Inutile de dire qu’il est le traitre ultime aux yeux des Palestiniens.
Son histoire a souvent été mise en doute.
Par ailleurs, elle n’est pas si exceptionnelle, disent les experts.
Le Shin Bet peut s’appuyer sur de nombreux espions.
Mosab Youssef décroche en 2007.
Il se convertit au christianisme.
Et obtient l’asile aux Etats-Unis.
Installé à Los Angeles, il écrit ses mémoires.
Ce weekend, il est revenu pour la première fois en Israël.
Il va y donner une série de conférences pendant un mois.
Hier, il était reçu au parlement.
Dans un discours, son ancien chef, au Shin Beth, a affirmé que ses renseignements avaient permis de sauver des centaines de vies.
Mosab Youssef ne peut pas retourner à Ramallah.
Il s’y ferait sans doute tuer.
Son père croupit dans une prison israélienne.
Il ne veut plus entendre parler de son fils.
RTBF /Matin Première Article original
TAGS: Shin Bet Mosab Youssef Hamas Son Of Hamas Barghouti
Terrorisme Intifada Islamisme Espionnage Agent double
Le Prince Vert
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