«L’aveuglement occidental sur l’antisémitisme palestinien ne rend service ni à Israël ni à la Palestine»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Donald Trump a dévoilé son plan de paix fondé sur une «solution à deux États». Gilles-William Goldnadel regrette que la critique unanime des pays européens n’ait pas davantage souligné à quel point l’antisémitisme palestinien contribue à bloquer la situation du Proche-Orient.

Par Gilles William Goldnadel

Mes yeux s’étant accommodés depuis des lustres à un certain regard oblique des médias français sur le conflit israélo-palestinien, je ne demandais pas à lire dans les journaux hexagonaux sur le plan de paix américain des articles horizontaux.

 

Palestinian demonstrators burn the Israeli and US flags during a protest against a US-brokered Middle East peace plan in Rafah in the southern Gaza Strip, on February 1, 2020. (Photo by SAID KHATIB / AFP)

Je ne demandais pas à ce qu’un seul observateur fasse observer que s’il était effectif que le président des États-Unis honni soit du côté israélien, nul ne s’était ému quand les présidents Carter et Obama avaient durant leur mandat et après versés dans le versant palestinien.

Même chose concernant l’institution européenne. Pire encore, concernant l’Organisation des Nations Unies censée favoriser un règlement et qui aura consacré 90 % de ses condamnations à un seul État démocratique, loin d’être le pire, Ivan Rioufol rappelant dans son dernier opus cette récente résolution approuvée par la France de l’actuel président: «l’occupation israélienne est un obstacle majeur pour les femmes et les filles palestiniennes dans la réalisation de leurs droits» (Les Traitres éditions Pierre Guillaume De Roux, 2020).

N’ayant jamais eu la religion des territoires, ayant applaudi avec une candeur que je regrette aujourd’hui aux accords d’Oslo, je ne m’en prendrais certainement pas à ceux qui considèrent que le maintien des implantations hors cette vallée du Jourdain indispensable à la sécurité et peu peuplée d’Arabes palestiniens favorise une situation réaliste pour ceux qui, comme moi, sont favorables à deux États. Dans ma résignation, je n’espérais même pas qu’on fasse s’exprimer d’autres Israéliens que les opposants farouches à leur actuel premier ministre. Ce qui fut très exactement le cas.

L’ensemble de la communauté médiatique française montre une absence de sens critique totale et absolue à l’égard de la partie palestinienne.

La «vision pour la paix», proposée par Washington pour résoudre le conflit israélo-palestinien, a été dévoilée lors d’une conférence de presse conjointe de Donald Trump et Benjamin Nétanyahou.

Mon inclinaison vers l’humour me fit prendre avec bonne humeur cet article d’un journal qui présentait Donald Trump «comme un faux ami d’Israël». Venant d’un quotidien du soir ayant commis un éditorial crépusculaire appelant à voter pour l’antisioniste doublé d’antisémite Corbyn contre Johnson, les conseils en matière de philosémitisme me faisaient doucement sourire. Lire la suite www.lefigaro.fr

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Il a notamment publié Névroses médiatiques. Le monde est devenu une foule déchaînée (Plon, 2018).

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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Asher Cohen

Maître Goldnadel, vous aviez applaudi pour Oslo parce que vous ne connaissiez-pas le code de valeurs, donc le mode de fonctionnement de ces squatters arabes. En tant que juriste vous auriez-dû voir qu’il n’y a aucune égalité de droit, ni rationalisme politique dans ces pays soumis à l’impérialisme islamique, et dont certains poussent l’irrationalité à utiliser le concept invalide de « république islamique ». Oslo ne pouvait n’être qu’un leurre parce que l’objectif des squatters arabes ne pouvait jamais être une paix quelconque avec les Juifs, mais la destruction pure et simple de l’Etat Juif, ce que Rabin n’a pas su voir, mais que Barak avait parfaitement compris en 2000. Avec un tel code de valeurs, ces gens-là n’ont aucune fiabilité et ne peuvent-pas vivre de productivité mais de pillage, il leur faut donc trouver des proies à piller.

Pour le reste, prétendre à l’existence d’un « conflit israélo-squatters arabes », c’est raisonner dans le faux, et surprenant de la part d’un juriste. Un squatter envahit une propriété Juive et dit alors qu’il existerait un « conflit » entre lui et le propriétaire Juif qui serait alors du ressort du « Droit International » et à porter devant les tribunaux? Quel conflit? Dans quel Droit avez-vous trouvé cela? Laissez-moi rire! Je vous invite donc à revoir les prémisses de votre raisonnement et à baser votre pensée sur la Réalité de ces squatters.

Élie de Paris

« Les ‘méchants’ finissent toujours par mourir », disait Gandhi, souriant.
L’imposteur n’est pas immortel. Si le Seigneur prolonge ses jours, c’est que cela sert Son plan. Qu’il soit (toujours) président de « l’AP », et obstinément opposé à tout, a certains avantages, et sert, finalement,…nos intérêts !
Imaginons, inversement, qu’il eût accepté les propositions affolantes, sous Olmert et Barak, nous aurions dû valider ou invalider ce scénario à coup de bagarres internes interminables qui auraient lassé, laissé le pays épuisé, désorganisé et vulnérable, quelque soit la décision finale.
Au lieu de cela, tout a été plié, vite fait. L’endurcissement du cœur, par Lui, ça a du bon.
Jusqu’à ce jour…
Cheheh’eyanou.